Honduras - Cayos Cochinos - Ile de Chachahuate - Panoramique
"Le lendemain matin au lever du soleil, on découvre un peu mieux notre île. Elle est comme la planète du petit prince, on en fait le tour à pied en 5 minutes. Toutes les maisons sont en bois avec des toits de feuilles de palmier, ouvertes à toutes les brises.
L'île est très densément peuplée puisque les garifunas ont en moyenne dix enfants par famille. Les femmes restent à la maison à cuisiner, les hommes partent en mer presque toute la journée, ils pêchent ou vont porter du poisson à Nueva Armenia. Les gamins eux se baignent et jouent toute la journée quand ils ne sont pas à l'école sur une île voisine un peu plus grande.Les Garifunas sont très différents des Miskitos, ils sont plus extravertis, plus joyeux, plus insouciants. Ils chantent et dansent beaucoup, parlent très fort avec une grosse voix. Ici, les femmes semblent plus libérées, elles ne cachent pas leur corps comme les femmes Miskitos qui sont très pudiques. Les gamins se baignent nus. On dirait qu'il y a plus de vie débordante et exaltée chez les garifunas. Chez les Miskitos, il faut plus de temps pour se sentir accepté, ils sont plus méfiants et plus renfermés. Quant à leur rapport à la religion, ils paraissent aussi moins fanatiques, ils ne collectionnent pas les bondieuseries, peut-etre que leur isolement les a préservés du bourrage de crane actif des missionaires...
Sur la plage, on a loué des masques et on s'est baignés toute la journée en regardant les coraux et en suivant les poissons. Après la vie du poulailler, on s'est spécialisés dans l'observation des milieux aquatiques... Le soir, à la bougie vacillante, on goute du requin avec de la soupe de cocos, c'est bon. On dort bien dans notre chambre minuscule mais très fonctionnelle qui doit faire trois mètres carrés, dans un lit une place, mais avec une fenêtre qui donne sur la mer et qui nous évite de mourir de chaud la nuit. On a bien aimé l'île, mais deux jours de farniente total, pour nous, c'est un maximum. En plus, la fin des vacances approchait. Alors on a repris le bateau pour le retour." (par V., 31.05.2005)