Guatemala - Paysage - Vers Rio Hondo

Guatemala - Paysage - Vers Rio Hondo

"Pour diverses raisons, on se retrouve à faire beaucoup de route, une cinquantaine d'heures en neuf jours, à soixante à l'heure de moyenne, ça doit quand même faire dans les 3000km. Du coup, on voit la transition des hauts plateaux arides des environs de Tegus, parfois couverts de maisonnettes anarchiques, au grand lac de Jocoa, jusqu'à San Pedro Sula, grande ville industrielle de la côte nord rigoureusement découpée en échiquier, que l'on abandonne pour Omoa à la plage parsemée de cocotiers avec ses hotels relax sur la plage ("Si Pam n'est pas là, choisissez une chambre vide, faites comme chez vous. On fera l'enregistrement à mon retour.") Puis on passe la frontière en enchainant bus et fourgons sur une route en terre en voie d'amélioration, on passe un autre grand lac pour se retrouver dans la plaine tropicale du nord du Guate: altitude zéro, juste des petites collines rondes et pentues, très vert, humide, des arbres, de la forêt, la route est bonne, le bus fonce. Puis on remonte vers la capitale, la route traverse des vraies montagnes arides couvertes d'arbustes et de gros cactus, qui font la place quand la frontière approche à des montagnes ultra-verdoyantes et cultivées de la région du site maya de Copan. Nous sommes déjà au Honduras, on redescend vers la côte, San Pedro, les plaines couvertes de plantations géantes de bananiers, de palmiers à huile, de cocotiers. Jusqu'à la ville de Trujillo. Là les routes se séparent, ma mère et son amie continuent vers la Mosquitia dont j'ai parlé dans mon dernier mail, je rentre sur Tegus en retraversant Olancho par une splendide piste entre montagnes vertes, prairies, vaches, villages poussiéreux de western pour retrouver les hauts plateaux arides de notre capitale." (17.02.2005)

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