A l'aube, je suis toujours à ma place, mais par la fenêtre je vois défiler des plateaux arides et des champs secs de blés coupés. Tout est blanc, jaune, marron et rocheux, brûlé par le soleil. Les paysages et les gigantesques silhouettes de taureaux noirs (qui est je crois le logo d'un certain alcool) au sommet des crêtes me rappellent le Mexique, et c'est d'une rare beauté. Tantôt les contours s'adoucissent, les collines portent des champs de tournesols en fleur, des oliviers, tout brille dans la lumière du matin, Joaquin Sabina chante dans mon walkman:
Que el corazon no se pase de moda,
Que los otoños te doren la piel,
Que cada noche sea noche de boda.
Que no se ponga la luna de miel.