mardi 29-mercredi 30
On the road again...avec aujourd’hui un parfum d’aventure !
Mission : rejoindre Guilin et ses fameuses montagnes en pains de sucre...Pas d horaires, pas de résas, aucune info, juste une carte qui me permet d envisager plus ou moins sereinement une connexion par train dans la petite ville a une centaine de km...
Alors c’est parti ! Mototaxi, puis minibus avançant cahin-caha sur les petites routes de la région, puis la fameuse petite ville... re-moto taxi...la gare enfin !
S’agit alors de choisir le bon guichet, deux queues, deux employées...laquelle sera la plus patiente avec moi ? la plus compréhensive ? Sous le regard amuses des chinois, mon tour arrive enfin...Pour tout le monde c’est le grand spectacle, l’attraction et pour moi c’est toujours drôle de voir la lueur de panique dans les yeux de l’employé quand, vous, l’étrangère, vous avancez avec votre barda... Regard désespéré de la jeune femme de droite et de gauche... y aurait pas quelqu’un ici qui parle anglais ??? non y a pas...va falloir se comprendre ! Je comprends pas un mot mais je suppose qu’elle m’explique sur un ton de panique qu’il n’y a pas de train direct...ah ! changer le train a xxx ? shi de ! shi de !!! oui oui !!! Grand soulagement, on s est comprises et je repars avec mes billets en main...
Les petites villes c’est vraiment rigolo, tout le monde vous regarde avec de grands grands yeux...surtout quand en plus il y le gros sac à dos ! A cote de moi dans le train un vieux voyage avec un simple saut en plastique dans lequel il a glisse une paire de pantoufle, trois fruits et un t-shirt de rechange... notre voisin s’extasie : c est pratique votre saut, c est votre seul bagage ?... oh oui, très pratique, pas besoin de rien de plus...pas comme l’étrangère là, regardez son gros sac... eh papy !!!, je me défends, moi je suis en voyage pour 5 semaines !!!
Je commence également a comprendre pourquoi tous les philosophes orientaux de l inde au japon ont tant insiste sur la nécessité du silence et de la retraite...Tout comme les indiens, les chinois adorent le bruit et le vacarme...on ne parle pas on hurle, on ne téléphone pas on s époumone dans l appareil...et depuis l invention des téléphones portables avec haut parleurs les trains sont devenus des espaces précieux d expression personnelle au cœur de la collectivité : les uns après les autres et parfois tous ensemble, tous mettent leur haut parleur a fond pour faire partager à tout le monde le dernier tube a la mode...euh... c’est comme tout, on s’y fait ! Je n ai pas de résa pour mon train de nuit, juste un ticket debout, donc en montant dans le Shanghai – Guilin il me faut trouver le contrôleur qui tel un pacha dans son petit bureau régit aux destinées des pauvres passagers qui comme moi s y sont pris au dernier moment et tentent de récupérer une couchette qui n aurait pas été mise en vente sur le système informatique...Visiblement il est très heureux de son petit pouvoir et fait durer le plaisir...20 min par personne au moins pour se voir attribuer le précieux sésame : une couchette et la promesse d’une nuit tranquille... une heure plus tard j ai bien un numéro de couchette mais impossible d’avoir le numéro de la voiture...je demande poliment, il rigole et fait un signe par la bas... 3 wagons plus tard je redemande à un employé, même cinéma, par la bas... euh, vous êtes gentils mais comment je suis sensée trouver ma couchette ??? furibard-ah ces blondes !!!- Il se lève et me fait signe de le suivre... sac sur le dos, en pleine heure de pointe du diner alors que les wagons sont plein de monde qui mangent, se lèvent, vont chercher leur diner et de wagonnets de fruits et de snacks me voila a courir comme une dératée pour rattraper l’employé qui court devant moi... une dizaine de wagons plus tard, enfin ma couchette...ouf !
Je suis accueillie dans mon compartiment par deux adorables mamas venues du nord (détail important car du coup je les comprends !!!) qui, attendries par mon allure toute ébouriffée et en sueur, me font une place sur leur couchette du bas, m offre a boire puis a manger puis des bonbons...puis ces affreuses friandises immangeables au gout indéfinissable, tout sauf sucre !
Sympa d’être ainsi accueillie mais faut savoir ruser car en Chine, tout n’est pas mangeable, même si vraiment je suis pas difficile... un œuf de 100ans atterrit comme par magie sur mon riz, et c’est la croix et la bannière pour le faire tranquillement disparaitre sous le riz pour faire croire que je l’ai mangé... c’est bon hein !!!.. euh.. Délicieux, absolument délicieux !!!
En tous cas ce voyage vers Guilin est un bonheur... les gens sont absolument adorables avec moi, attentifs à ce que je me sente bien, devançant mes questions ; les enfants viennent parler avec moi trois mots d anglais, et je passe un joli moment avec une ado folle de joie à l’idée de pouvoir parler anglais avec une étrangère ! Et moi j’observe avec toujours autant de plaisir ces petits moments intimes dans le train qui permettent de se sentir plus proches des gens.
En plus mon chinois progresse doucement, ou plutôt je m’adapte. J’ai renoncé à comprendre les mots et je me concentre pour comprendre ou deviner le sens global... En général c’est facile, première phrase : ton chinois est très très bon....euh non, pas du tout. 2ème question : tu voyages seule ? Oui...la, soit les yeux s’écarquillent, c’est l’admiration totale, je suis une grande héroïne... ou le nez se fronce : ouh là là, c’est dangereux, tu devrais pas... la suite ? Ça dépend, où je vis, si je suis mariée, des enfants, c’est comment Singapour, c’est comment la France, où je suis allée en Chine, depuis combien de temps je voyage...etc...C’est très bien car c’est plus ou moins toujours les mêmes questions donc c’est excellent pour l’apprentissage ! Quant au fait d’être française, ça ne soulève jamais de commentaires, visiblement les moments chauds du mois d’avril-mai sont bien loin, ou ces histoires n’ont jamais intéressé les gens avec qui je discute...
A l’arrivée encore un bus, ou pour la première fois on tente de m’escroquer effrontément... Guilin est connu pour ça, c’est le plus grand lieu touristique de chine et tout un tas de monde vient ici faire des sous sur le dos des touristes. 3 ou 4 phrases en chinois suffisent généralement à calmer les ardeurs des escrocs, et s’ils s’obstinent à vouloir parler anglais, une seule solution, fuir, ils sont bien décidés à vous plumer jusqu’aux dernier centimes !
Dans l’espoir d’échapper aux foules je descends vers Yangshuo, la prétendue mecque des backpackers : plus petit, plus zen, la campagne plus accessible, et les crêpes a la banane... Apres une heure de bus ou mes voisins, tous des touristes chinois, passent tout le trajet a regarder un film d horreur débile a la télé au lieu de regarder le paysage sublime, les crêpes a la banane sont bien au rendez vous, le reste me donne envie de fuir a toute vitesse... du bruit, des voitures, des rabatteurs partout et des restaus pour occidentaux a perte de vue... et un café internet tenu par un ado détestable qui se fout de ma gueule parce que j’arrive pas a me connecter ( en chinois ca peut parfois être un peu complique... c’est , disons, de la navigation intuitive...) bof bof bof...re bof bof bof... je le sens pas du tout, renonce à chercher une chambre et je remonte aussitôt dans un bus, direction Xing Ping, à 20km au sud encore...
Et la, enfin, ouf !!! un endroit tranquille...oui les touristes chinois y débarquent en groupe la journée pour visiter, mais comme à Likeng, le soir venu c’est absolument tranquille...
La première rue que je prends est une longue enfilade de vielles maisons de pierres, très hautes de plafond et complètement ouvertes sur le devant, offrant sur l extérieur toute la vie intime de la maisonnée...la nuit on place devant l entrée de larges panneaux de bois pour se sentir chez soi, et le tour est joue...Tout est calme sauf au centre de la ruelle ou des grands draps jaunes ont été tendus tels des faux plafond, baignant tout le coin dans une lumière irréelle...partout des tables rondes basses et des minis tabourets, et des femmes qui courent de partout préparant des quantités incroyables de plats. Je comprends vite qu’il s’agit de préparatifs pour des funérailles et poursuit discrètement mon chemin (si on peut être discret dans un village chinois quand on a des cheveux blonds et un sac a dos de 15kilos !!!)
Dans la langueur de ce début d’après-midi écrasé par la chaleur d’un soleil brutal, je traverse le village a travers ces ruelles incroyables au milieu des villageois poses tranquillement à l’ombre des porches, assis sur les minis tabourets jouant aux cartes ou dormant allonges n’importe où (la sieste c’est sacre !!) et je suis enchante d’avoir suivi mon instinct et fui yangshuo...c’est exactement ce que je cherchais ! Un petit village au bord de la rivière au milieu de ces montagnes magiques entre les champs et les rizières !!!
Il faut dire que comme tout le monde j ai vu plein de photos de la région de Guilin, c est l’emblème touristique de la Chine, son paysage le plus connu avec la muraille de Chine... c’est même sur tous les billets de 20 yuans... mais rien ne prépare à la majesté absolue du spectacle, le grand émerveillement.... c’est tout simplement sublime...il y a des centaines de ces pics abrupts dessinant à l’infini d’étranges ombres sur l’horizon... En attendant d explorer plus loin, je me trouve un vieil hôtel chinois désert ou pour un tiers du prix de la belle auberge de jeunesse flambant neuve, j ai une grande chambre double avec salle de bain pour 3 euros...
Un grand tour du village et je retombe sur ce café bohème à l’angle de la petite rue que j’adore...jazz fusion en fond sonore, déco zen...c est un café pour backpackers... relax et sympa, un café pour y passer des heures à buller en regardant passer les villageois et leurs charrettes de pastèques, leur fardeaux de bois ou .... leurs bibelots touristiques !
Justement un backpacker est posé là, en terrasse, à l’ombre, une bière fraiche sur la table... Un sourire et je m’invite ; je ne décollerai plus de l’après-midi.
Marc est un grand allemand, très très grand, 2 mètres 03...et un grand voyageur...La quarantaine passée, il a baroude partout sauf en Afrique. Il dessine des sites internet à Stuttgart 6 mois par an, et voyage le reste du temps. Comme toujours quand on rencontre un autre voyageur avec qui les affinités sont évidentes, les heures filent a toute vitesse de cafés en bières a se raconter nos vies, nos voyages, nos aventures et mésaventures et je me laisse aller sans résistance : plus de 15j que je fais du tourisme intensif, que j avales bols de nouilles et kilomètres, ça fait du bien de se poser et de buller un peu en écoutant de la bonne musique, et d avoir une bonne conversation sans consulter sans cesse un dico !
A l’heure de manger on s’enfonce dans la ruelle en quête d’un restau moins cher que ce bar est vraiment sympa mais un peu cher le soir (3 euros le plat...)...et évidemment on retombe sur les funérailles...les préparatifs sont finis, et on débarque en plein banquet ! En 5 minutes, mon chinois et la taille exceptionnelle de marc font l’affaire : il fait littéralement se tordre de rire tout le monde des qu’il s’approche d’une petite chinoise tandis que je fais la petite discute et nous voila invités à partager le banquet... Impossible de décrire ces moments formidables passes avec les gens du villages a gouter a 36 plats et surtout vider 36 gobelets de bière et baijiu, l’alcool local, à grands coups de "ganbei" (cul-sec !!!) . A coté un homme calligraphie de jolis caractères pour orner les cadeaux offerts à la famille en deuil, il porte de fines lunettes et bien sur c est l’instituteur...mais bientôt tout n est plus que furie, les pétards éclatent de partout plongeant la scène dans une lumière irréelle et d étranges fumées, les enfants courent et hurlent de partout et le grand dragon entame sa fameuse danse...
Ce sont des moments extraordinaires a tout point de vue...la joie, les rires, la chaleur humaine incroyable, les blagues et nos conversations hachées mais facilitées par la baijiu... et cette lumière inouïe, ces visages rayonnant dans la fumée des pétards...je n aurais jamais cru que dans cette région si touristique ou l on m avait dit tu verras c est sympa mais c est pas la chine, qu’ici même on m’offrirait cette chance de partager un moment si fort de la vie du village... Aux derniers pétards il est temps de prendre congé âpres moult remerciements ; soulages et marc et moi sommes heureux d’avoir échappé aux perspectives de noces que certains avaient clairement en tête...regarde, elle aussi elle est célibataire...regarde lui il est célibataire, et pas encore trop vieux... nous abandonnons donc les célibataires du village à leur triste sort et rentrons à l’hôtel par d’autres ruelles. Mais le temps d y arriver nous tombons sur un bar clandestin, une maison comme une autre ou le baiju coule à flot de larges bidons en plastique. Allez ! ganbei ! ganbei !..Vous pouvez pas partir sans prendre un verre.... la mamie demande une photo d elle et pose cérémonieusement droite comme un i sur sa chaise et il faudra toutes les pitreries de marc pour la dérider un peu ! J admire marc et son aisance avec tout le monde, même avec son énorme appareil photo en main il arrive a se fondre avec les gens, les faire rire et leur faire oublier les photos, magnifiques, qu’il prend inlassablement... et non il ne parle pas un mot de chinois... comme quoi c’est parfaitement possible !!!
Retour à l’hôtel le pas légèrement mal assure mais le cœur plein du bonheur fou d avoir vécu de si chouettes moments et surtout d avoir pu les partager avec ces villageois, nous qui vivons a deux bouts quasi opposes de la planète...
Deux bonnes leçons aujourd’hui : quand on débarque dans un endroit insupportablement touristique toujours reprendre le bus pour ce village à une demi heure de la qui l’est beaucoup moins !!!
... toujours prendre le temps de boire un verre avec l’autre étranger de passage... parfois il faut être deux pour vivre de telles aventures...
Bref, l’instinct, toujours l’instinct... c’est lui qui fait le beau voyage !
PS : Marc et son bel appareil photo pourront demain faire pour moi ces portraits que me réclame urgemment a Singapour le Swissotel pour leur dossier de presse (pour l’événement auquel je participe en septembre...) voila comment au fin fond de la chine je me retrouve a poser pomponnée et maquillée pour une séance photo sur fond de vieux mur délave aux allures de toile abstraite...les photos partiront sur le net via le mac de marc...et voila, le tour est joue, qui a dit mission impossible ?
jeudi 31
Réveil sous la pluie et soulagement...ouf du coup la ballade a six du mat pour grimper tout en haut de la montagne est annulée.tant mieux car j ai mal a la tete...grand repos donc aujourd hui, a part une grande promenade vers 16h... Je pars vers le nord au petit bonheur sur une route qui longe plus ou moins la rivière...le spectacle est surprenant : alors que sur la rivière c est le cirque absolu avec 15 000 bateaux qui se cognent presque...grands bateaux types bateaux mouches, petites vedettes ou simples radeaux de bambou motorises...tous charges de touristes les poches pleines de dollars, a 50m de la, sur ce chemin de terre, c est le retour au moyen âge. De minuscules parcelles se succèdent sur lesquelles s échinent les paysans, bèches ou serpettes en main, au milieu des canards, des vaches, des veaux, des poules et des cochons...Tout se fait a la force du poignet et même les charrettes sont tirées a bout de bras.
Au rythme lent de la marche c est difficile de ne pas être confronte a la violente comparaison de nos vies. A eux la sueur, les dos cassés, les t-shirts trop souvent lavés et déchirés, l’angoisse du lendemain et une vie incroyablement dure au milieu de ce paysage de rêve qui attire tous les touristes du monde. Nous ne sommes vraiment pas les plus riches, nous les blancs. Les chinois déboulent avec des piles monstrueuses de yuans à la main, en bandoulière des appareils photos pro dernier cris qui valent au bas mot 6000 euros...au milieu des paysans qui disparaissent sous le poids de larges fagots de bois pour nourrir le feu sur lequel il feront cuire quelques légumes ce soir. Paysage absolument sublime, mélange d arrogantes montagnes abruptes et de minuscules parcelles vertes ou dorées, de rizières scintillantes, de bosquets et de jungle...et vies misérables.
Le chemin finit brutalement au bord de la rivière une dizaine de km plus loin et il me faut héler un radeau de bambou pour rentrer au village....le grand cirque est presque fini, il se fait tard et c’est presque en silence que nous remontons la rivière Li, cette rivière qui pour certains est de l’or, et pour d autres le simple moyen d’irriguer leurs cultures, de survivre une saison de plus...
Le batelier se met à siffloter puis chantonne une chanson venue de très très loin en naviguant prudemment son radeau.
_Il n a pas la télé et ne sera donc pas devant le poste dans une semaine pour l’ouverture des JO. Il préfère lire des livres de toute façon.
Pékin est bien loin, et les montagnes si belles...pourquoi avoir une télé ?
Vendredi 1er aout
19 jours de voyage exactement, c’est tout ce qu’il me reste et je suis bien songeuse... Le temps file à toute vitesse et même si je suis heureuse de ce repos bien mérité à Xingping, une partie de moi a déjà repris la route. Je sais que demain il me faudra prendre trois bus pour rejoindre les grandes rizières de Longsheng ou je retrouverai marc si tout se passe bien...Marc qui m a avoue avant de sauter hier dans le bus que lui aussi est un couchsurfer !
D’ailleurs ici tout le monde fait du couchsurfing, deux australiennes qui enseignent l’anglais à Guilin m’ont expliqué que ce sont les profs d’anglais qui ont lancé le mouvement partout en Chine et qu’un peu partout les chinois s’y mettent...
C’est super, mais de temps en temps j’apprécie la solitude de ma guesthouse aussi, c’est juste agréable d alterner, de ne pas toujours se retrouver seul et étranger dans la nouvelle ville ou on débarque...
Ce matin au programme, grimpette à 6h du mat tout en haut de la montagne... je dors très mal depuis deux nuit me réveillant toutes les deux heures et j’ai du mal à me tirer du lit....1259 marches m’attendent et en moins deux nous sommes trempes jusqu’aux os dans la touffeur de la jungle... une deux une deux... une deux une deux...une demi heure et 15 litres de sueur plus tard nous y voici...
C’est à couper le souffle... à l’infini les pics se détachent sur le ciel rosi par l’aube, la rivière et les rizières scintillent. Tout n est que luxe calme et volupté...sauf que les chinois ne l’entendent pas ainsi et nous avons droit à un fantastique concours d’échos à casser les oreilles les plus endurcies...Vos gueules les mouettes !!! C’est fou ça !!! Nous occidentaux en arrivant face a un paysage aussi majestueux instinctivement on se tait, on regarde, fascines, on contemple, les chinois eux crient, hurlent comme pour tenter de réaffirmer leur place, leur existence dans cet univers si vaste...
Leçon du jour : Ne partez jamais en safari avec des chinois, vous ne verrez pas le bout d un museau !!!
Heureusement les 4-5 chinois qui nous ont suivis repartent vite et on se retrouve dans le silence absolu des montagnes à regarder le soleil se lever au delà des montagnes...
Voila qui valait bien 1259 marches et un réveil si matinal... Je vous laisse la, depuis mon joli café dans sa ruelle où je paresse en ce début d’après-midi... on se trouve dans quelques jours dans la province du Guizhou, si la chance met sur ma route un café internet !