Quand un frigo est une promesse de fortune


mardi 29 mars 2005, par Francesco Colonna Romano

Bonjour à tous,

Je sors enfin de ma longue période d’hibernation épistolaire, pour vous donner quelques nouvelles du Honduras, où on commence à avoir bien chaud. J’espère que vous allez tous bien et que vous avez passé d’agréables vacances de Pâques.

Quant à notre vie ici, elle demeure paisible et ensoleillée. Nous sommes rentrés hier soir, bien poussiereux mais heureux, après plus de 15 heures de route, de notre voyage dans la Mosquitia hondurienne.
Après un long silence de mails-co, je reprends donc la plume aujourd’hui pour vous faire partager nos toutes dernières aventures. C’est vraiment notre coin préféré, avec la mer azur, le sable blanc sur fond de cocotiers et les Garifunas dont on aime tout : leurs danses aux rythmes de tam-tam, leur cuisine à base de jus de cocco, leur rire sonore et leur grosse voix de mamas exhubérantes.


1) L’époque : La Semana Santa

Nous avons choisi de passer ce moment hyper-religieux ici, sur la côte nord, car cette période étant la seule semaine de vacances de l’année pour nombre d’Honduriens -avec 2 ou 3 jours pour Noël- le pays est littéralement paralysé. C’est-à-dire que dès le début de la semaine sainte, les bus sont bondés - et quand on sait qu’ici, ils sont toujours pleins en temps normal, quand ils sont "bondés", c’est qu’on ne peut même plus y ajouter une poule… Les hotels aussi sont pris d’assaut, et dès la veille du Vendredi Saint, il n’y a presque plus de bus et tout ferme jusqu’au samedi. Ensuite, la vie reprend son court aléatoire, les bus, comme le reste, se remettent à fonctionner, tout d’abord très anarchiquement, puis selon le cours habituel et tranquille.
De plus, c’était le moment idéal pour s’y rendre puisqu’on est encore en pleine saison sèche, les pluies diluviennes ne commenceront que vers mai/juin.


2) La route du départ : de Tegus pour arriver à Limon

Jour 1

Si vous avez assez vaguement en tête, une carte du Honduras, vous pouvez voir qu’il y a deux routes pour se rendre sur la côte :Soit on passe par Olancho, soit on passe par San Pedro.
Nous sommes partis par Olancho. Quand on est arrivés au terminal des bus, le bus en partance était déja complet, on a dû attendre deux heures pour qu’un autre arrive au milieu d’une foule de gens hyper chargés et pressés de partir. On a passé la première nuit à San Francisco de la Paz , après seulement 5h de route, mais c’est déjà très dépaysant. Le village ressemble à une petite ville de western, il y a une place centrale à l’herbe jaunie et rare, devant l’église toute blanche d’un style colonial très épuré. Les rues en échiquier sont en terre battue et la poussière vole en tourbillons avec l’air chaud. De petites rigoles d’eaux usées s’échappent des maisons et forment de micro ruisseaux boueux qui encadrent toute la sécheresse alentour. On ressent une grande pauvreté. Nous n’avons pas trouvé de pharmacie, les quelques pulperias n’ont presque rien à vendre, il n’y a que deux comedors qui sont restés vides… bref le commerce y est inexistant. On s’est vite couchés dans notre hotel pour continuer tôt la route le lendemain.

Jour 2

On se réveille à 5h avec le lever du soleil pour arrêter le bus qui vient de Tegus sur la route, et il y a déjà plusieurs personnes qui attendent, assis par terre ou sur leurs nombreux colis- c’est fou tout ce que les gens transportent ici dès qu’ils voyagent, la moitié de leur maison… Le bus arrive, on est soulagés : on peut s’asseoir, on a 7h de bus, il est 6h30… Et là, commence peu à peu l’aventure. Après une heure,la route s’achève, il n’y plus qu’un chemin de terre défoncé, sillonné d’ornières. La route semble comme fissurée, fracturée, tant la terre est sèche. La poussière vole et forme des nuages qui nous recouvrent, qu’on respire et qu’on avale. Il fait une chaleur de sauna, et comme le bus avance à la vitesse d’un coureur fatigué -une moyenne de 20/25 km/h maxi- il n’y a pas un souffle d’air. Vraiment c’est éprouvant, on transpire énormément, c’est un peu une impression de sauna prolongé. Ajouté à cela qu’on est assis à trois sur des banquettes de deux, plutôt dures, au bout de deux heures, on ne sent plus ses fesses… J’ai essayé en vain de m’asseoir sur un pull plié, résultat peu probant…

Mais le paysage est splendide, l’un des plus beaux du Honduras, et vaut vraiment la peine de souffrir un peu : s’alternent des collines vertes couvertes de palmiers, de bananiers, de los arboles del fuego, puis des plaines verdoyantes, avec de petites cabanes qui vivent en autarcie en cultivant tout ce qui peut pousser et en élevant poules, cochons, chevaux, vaches selon le degré de richesse. D’énormes cactus s’accrochent aux branches des arbres, ainsi que d’autres plantes épiphytes. La terre est rouge ferreuse, et sur les montagnes la roche et l’argile se mélangent. Tout cela forme un paysage coloré et très contrasté. On a l’impression que notre route est comme un coup de crayon beige au milieu d’une végétation éclatante. Bref, la splendeur du paysage vaut bien la peine endurée. Après plus de 7h de bus, nous sommes arrivés à Carbonalès, petite ville carrefour qui ne présente pas grand intérêt. Il fallait attendre là un autre bus pour Limon. Encore une fois, on a eu de la chance, car alors que j’étais affalée sur des étals sans fruits, la tête calée sur le sac à dos, F. a rencontré un type qui avait un pick-up et qui partait pour Limon. On s’est donc installés à l’arrière, sur la roue de secours et cramponnés comme on pouvait et où on pouvait pour amortir les chocs de la route. Au bout d’une heure, on est arrivés là où commencent vraiment nos vacances : Puerto Limon. Le premier, et le plus important en taille, village garifuna de la Mosquitia.


3) Première halte à Puerto Limon

On loge dans un hotel tout neuf en face de la plage, séparé de la mer par une rangée de cocotiers et quelques huttes aux toits de feuilles de palmiers sur les dunes. Le propriétaire, originaire de Limon, est absent. Deux amis travaillent pour lui dans l’hotel. Il a émigré il y a 15 ans aux USA, il travaille 14h/j sur des chantiers de New York, comme homme à tout faire. Avec d’autres Honduriens immigrés comme lui, ils vivent jusqu’à 15 dans une chambre louée hors de prix à un type qui profite de leur statut d’illégal. Ils envoient tout leur argent à leur famille restée au pays, afin d’acheter au retour un bus, ou de monter un petit commerce, ou encore de construire un hotel. Ici, il s’agit avant tout de trouver un moyen pour recevoir un revenu régulier. Malheureusement pour lui, l’hotel fonctionne peu, personne ou presque ne vient, et il faut croire que son investissement lui coûte plus qu’il ne lui rapporte : en deux mois, il y a eu moins de 15 clients, et il lui faut payer le salaire de ses deux employés… Il faut lui souhaiter plus de succès quand la route sera construite et drainera avec elle plus de tourisme. Toutefois, les nombreuses incohérences inhérentes à la construction de son hotel vont peut-être menacer son développement (par exemple, il est impossible de s’asseoir sur les toilettes si l’on mesure plus d’1m30 et qu’on veut fermer la porte…) En tout cas, on lui souhaite bonne chance… Quant à la plage, elle s’étend à perte de vue, comme toujours ou presque, elle est déserte, la mer est tiède et très houleuse, on y nage difficilement, mais on y reste longtemps pour profiter de l’air marin. Le village s’organise en échiquier autour de la petite place centrale sans église- ce qui est notable, car très rare- mais avec un kiosque qui vend toutes sortes de comida rapida, car dans ce pays catholique très pratiquant la Mosquitia est un coin à part, où la religion est beaucoup plus en retrait qu’ailleurs. C’est la seule région du Honduras ou il n’y a pas placardé partout (surtout dans les bus ou les comedors) des pensées religieuses du genre "Dios me cuida" "Confio en Dios""Dios es mi camino"… Le soir on s’endort avec le bruit des vagues et du vent, un vrai petit paradis.On repart le lendemain matin.


4) Punta de Piedra (Jours 3/4)

Après seulement 3h de bus, on arrive à Punta un minuscule village garifuna, dont on peut faire le tour complet en 10 minutes à pied. On descend dans le seul hotel, sur la plage, plutôt précaire mais le cadre est splendide. Le patron, Porphyre, est un des hommes les plus nantis du village. Il a accollé à son hotel une pulperia qui marche bien, il fait fortune en vendant toutes sortes de boissons Pepsi qu’il arrive à vendre FROIDES, grâce aux sachets de glace conservés dans des glaciaires que lui livrent les bus qui font la route quotidiennement. Il est d’ailleurs l’un des seuls du village à posséder une maison construite en pierre, toutes les autres sont semblables a des huttes : les murs sont faits de terre et d’argile maintenue par une structure de bambous, et les toits sont construits avec des branches de palmiers. Elles sont très belles, elles se fondent dans le paysage, autant par leurs couleurs que par leur structure réduite à l’essentiel : de simples espaces ouverts pour les fenêtres et la porte. Le tout en une seule pièce, où l’on mange, dort, et se protège du soleil aux heures brûlantes. Tout le monde vit dehors, de 5h du matin à 6h du soir, heure de la tombée de la nuit. Le village est alors plongé dans l’obscurité : il n ’y a pas d’électricité. Il n’y a que quelques rares privilégiés qui ont un générateur(dont notre proprio, et son "installation électrique" ferait frémir plus d’un électricien. On n’a pas osé s’approcher des "prises", ni toucher aux nombreux fils conducteurs moisis de notre chambre, mais pour vous donner une idée, quand il branchait le générateur, toutes les pièces de l’hotel s’allumaient automatiquement avec un bruit de moteur d’avion, impossible d’éteindre- sympa pour les moustiques qui savent où aller piquer- et s’éteignaient toutes aussi simultanément, quand il coupait le générateur, deux heures plus tard. La vie ici est très tranquille, les gens sont tous dehors à l’ombre d’un cocotier et passent le temps à se parler, à pêcher, ou à faire les pains de coco ou le casabe (immense galette très fine et dure de yuca qu’on trempe dans la soupe ou qu’on mange avec le poisson). Les innombrables enfants jouent à s’embêter, les hommes discutent entre eux, les femmes entre elles, chacun regarde passer le temps, ou les poules, les cochons, les chevaux qui se balladent librement dans tout le village tout au long de la journée. Très peu se baignent, alors que la mer ici est un délice : turquoise, calme et raffraichissante.

Nous vivions à leur rythme. Comme eux, on regardait les cochons se rouler dans la boue avant de faire leur tour de village, les chevaux qui venaient boire dans le lavoir avant de se faire virer à coups de cris et de pieds par Porphyre qui les insulter en garifuna. On discutait avec les petits gamins étonnés et curieux qui venaient nous voir ou nous toucher discrètement. On se baignait par contre beaucoup pour essayer de lutter contre la chaleur étouffante à certaines heures. Le soir, on allait manger du poisson frit dans le seul comedor, le seul après Porphyre, à posséder un générateur électrique. Il donnait sur la plage et avait une vue splendide sur la mer, mais ils ont eu l’idée ingénieuse de construire une cabine métallique de toilettes en plein sur la vue sur la mer. Eh oui….Vive le progrés…

Mais pour revenir à l’essentiel : les gens, il faut dire qu’ils sont vraiment souriants, chaleureux et généreux. Un soir, alors qu’on observait un tout petit gamin grimper avec une agilité incroyable, à mains nues, pieds nus sur un grand cocotier pour en faire tomber les cocos que ramassaient des copains, on allait rentrer, quand l’un d’eux nous a appelés pour nous offrir deux cocos. Et comme nous n’avions rien pour les préparer, ils ont été chercher le grand frère qui nous les a d’abord ouvertes à la machette pour qu’on les boive, puis tranchées en deux pour qu’on puisse manger la pulpe. Une fois de plus, on a pu remarquer que, paradoxalement, plus les gens sont démunis plus ils sont généreux, ils ne "capitalisent" pas, ils vivent au jour le jour, contents du peu qu’ils ont. Nous avons passé deux jours à Punta avant de partir pour Sangrelaya.


5) Sangrelaya et les "gogos" (jour 5)

Après 1h30 de bus on est arrivés au fleuve qui isole Sangrelaya du reste du monde. Là, il faut prendre une barque collective et au bout d’une demi-heure on arrive à Sangrelaya. Pendant qu’on descendait la rivière, on a croisé deux barques de chasseurs clandestins qui cherchaient des iguanes -il y en a pas mal par ici. Ils sont très habiles et arrivent à les capturer vivants pendant qu’ils se chauffent au soleil sur les branches d’un arbre. Ensuite, ils les vendent et les gens les mangent en soupe, c’est illégal, mais il n’y a pas de contrôle. Pour 40 lempiras -2 euros- ceux qui ont un peu d’argent les achètent et les préparent pour le jour de Pâques. Evidemment, on s’est refusé à en manger. On a retrouvé notre petite cabane sur la plage, dans laquelle nous aurons dormi chaque année depuis notre arrivée au Honduras, sauf qu’à présent, la proprio a semé un mini champ de pastèques/yuca tout autour, et fermé deux des trois cabanons qui sont à présent aménagés pour sa fille. Cette fois il n’y avait ni scorpions , ni tarentules, mais les barbelés autour des piquets pour ne pas qu’on lui vole ses pastèques, c’est moyennement sympa. En plus, on s’est rendu compte alors qu’on était déjà dans la mer qu’il y avait près de nous un paquet de méduses, les "gogos" comme ils les appellent ici. Pas de chance… surtout quand il fait 40 degrés… repli stratégique.

Quant à Arsenia, la patronne, elle est toujours dans ses cahiers, elle poursuit patiemment ses "études" qu’elle a reprises il y a 3 ans. A présent, elle va passer son bachilerato, l’équivalent de notre bac. Elle veut devenir prof de comptabilité pour etre fonctionnaire d’état et recevoir un salaire fixe et régulier. Pour l’instant, elle est très aigrie car sa qualité de vie s’est nettement dégradée. Par exemple, il y a 3 ans, elle avait un générateur : tous les soirs les gens venaient boire et danser chez elle, elle recevait donc un peu d’argent. Mais le générateur s’est cassé, et la pièce nécessaire pour le réparer coute presque 5000 lempiras- l’équivalent plus ou moins de trois mois de salaire- du coup, les gens ne sont plus venus, elle a commencé à s’apauvrir. Comme il n’y a presque personne qui vient par ici, elle ne gagne pas non plus d’argent avec ses trois petites chambres… Ce qui est dommage, c’est que maintenant, elle ne parle plus que de ce qui ne va pas.

Ceux qui s’en sortent le mieux à Sangrelaya sont ceux qui ont de la famille clandestine aux USA qui leur envoie des dollars. Il y a en face de chez Arsenia, une famille qui a pu se faire amener deux frigos et grâce à leur générateur, ils peuvent fabriquer de la glace. Ceux la deviennent très vite riches -pour le coin-, car dès l’instant que quelqu’un a un petit peu d’argent, il achète de la glace. Cette famille aux frigos reçoit donc presque l’exclusivité du peu d’argent qui circule dans le village. La vie à Sangrelaya est plus dure qu’à Punta, du fait de leur isolement total. La plupart des habitants n’ont même pas les moyens, une fois par an, de payer la barque, puis le bus, pour aller jusqu’à la 1ère ville la plus proche. Quand on sait qu’il n’y a pour ainsi dire pas de commerce à Sangrelaya, il ne vaut mieux pas casser une pièce de son moteur de barque…

Mais il y a quand meme des gens qui gardent leur entrain malgré tout : alors qu’on achetait de la casabe pour 3 mois chez des femmes qui étaient en train de la cuire, elles nous ont fait asseoir chez elles et nous ont cuit un poisson qu’on a mangé en pleine après-midi. Elles aussi sont pauvres, mais elles disent que les journées où l’on ne rit pas sont perdues… Grâce à elles, on a appris la fabrication du casabe et pu voir tous les instruments artisanaux qu’ils utilisent.
Mais globalement, c’est devenu un peu triste Sangrelaya. On a préféré revenir à Punta.

6) Retour à Punta (jour 7) On a retrouvé notre hotel et notre chambre. Comme c’était la veille du vendredi saint, il y avait une ambiance de fête un peu partout : de nombreuses petites cabanes faites de piquets et de branches de palmiers avaient été montées pour ombrager tous ceux qui venaient de l’extérieur rendre visite aux amis et à la famille. Pendant deux jours une foule de monde est arrivée et c’est la première fois qu’on a vu des gens se baigner. Du coup à toute heure, sous les cabanes, il y avait des gens qui préparaient des barbecues, des salades, sans oublier le gifitis qui coulait à flots, car pendant cette période de fête , le but c’est d’être saoul du matin au soir, et pour cela, ils sont doués.


7) Retour à Limon puis Tegus

Le retour sur Limon n’a pas été simple : alors qu’on nous avait garanti que des bus allaient passer toutes les 2h jusqu’à midi, aucun n’est passé, et il nous fallait absolument rentrer sur Limon pour être en cours a Tegus lundi. On attendait donc sur le bord de la route avec un soleil sans pitié : pas de bus et quasi aucune voiture -en moy 2 par heure, qui allaient juste à la plage. Finalement, on a trouvé un 4X4, qui a accepté de nous emmener, pour 200 lemp. La femme qui conduisait était taxiste a New York et m’a raconté qu’elle travaillait tous les jours de nuit comme de jours et ne dormait que quelques heures par ci par là. Elle avait des ongles de 3cm vernis de long et sur chacun, une capitale d’Europe écrite en couleur, un travail de maître, impressionant… Elle était devenue complètement américaine, elle ne parlait que biens de consommation.

Quant au retour sur Tegus, la circulation était encore plus paralysée : normalement il y a un bus qui part à chaque heure, là 5 ou 6 sont partis en même temps à 5h du matin, en même temps que nous. Ce qui veut dire que pendant 6h, il n’y en aurait plus aucun… Nous avons donc eu de la chance, seulement à peine à 4h de route de Tegus, on s’est retrouvés coincés dans une petite ville avec un bus qui attendait d’être plein pour partir : on était 15, il lui fallait 57 personnes, et personnes ne passait par là. Tous allaient directement dans la plus grande ville à une demi-heure de là, injoignable depuis notre terminal. Il y avait toutes les chances pour qu’il ne parte pas avant le lendemain…

Mais alors que je sortais pour demander à des passants s’il n ’y avait pas moyen d’attrapper un bus pour Tegus en le stoppant quelque part, je suis tombée sur une femme qui rentrait sur Tegus et qui nous a proposé de nous emmener. On a donc pu rentrer, au ralenti car tous les 5 km, il y avait 6/7 policiers au milieu de la route qui faisaient stopper volontairement pendant 5 min des files entières de voitures afin de créer des bouchons(!) pour que les gens ne puissent pas rouler vite !!! Bonjour les nerfs en boule….

Bref, on est arrivés vers 20h à Tegus, après 15h de route, crevés, mais contents. Voilà, j’ai terminé mon mail-fleuve,j’espère que cela vous donnera envie de venir vivre ici votre propre expérience.

J’espère recevoir bientôt des nouvelles de tous ceux d’entre vous qui sont restés silencieux depuis quelques temps, en attendant, je pense à vous et je vous souhaite le meilleur.

A bientôt,

V.

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