Pisco


lundi 23 avril 2001, par Francesco Colonna Romano

Hola tout le monde

nous voilà donc en route vers le sud

Pour commencer, dernière anegdote de Lima : nous allions acheter des billets de bus pour partir de Lima. Sur la route, un type l’air gentil nous aborde, nous montre un papier de la compagnie principale où nous allions, dit vouloir nous accompagner, et nous montrer où avoir des billets pas cher. Nous le suivons quand meme, sans l’intention de nous faire avoir. Sur la route, on se fait arreter par des flics, qui nous disent de ne pas suivre ce genre de types, car ils essaient d’arnaquer voir de détrousser les touristes. Etre très méfiants. Pour une fois, vraiment merci les flics, et ça fait une bonne lecon à méditer.

A part ça, nous sommes partis hier matin pour Pisco, sur la cote, au sud de Lima. Le bus empreinte la panamericaine, longue route nord-sud qui longe le continent, une longue route au milieu des dunes de sable (eh oui, c’est le désert par ici, un long désert aride, avec rien que du sable, et quand meme la mer au loin). C’est assez joli une route au milieu de rien (à part les pubs énormes pour l’Inca Cola, la boissson pétillante locale, jaune fluo et au gout de chewing gum, que nous n’avons pas encore osé gouter), ça fait penser aux routes mythiques qui doivent traverser les Etats-Unis ou l’Australie. Sauf que c’est ici. Et il y a aussi les vieilles voitures américaines, tres larges et rouillées... Il ne manque plus que les cactus...

Arrivée à Pisco, on s’installe dans notre petit hotel sur la Plaza de Armas, déjeuner sur le marché local (fromage local frais, genre fromage sicilien, pain, avocats (nous avons volé une salière à Lima, qui s’avère très utile) et un fruit assez indescriptible), on cherche tranquillement une agence pour l’excursion d’aujourd’hui. Excursion qui a d’ailleurs commencé par un peu de déception vu le nombre de touristes qu’on a vus se pointer sur le quai d’embarquement. Mais ça a vite été oublié. Sur un bateau avec 15 peruviens, on longe la cote désertique pour aller voir une immense gravure sur une dune. Et puis on part faire le tour de trois iles, habitées par des centaines (milliers) d’otaries que nous approchons à quelques mètres, alors qu’à peu près autant d’oiseaux divers (goelands, des plus petits avec de longues ailes et un bec fin, des poulettes à tete rouge, et des pélicans (c’est beau et curieux de les voirs voler, ils ressemblent tout à fait au goelands de Walt Disney) sont posés autour, volent au dessus de nos tetes ou plongent pour pecher. Bref on se croirait dans un documentaire télé, sauf que c’est en vrai et mille fois plus beau. Comme quoi, meme les endroits à touristes parfois valent le coup...

Voilà. Sur ce je vous quitte, il y a une procession dehors, et demain nous partons pour Nazca (autre destination touristique, où l’on peut survoler des dessins géants gravés dans le sol, en avion. Vous en aurez sans doute entendu parler (à Paris on en voit parfois des cartes postales)). Merci encore de me donner de vos nouvelles et à bientot

F.

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