Pérou : uniforme, ¡Si ! ¡Si !, la paille des iles Uros


jeudi 31 juillet 2003, par Florian P.

¡Hola todos !

Le 28 Juillet, fete nationale, avec défilé civilo-militaire. L´armée, bien sur marche au pas, ainsi que les pompiers (tous bénévoles au Pérou), mais aussi les lycéens. Car ici tous les lycéens portent un uniforme, aux couleurs du lycée, ainsi que les professeurs (bien que leur uniforme soit souvent un costard noir, et avec le soleil de plomb, ce n´est pas idéal)et la participation au défilé est obligatoire. Tout comme il est en principe obligatoire de mettre un drapeau sur sa maison pendant une semaine, ou comme il est obligatoire de voter. Beaucoup de choses sont obligatoires dans ce pays qui parait si peu attaché aux structures rigides.

Nous sommes ensuite (moi et le couple de péruviens que j´avais rencontré la veille dans le petit village de Chiguata) allés nous promener dans Arequipa, jusqu´a un belvédère dont j´ai oublié le nom, traversant les deux ponts les plus anciens de la ville, qui datent des espagnols. (Arequipa a été fondée par les espagnol en 1534, tandis que Cusco était un pole très important, et reste un centre culturel et traditionnel essentiel). Depuis bien d’autres pont ont été construits et la ville est énorme. Après un pique nique dans le parc de la marine, quasi-désert, constitué d´un pollo con papas fritas (poulet frites), nous nous sommes séparé en promettant de s´écrire.

Le lendemain est férié car c´est le lendemain du 28, qui est férié. J´en profite donc pour faire quelques courses au marché. Les céréales péruviennes que j´avais acheté la veille m´avait plues, je voulais les memes. Et pas les Corn Flakes de Kellogs qui sont "importado" donc deux fois plus chères. Mon petit magasin était fermé. Pas grave, je vais demander ou je peux en trouver. En effet, tout le monde sais ou il y en a. Facile, c´est toujours "après le prochain coin de rue, a gauche". En particulier quand il y en a juste en face. J’ai essayé un peu de suivre les indications puis j´ai regardé avec mes yeux et j´ai trouvé. Pas moyen d´obtenir un renseignement fiable ici. Je commence á m´y habituer, par exemple. A la question "il y a l´eau chaude dans cet hotel ?", la réponse "Si,si" signifie parfois oui, parfois non et parfois "je ne sais pas", et d’autres fois, "je ne travaille pas ici". Bref, si on prend les choses trop à cœur, on s’énerve facilement. Mais après tout, si c´est vraiment important de trouver des céréales, on peut bien chercher soit meme, non ? Et pourquoi ne pas vérifier soi-meme l´eau chaude, si notre vie en dépend ? Le bus de 10h peut partir á 11h sans problème, quelle importance ? Si c´est important, ca vaut sans doute la peine d´acheter sa voiture personnelle, n´est-ce-pas ? Pour visiter le pays, il faut prendre le temps ou bien payer les tours operators qui respectent un timing optimal.

En complete contradiction avec tout ce que je viens d´érire, je n´ai patienté qu 30 minutes pour prendre le bus. Il allait a Juliaca, et non a Puno comme je le souhaitais mais ceci est un détail, car de Juliaca j´ai pu trouver un collectivos (= minibus-archi-bondé) sans problème. A Puno (3600m je crois, l´altitude du lac Titicaca), le lac est beau mais il fait froid et marcher 500 m jusqu’au belvédère essouffle un peu. J’ai rencontré Anabel, de Malte. J´ai appris qu´il y avait une ile vers l´Italie, de 150 000 habitants, indépendante, qui parle maltais, un langage sémitique proche de l´italien et de l’anglais (sic ?), en rapport avec La Valette et les chevaliers de Malte. Une ile tres intéressante a visiter...

Ce matin, visite des iles "flottantes" Uros, sur le lac Titicaca, les iles sont constituées de paille de joncs (totoras) et il y regne un calme, c´est comme habiter sur une meule de foin vivante. Il y a une petite école, et les hommes pechent pendant que les femmes vendent des bibelots aux touristes. On a parlé un peu, du Quechua, de la vie la bas, sympa. Sur le bateau, j’ai rencontré Jovan, québecois, étudiant en art, qui va voir des amis médecins en Amériques du sud, qui a appris l’espagnol en quelques semaines et qui partage un peu les meme idees sur le voyage. On va à Copacabana, normalement, demain a l´aube, pour continuer vers la Bolivie.

Bravo pour les réponses en espagnol et en allemand, je me demandais qui suivait. L´herbe alfalfa dont je parlais est la luzerne, merci Nadia pour la rectification. D´autre part, on m’informe que en France aussi on pratique l’irrigation (merci Loic). Ca dépend des régions j´imagine. De toute façon, ici aussi, à la saison des pluies, il n’y a pas besoin d’arroser, le problème est plutot les inondations. Autant pour moi, je ne vous envoie pas un documentaire, mais un témoignage partiel et partial et parcellaire.

Je vous souhaite plein de bonnes choses...

Florian

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