Hola,
Ces quelques jours a Lima on été bien remplis. J´ai rencontré Walther, indien originaire de Cuzco, qui vit a 1h du centre de Lima, avec ses trois petites filles et sa femme qui parle Quechua. Ils m´ont invités á manger á midi, une bonne soupe de quenoa, puis une assiette comme j´aime, avec riz et pomme de terre et œuf. Bien assaisoné, un repas tout simple, et en mangeant j´avais du mal á croire que j´étais en train de discuter avec eux, péruviens, dans ce quartier bien pauvre, á propos des études des filles, du système éducatif français, de la dernière greve ici, du président Fujimori réfugié au Japon et dont le Pérou demande l´extradition. Ensuite, j ai donné mon premier cours d´anglais, et un petit cours de math aussi, en buvant un bon café. Il semblait vraiment décidé a apprendre pour lui et pour ses filles, et considérant qu’il n’a qu’un lexique d´anglais et un cahier de vacance niveau seconde, il est vraiment motivé. Je les aime bien et je le reverrai surement en repartant, dans un mois. Pourtant, je sens que le gringo que je suis n´est pas seulement un ami de passage, mais aussi une source de revenu. Comme je ne voulais pas arriver les mains vides, j’ai acheté du lait en boite, du sucre et de l huile sur le chemin (sur ses conseils, qui imaginerait apporter de l’huile en cadeau ?) pour 3 euros en tout. Rien ne m´obligeait a le faire, cependant, tout cela n est que ma façon d´interpreter. Ma facon de voir la richesse et la pauvreté va sans doute évoluer au cours de ce voyage.
Le quartier de Miraflores, et celui de Baranco sont beaucoup plus riches, avec des grilles pointues et des portes blindée. Comme autour de Paris en fait. Une petit balade le long de la falaise, puis sur la plage, avec Estephan, un suisse allemand qui étudie la philo aux états-unis et qui est un peu perdu dans ce pays. Hier soir nous sommes sortis dans un bar-boite de nuit avec deux péruviens, une étudiante d´anglais et de tourisme, et un guide de Lima homo, sympa mais un peu collant. Je comprend de plus en plus l´espagnol et je peux presque dire ce que je veux. C´est tellement facile que j´ai du mal a y croire.
Il y a aussi des rencontres moins intéressantes, comme ces deux soit-disant touristes de Bolivie et de Colombie, qui boivent une bière avec moi pour savoir combien d’argent j’ai dans mon portefeuille. ("oh il es cool ton portefeuille, viens voir comment il est ") Comme je voyage sans beaucoup d’argent, sans carte bleue, et avec ma carte étudiant comme carte d´identité, il a du etre un peu déçu. Bon j’ai quand meme payé pour les bières. En tout cas, ils m´ont montré une laverie pas chère du tout et on a discuté pas mal.
Question pratique, j´ai acheté un pull en laine et un pantalon vert fluo parce qu’il fait nettement plus froid ici. Contrairement au Venezuela, on peut retirer des dollars a la banque. L’hotel España coute 3$ en dortoir, il y a beaucoup de français, exclusivement des étrangers. Les bus sont lents quand il y a des embouteillages et pas chers, les policiers pas tres souriants quand on leur demande son chemin, mais ils répondent quand meme, les passants et les commerçants par contre sont tres agréables. Le mais s´appelle Choclo, et la nourriture dans la rue est très bonne. Je me trouve bien a Lima, mais je vais partir au sud, le long de la cote pour Pisco, Nazca ou Ica, selon le bus.
Hasta luego,
Florian