New York épisode 9


lundi 8 novembre 2004, par Anne R.

Salut les amichs,

J’espère que tout le monde va bien. Ça fait presque 15 jours que j’ai pas donné de nouvelles. Le temps passe vite hein ??

Alors le grand événement de la semaine, c’est que je suis arrivée 998e au Marathon de New York. Pas mal hein ? Je suis désolée, à cause de l’entraînement et tout, j’ai pas eu le temps de vous prévenir, mais j’espère que vous m’avez vue à la télé (bonnet rouge). Du coup, je suis un peu fatiguée ce soir !

Non, je plaisante, je n’ai pas fait le marathon de New York ! Et le grand événement de la semaine, c’était bien sûr la réélection de Georges Bush, sur laquelle je ne veux pas m’étendre, puisque, pareil que la dernière fois, vous en savez sans doute beaucoup plus que moi. Donc, oui, il faut se rendre à l’évidence : les États-Unis sont un pays immense avec une très forte proportion de simplets pour le dire gentiment. On a expliqué ça avec la peur du terrorisme et l’impact du 11 septembre. Bof ! Les 2 États touchés par le terrorisme sont les 2 États les plus démocrates du pays ! Alors ? Alors, et ben, je demande une scission de ce pays entre les zones civilisées et les autres. Non, sans rire ! Y a une chaine satirique qui parodiait la soirée électorale (très drôle d’ailleurs, comme mise en scène, leur vraie soirée électorale : le petit visage en puzzle qu’on utilise pour les présidentielles françaises se transforme ici en deux grands rubans, style Interville, qui montent le long de la façade du Rockefeller Center, sous les yeux du plateau de NBC : c’est bien les Américains, ça, du kitsch monumental !), et donc, cette chaîne avait fabriqué une nouvelle carte : United States of Canada qui comprenait le Canada et la cote est et ouest des EU, et le reste s’appelait Jesus Land. Bon, c’était juste pour vous faire rire un peu. Si vous avez peur pour moi : rassurez-vous ! C’est pas à New Brunswick qui va y avoir un attentat !! Et quand, je suis à New York, j’évite au maximum la foule (pour des raisons indépendantes du thermomètre "risque d’attentat") et surtout je ne prends jamais le métro, qui comme tous les métros du monde se transforme en un gros piège à humain quand des gens ont décidé d’en tuer un peu (cf secte Moon). Bon d’accord, j’avoue, c’est aussi parce que le métro est très cher. Donc, je marche, au grand air frais, presque pas pollué.

Cela dit, bon, Kerry c’est pas dieu sur terre non plus (avec sa bonne gueule de con. Y a que sa femme qui avait l’air sympa bizarrement, moi j’aurais bien aimé la voir en first Lady boire le thé avec Tony Blair, bouffer de la choucroute avec Schroder et taper le carton avec Chirac.), enfin, je veux dire, Kerry n’aurait pas retiré les troupes d’Irak, n’avait rien prévu de spécial pour la Palestine (!) et ne connait surement pas le protocole de Kyoto. Pff ! Je suis sure qu’il trie même pas ses déchets le bougre. Le point positif de tout ça, c’est qu’avec un taré pareil au pouvoir, ça va peut-être nous obliger à nous bouger un peu les fesses et à la faire vite cette Europe, et forte, parce que ça urge maintenant. Le truc triste c’est que la democratie planétaire ça n’existe pas, et que y a des tonnes de gens qui sont concernés personnellment par la politique américaine sans voter (l’Inde en ce moment qui dépend sur tous les plans de la politique de décentralisation des industries informatiques par exemple, fortement encouragée par Bush), cela dit, est-ce qu’on vote pour les dirigeants des entreprises ? Non, surement pas. L’autre truc triste, c’est pour les gens qui vivent ici, et dont l’effet des lois dites "patriot act" se fait quand meme sentir, et qui ont quand même un peu peur de la réduction des libertés civiles dans leur pays, d’autant plus qu’avec une forte majorité au sénat (où le premier noir vient d’être élu, ce qui est sans intérêt immédiat, mais montre bien le décalage de 25 ans de ce genre d’institutions), Bush a laissé comprendre que maintenant, il allait pas se gêner, ce qui a l’avantage : 1 : d’être franc, 2 : de nous apprendre qu’avant, il se gênait, ce qui donne un peu la chair de poule. Avouez que c’est quand même bien drôle que la "plus grande démocratie du monde" (qui a quand même, soyons honnêtes, plutot bien marché comme démocratie pendant un bout de temps, si on met de côté le problème des Noirs et leur facheuse propension à aller prêcher la bonne parole démocratique à coup de fusil au 4 coins du monde :) se transforme lentement en dictature. Rions donc un peu. Ca fait du bien. Cela dit, ça a bien fait rire le monde entier quand la plus fameuse république du monde s’est retrouve avec Le Pen en position d’être élu président. Rions donc. Vous me direz, oui, mais au moins, on l’a pas élu ! Certes.

Bon, je sens que je fatigue, ça doit être ce marathon ! L’autre grand événement de la semaine, c’est que je suis allée pisser en territoire international. En d’autres termes, je suis allée visiter l’ONU.
Impressionnant, mais pas du tout impressionant comme je m’y attendais. Non impressionnnat parce que j’avais jamais réalisé l’utopie qu’était l’ONU, enfin, je veux dire, un projet completement dingue, on croirait du John Lennon tellement c’est simple. Pardon John, non je veux dire, parfois, pendant la visite, j’avais l’impression d’être dans une sorte de secte. Je vais expliquer. L’autre truc impressionnant, c’est que c’est tout pourri l’ONU. Ca date vraiemnt des années 50, même la moquette. J’ai pris des photos de l’état des sièges de la salle de l’assemblée générale. On rigole. Sérieusement : la salle du conseil de sécurité, on dirait qu’ils n’y ont pas touché depuis que Kubrick a tourné Docteur Folamour (je sais pas si c’est vraiment tourné là, d’ailleurs, mais en tout cas, ça ressemble vachement !). Et l’état des chiottes, je vous raconte pas, c’était pire que ceux de mon école primaire. On rigole jaune en fait, parce que ça reflète vraiment la limite de cette utopie. En fait, les gens continuent de travailler là-dedans sans même sembler se rendre compte qu’il y a un problème, non seulement avec l’état de la moquette, mais avec l’état de cette utopie. Alors, ils se protègent, ils continuent à y croire. Mais c’est vraiment religieux, je veux dire, on dirait des jésuites. La guide qu’on avait versait des larmes quand elle rentrait dans la salle de je sais plus comment ça s’appelle, la commission pour la décolonisation, qui ne sert plus depuis de longues années, puisque la décolonisation est finie !! Et qu’on en est encore à se demander par quoi on va remplacer cette commission (apparemment, ce sera une commission sur l’environnement, mais ils ont pas l’air pressé).

Sérieusement, et on a l’impression d’évoluer dans un monde parallèle où même l’uniforme est utopique, et tout le monde se félicite mutuellement des progrès faits sur l’aide au déminage par exemple, même si bon, on avoue qu’il y a encore du travail à faire (en fronçant un peu les sourcils) devant le graphique super moche avec les chiffres récents rajoutés à la main (digne d’un CDI de troisième zone, sans rire) qui montre que l’argent dépensé pour l’armement est très exactemnt la moitié de tout le reste. Évidemment : on continue à faire la guerre. Des fois, j’avais vraiment l’impression qu’on parlait pas le même langage. A propos de langage, le truc très drôle à l’onu, c’est qu’on se rend compte du boulot fait par de gaulle pour l’image de la France. On rentre dans la batiment, déjà, on a l’impression d’etre chez les bisounours tellement tout le monde a l’air content de soi et persuadé de faire le bien autour de soi, et ensuite, on hallucine vraiment parce que tout est écrit en bilingue, mais pas anglais/ espagnol comme partout ailleurs, mais français anglais (oui, français en premier). Donc,la , on dit, mais pourquoi ??? Et on se souvient des cours d’histoire et on trouve que déjà, de gaulle, il était gonflé d’avoir fait avaler aux autres pays que la France se trouvait dans le camp de vainqueurs de la seconde guerre, mais qu’en plus, il a réussi à entériner le français comme langue officielle de l’onu !! Cela dit, c’est pas De Gaulle tout seul qui etait plutot anti Onu si je me souviens bien, mais bon, je dis des conneries, vous m’en voulez pas ? Donc, l’Onu, sérieusement, j’en suis sortie en me disant, et ben qu’on vienne plus nous faire chier avec l’absence d’utopie ou même d’idéal : y’en a un bien gros juste sous notre nez. Engagez-vous.
Rengagez-vous. Cela dit s’il y a des amateurs, sachez que l’onu est l’organisme qui recoit le plus de demandes de stages : prévoyez deux ans de délai !, et puis apprenez bien votre petit catéchisme des droits de l’homme.

Non, là, c’est méchant, je veux dire, je suis pas contre l’Onu, c’est très bien l’Onu, mais c’est une utopie, avec tout le sentimentalisme qui va avec. Par exemple, oui, c’était super beau au début de la visite, chacun s’est présenté et y’avait des gens de tous les pays, et chacun était chez soi, et tout le monde avait des références communes. Mais bon, ça m’a pas fait pleurer d’émotion. Par contre, ça m’a un peu énervée quand le couple de touristes californiens a pris une mine contrite devant le panneau pédagogique (digne de.. je vous refais pas le tableau) qui expliquait le délabrement rapide de la planète, sans meme se douter que c’était principalement leur pays grand beau et fort qui bloquait les avancées en ce domaine. L’utopie, je veux bien, mais y a vraiment des moments ou ca me donne envie de taper tres fort du poing sur la table et de m’énerver un peu : you ouh !! Ca fait 45 mois qu’on moisit dans cette salle de réunion qu’est meme pas belle ! Et si on regardait un peu par la fenetre : ah merde, un avion vient de s’écraser sur une tour ! Ca doit etre un accident. Mais non c’est pas un accident : ils voulaient tuer des gens pour de vrai. Rien à voir avec les droits de l’homme. Bon, je m’énerve un peu sur l’Onu, alors que bon, y a tellement d’autres choses sur lesquelles s’énerver : eux au moins, ils sont du cote des gentils.

En fait la vraie raison de ma colère vient de deux faits : 1 : le jour ou je suis allée a l’onu, c’était le jour de l’anniversaire de la fondation avec champagne concert paillette et cameras. Sauf que ces connards avaient decale la fete d’un jour parce que quand meme, on va pas ouvrir un dimanche ! 2 : j’y allais principalement pour le jardin qui contient qqs belles sculptures dont un Picasso et un matisse et qui donne sur le fleuve. Sauf que ça fait 3 ans que c’est fermé au public, en réaménagement ! Du coup, on n’a eu droit qu’aux énormes croutes réalistes de l’Amérique Latine (pardon l’Amérique Latine !) et aux dons monumentaux des pays asiatiques, où on est prié de s’extasier sur la minutie du travail (pardon la chine !) décidément je fais bien ma francaise aujourd’hui, je suis insupportable (pardon la France !)

Un petit mot sur le milieu intellectuel ici. en precisant quand meme que j’ai pas vu gd chose de l’iceberg invisible, à savoir : le département de français de rutgers, quelques étudiants intéressants en litt comparée ou autre, quelques étudiants revendicatifs de Columbia, deux trois spécimens du milieu alternatif de Brooklyn (ou qui se veut alternatif, parce qu’avec l’augmentation du prix des loyers, ça commence à etre difficile d’etre alternatif, à moins d’avoir une famille très très riche), une conf d’un cycle intiulé Chance et qui se voulait une série de réflexions de toutes disciplines sur le thème du hasard, qui s’avérait donc plutot sexy, mais je me suis retrouvée la seule fille dans une salle de mathématiciens, statisticiens boutonneux (non, je n’exagère pas !) devant un mec qui visiblement avait des tonnes de choses à dire mais qui bégayait comme pas possible (ça fait bizarre d’entendre bégayer dans une autre langue d’ailleurs, surtout une langue comme l’anglais ou t’as l’impression qu’ils ont tous fait l’actor studio tellement ils ont à l’aise à l’oral) une conf/ film sur Guy Debord, où je me suis piqué un bon fou rire parce que c’était dans le petit salon de la maison française de NYU, qui semble-t-il est assez mythique pour avoir accueilli les intellectuels français des annees 70 fuyant une patrie ou on ne les avait pas encore compris (et où on ne les comprendrait jamais ? Pardon Derrida !), et donc, Debord, matérialisé sous la forme d’une voix off sortie des ténèbres était tranquillement en train d’insulter son public et de nous expliquer à quel point on était tous cons et manipulés et aveugles, et que tiens, on n’avait plus qu’à aller se suicider. Là, je me suis retournée pour observer l’assistance (vous me connaissez, j’étais arrivée en retard, donc j’avais pas encore eu l’occasion de voir les tetes des gens), et j’ai vu des vieilles hippies cheveux henne et grosses lunettes de folles, jeunes style libé, des sosies d’andy warhol, des mecs aux tempes grises plongés dans une profonde méditation. Bref, c’était revival années 70, sauf que la moitié de l’assistance (qui atteignait qd meme le plafond de 40 personnes :) etait en train de dormir. D’accord il était tard et le chauffage était trop fort, mais bon, ca m’a bien fait rire d’entendre Debord appeler à la révolution culturelle, générale et prolétarienne (j’en rajoute un peu, là, mais c’est l’idée) devant une assemblée qui ronfle.

J’ai aussi beaucoup fréquenté les librairies, en particulier Strand, une librairie énorme (un pate de maison, 3 étages) qui cumule tout ce que j’aime dans une librairie : pas spécialisée, avec des vieux livres dégeulasses, avec des tas de recoins poussiéreux ou personne fout les pieds, avec les derniers livres tout beaux aussi, et pas cher. En bonus : ouvert jusque tard dans la nuit.
Bref, j’y ai passé deux bonnes heures, et je vais y retourner. En plus des avantages d’une librairie, c’est intéresant parce que c’est l’étranger et que donc c’est super marrant de voir ce que les américains ont en littérature française ou en livres d’histoire sur la france. Et en l’occurrence, avec la distance, tous les ouvrages sur l’Europe : histoire, politique, histoire culturelle, sociologie. Bon , je développe pas sinon, j’y passe la nuit, mais si ça vous intéresse, dites moi, je donnerai des details parce que c’est vraiment passionnant de voir comment les autres peuvent nous voir.

Donc : le milieu intellectuel ici : très très marginal, vraiment, ce qui l’autorise à être vraiment en opposition à la société. Il ne peut pas y avoir de compromis dans un pays qui a décidé il y a longtemps que le cinéma appartenait à la catégorie "commerce" et pas à la catégorie "art" (merci tu sais qui !). Je veux dire, en exagérant un tout petit peu : le fait de choisir de réfléchir (que ce soit sous forme universitaire ou sous forme autonome, malgré toutes les différences) met d’emblée en dehors du corps social majoritaire. La marginalisation est donc là des le depart. Tout ca fait que les intellos d’ici sont gentiment tcharbés, utopistes, libertaires, marxistes épurés, anarchistes optimistes etc. Qu’ils professent des théories d’autant plus tarées qu’elles sont inenvisageables. Et ça, c’est l’interprétation de Stéphanie que je reprends (merci) : on se demandait pourquoi ici, Marx s’étudie sans problème au lycée et pourquoi les théories les plus subversives pour une société capitaliste se trouvaient professées 10 fois plus qu’en France. En fait, ce serait justement parce que celles-ci ne s’appliqueront jamais, mais vraiment jamais ici (je veux dire, vraiment moins qu’en France où déjà la perspective d’un grand soir, quel qu’il soit, en fait rigoler plus d’un, moi comprise) que celles-ci pourraient se développer plus tranquillement. Je ne sais pas si vous êtes d’accord ? Mais, bon avouez que ca fait bizarre de voir Le Capital en tête de gondole quand un type qui veut généraliser la flat tax (égalité devant l’impot) vient d’être réélu.

Le milieu universitaire est un peu différent, d’abord, parce que les profs sont deux à trois fois mieux payés qu’en France (pas proportionnellement au prix de la baguette, comme on fait en France parce que ça n’a aucun sens ici, le prix de la baguette !!, mais bon relativement au niveau de vie), ce qui les empeche de tomber trop dans la marginalisation, bien que les deux mots de "recherche" et de "littérature", prononcés dans la même phrase, font se lever bien des sourcils circonspects. Et puis, le milieu universitaire, c’est un milieu (!), donc, ils se rendent pas trop compte qu’ils sont pas comme tout le monde puisqu’ils restent plutot entre eux, (pardon, je suis encore méchante, d’autant plus que c’est la meme chose en France). Et puis, les facs privées, ca doit etre rentable : pas question qu’elles perdent de l’argent. Et vu que c’est des gens qui réfléchissent un peu quand meme, c’est pas du capitalisme bete et méchant, mais y a un peu de réflexion a long terme : par exemple, une fac connue et chère, comme Princeton, va investir beaucoup d’argent dans des bourses pour des élèves sur lesquels ils parient et qui vont contribuer, moralement et financièrement au développement de la fac dans leur carrière. (la moitié des élèves des facs sont boursiers je crois). C’est pas de la philanthropie, c’est du capitalisme réfléchi. La aussi ça se discute : je suis ouverte. Et le fait de noter les profs permet quand meme de voir qui est incompétent, ce qui aiderait qd meme bien la France parfois, et d’etre un peu sexy dans les sujets abordes. (et quelque part, quoique ca se discute : la recherche est quand meme un peu plus audacieuse et originale). Bon, ben c’est la vieille différence entre public et prive.
Le problème du privé, c’est bien sur qu’on zappe ce qui est inutile et je me demande encore comment, dans ces conditions, un département de littérature française peut encore exister aux EU, bizarre.

Bon, j’arrete la j’ai plus d’inspiration. Je me suis énervée à plusieurs occasions contre les profs et les intellectuels qui étaient venus se réfugier (et se faire graisser la patte) aux EU. Je pense à qqn comme Compagnon qui est a columbia et a la sorbonne la meme année, c’est a dire nulle part. Ou comme René Girard, dont j’ai appris qu’il avait une chaire à Stanford !! Stanford c’est sans doute l’université la plus privée des EU ! C’est là qu a ete inventee Google par exemple, c’est le modèle du partenariat entreprise/recherche. Je me dis mais que fout René Girard à Stanford ???
Donc, je me suis énervée un petit coup en me disant quand meme qu’il y en avait qui se faisaient pas chier à se taper une retraite dorée le plus loin possible de leur patrie où putain, y avait du boulot à faire. Puis, je me suis rappelée que qqq part, je faisais la meme chose en ce moment, et surtout que rene girard était aux EU depuis de longues années déjà, et que somme toute, s’il a fait sa carrière aux EU, c’est qu’on voulait pas de lui en France.
Encore un paradoxe américain, tiens.

Autre événement de cette semaine : j’ai fini mon site internet avec tout plein de photos rigolotes et des choses sans intérêt immédiat. Mais, ça tombe bien que ce soit pas immédiat, puisque mauvais nouvelle : j’arrive pas à gérer les liens et à mettre le tout en ligne. Heureusement que je fais pas dans l’actualité : être en retard voudrait dire être has been à perpétuité !. Donc je lance une question à la con à l’assistance parce que je débute et que je suis un peu empotée, il faut bien le dire ( :) : Est-ce qu’il vaut mieux : 1 : faire tous les liens bien comme il faut et APRES, balancer le tout sur un serveur ? 2 : faire progressivement les pages sur le serveur et ajouter les liens au fur et a mesure ? Et tout conseil concernant un truc important que ce serait bien que je sache (excepté au sujet de l’existence de Dieu :) est le bienvenu !

Oh, putain, j’allais oublier : j’ai fait le défilé d’Halloween, fait je veux dire, on était dans la catégorie des gens qui défilaient tout le long de la 6eme avenue. Je sais pas exactement comment je me suis retrouvée là, mais, j’étais avec un groupe d’espagnols, qui, comme tout bon groupe d’espagnols qui se respecte (pardon les espagnols !) était animé d’une furieuse envie de faire la fête et donc n’envisageait même pas de se mettre sur les cotés pour seulement regarder !!, même si on était pas tous déguisés !! On a donc dansé pendant 3 heures. J’ai pris plein de photos (c’est pour vous donner envie de voir le site et donc de m’aider. Hahaha malin hein ?), et tres bonne ambiance, tres politique aussi, mais politique joyeux, c’était avant les élections.
Et puis, les américains, quand ils sont en groupe et qu’il ya quelque part une loi qui dit qu’ils ont le droit de se lâcher, ils se lachent vraiment (pardon les américains). Puis de toute façon, ils ont pas le choix parce que les autres jours, c’est interdit de porter un masque. La veille d’halloween , y a un type qui s’est fait arreter parce qu’il portait le masque de Bush ! Peut etre qu’il s’était juste trompé de jour ! Le pauvre !
Les pauvres américains !

Bon, je vous laisse, à très bientôt en tout cas, et moi, ce soir (d’accord, il est deja 1h du mat, mais bon), je vais me regarder la liste de schindler(que je n’ai aps encore vu, et oui !), histoire de me remonter le moral :

Bisous tout plein

Anne

Ps ; au fait, je viens de relire, et j’ai vraiment été très vulgaire dans ce mail, et très en colère : pardon la langue francaise !
Heureusement que le FBI connait pas le français parce que sinon, c’est accusation pour démoralistion d’un pays en guerre direct ! (pardon le FBI !)

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