Bonjour à tous,
J’espère que tout le monde va bien, malgrè l’hiver et la pluie (pour vous rassurez : il fait moins 16 à Montréal en ce moment : heureusement que j’y suis allée la semaine dernière). Après ces brèves considérations météorologiques, je voulais vous donner le dénouement de mon Loft Story : ma colloc roumaine est partie, visiblement elle s’est rabibochée avec son mari (après tout ce qu’elle m’a dit sur lui au début de l’année, et que je ne vous répéterai pas, ça me semblait un peu bizarre), et elle est retournée s’occuper un peu de ses enfants en Roumanie, ce qui après tout n’est pas une mauvaise idée (moins mauvaise que celle de se remettre avec son mari je veux dire), mais ce n’est pas ma vie et "cela ne nous regarde pas". Plus que 3 donc. Mais qui sera la suivante à quitter le loft ? Eh bien a priori moi, puisque j’ai négocié habilement de reprendre la chambre de la colloc en question, moins chere, afin de me permettre un virage en debut d’année, je veux dire d’aller vivre a New York pour les 3 derniers mois. Donc, si vous voulez venir me voir : venez au printemps, normalement, je vivrai a New york, et il fait meilleur (les billets sont un peu plus chers que l’année dernière à cause de la guerre en Irak qui a singulièrement augmenté le prix du pétrole, mais pour mars avril, on trouve des billets entre 200 et 300 euros). Je dis "habilement négocié", je veux dire dans la mesure de ma connaissance de la langue, juste que je ne suis pas rentrée chez ma proprio en disant "I want your room", j’ai été plus gentille et compréhensive !! Du coup, le loft se trouve un peu désappointé : qui sera la prochaine à partir ? Qui va remplacer l’absente ?? Ma proprio avait trouvé un "male" comme colloc. Ça paraissait lui poser problème, bien que l’homme en question était un "post-doc", ce qui lui semblait un gage de qualité. Moi, je lui ai dit que je m’en foutais, que de toute façon, c’était pas ça qui allait transformer sa maison en baisodrome en période de rut (j’ai pas dit ça comme ça : je sais pas dire baisodrome en anglais, ni rut d’ailleurs, par contre je sais dire je m’en fous, ah, ce manque de vocabulaire chronique !). Mais après rapide sondage dans la population féminine du loft, la présence d’un mâle a été rejetée à l’unanimité et avec regards révulsés, un peu comme si je leur demandais de cohabiter avec un orang-outan adolescent facétieux (ça non plus je sais pas le dire en anglais !). Pourquoi ? A priori c’est pas elles qui partagent la salle de bain avec lui et le seul endroit où elles risquent de le croiser, c’est dans la cuisine, où il y a quand même assez peu de chance qu’on soit toutes nues (surtout que le chauffage marche pas dans la cuisine !, mais passons). Ensuite, quelqu’un, (un français qui vit aussi depuis l’âge de 15 ans) m’a expliqué qu’aux États-Unis, on découvrait l’autre sexe qu’au moment du mariage ! C’est-à-dire qu’au lycée par exemple, il n’y a pas de bandes "mixtes", les garçons sortent ensemble, vont aux matchs de foot, aux concerts ensemble et les filles vont faire du shopping etc ensemble aussi (oui, je sais, on dirait la scène du bar dans Trainspotting, mais ça a l’air de fonctionner vraiment comme ça). Donc, quand ils se mélangent, c’est obligatoirement un "date", et dans ce cas la, on est 2, et seulement 2, et on rentre en courant chez soi pour prévenir toute sa bande de copines de comment ça s’est passé (vous aussi, vous avez lu Susie Morgenstein dans votre jeunesse ??). J’en ai la preuve dans le courrier des lecteurs d’un magazine pour adolescentes (oui, je lis des magazines pour adolescentes pour mieux comprendre mes élèves :, surtout pour essayer de comprendre pourquoi les nénettes s’habillent comme ça en première année de fac), où un mec racontait son pire "date", c’est une nana qui après avoir mangé ensemble, l’emmène à une soirée où il y avait sa bande de copines. Le type était choqué, et avait l’air d’en vouloir vachement à la fille, de mélanger le date avec la vie sociale. Après avoir compris ça, je vois mieux pourquoi ils ont tant de problèmes avec "le meilleur ami de l’autre sexe" (vous savez, le sujet régulier de 20 ans ou jeune et jolie : peut-on vraiment être amie avec un homme ???). Ici, ça pose vraiment problème parce que ça rentre dans aucune de leurs catégories qu’ils connaissent depuis l’école maternelle. Bref, simplement une petite différence d’éducation qui se retrouve après dans la vie d’adulte.
Pour continuer sur le loft, ma colloc pakistanaise ne s’est finalement pas séparée de son copain. Episode précédent : elle était venue me demander conseil un soir parce que son copain ne voulait plus lui parler et qu’elle savait pas quoi faire. Je me suis retenue de lui dire "ben arrête d’inviter ton ex dans ta chambre le soir" (parce que la première fois que je l’ai vu, je l’ai pris pour son copain ! Anne qui met pas les pieds dans le plat, le tout en anglais, je vous laisse imaginer), parce qu’ici aussi, elle a des petits problèmes avec ça, et me certifie que c’est son meilleur ami etc. bref !! Finalement, la semaine dernière, elle m’annonce qu’elle va se marier avec son copain officiel ! Qu’ils se fiancent en été et vont surement aller à Paris ensemble (là, je suis sûre que c’est elle qui a un peu insisté, parce qu’elle veut aller s’acheter des fringues !!). J’assiste donc en direct à tout ça, les engueulades en vrai, au téléphone, les venues clandestines de l’ex devenu meilleur ami, et même la famille au complet en sari dans le salon en train de boire de coca qui venait visiblement faire la connaissance du futur mari ! (après la famille complète de l’autre colloc, qui venait apporter de la bouffe pour 15 jours, dont une tarte aux "sweet potatoes" qui était ma foi fameuse !). Je me marre bien, j’ai l’impression de voir défiler les états-unis dans mon salon, y compris la bande de copines hystériques du début d’année, mais ça je vous ai déjà raconté.
Pour continuer sur Loft story (j’ai pas dit que ça allait être plus intéressant, attention), j’ai regardé la finale de "the apprentice", l’émission de télé réalité de NBC qui fait un tabac. Je m’étais préparé un petit plateau repas, et je m’appretais à passer une bonne soirée, mais je dois dire que je suis pas restée longtemps devant la télé, parce que les pubs toutes les 3 minutes (sans mentir), c’est vraiment insupportable, et physiologiquement, on peut pas aller faire pipi toutes les 3 minutes (faut-il voir ici une des causes de l’obésité des américains ? à chaque pub, ils se lèvent et vont bouffer un truc dans le frigo ?). Mais j’en ai vu assez pour comprendre le principe de l’émission, même si je sais pas qui a gagné. En plus, c’est en exclusivité rien que pour vous, parce que je pense que d’ici un an, on aura exactement la même émission en France, ce qui fait que je vais me la taper 2 fois !!
Donc, ce qui est extraordinaire, c’est que c’est la première émission de TV réalité sans sexe, mais vraiment sans sexe, pas comme Star Academy par exemple. Le but, c’est d’être le meilleur business man possible. Autant de femmes que d’hommes. Celui qui crée, finance, produit et anime l’émission, c’est Donald Trump, le milliardaire qui visiblement savait pas trop quoi faire de ses vieux jours. Cette petite bande de jeunes est donc confrontée à des épreuves de marketing (dessiner une nouvelle bouteille de coca, inventer une nouvelle sorte de M&M et aller en vendre le plus possible dans la rue). A chaque fois, ils se constituent en équipe avec des spécialisations (département légal, matières première, publicité etc), et ils se marrent pas vraiment. Le tout est ponctué d’interventions pas vraiment fun non plus de Donald Trump qui explique ce qu’est un bon vendeur, pourquoi il vire un tel et pas un tel. Ils ont des réunions de brainstorming, des discours d’équipes, des plans de stratégie à adopter. Ca se veut réaliste, mais puisqu’il faut qd même faire rêver et de l’audience (on fait pas rêver avec un plan d’attaque du marché de la chaussette sur tableau blanc, même s’ils ont bien essayé), eh bien, cette joyeuse (c’est pas le mot) bande va d’hotel en hotel, et leur QG, c’est la Trump Tower à Manhattan, qui arrive visiblement à faire réver malgré son marbre rose dégoulinant à vomir (c’est disney land en sérieux, cette tour, je le sais, je l’ai visitée un jour de pluie !). Ils prennent des jets, des limousines, sont accueillis dans les sièges sociaux par des hommes en costume.. bref, le reve americain. Avec des retournements de situation pour l’audience. Le meilleur s’est fait virer par Donald Trump en personne qui a expliqué, les yeux dans la caméra, que c’était le plus intelligent et le plus capable pour ce métier, mais qu’il le virait parce que le commerce, c’est avant tout le travail en équipe, et que son intelligence nuisait au travail en équipe !!! Ah Tocqueville, si t’entendais ça !! Et devinez quoi, qu’est-ce qu’on gagne ? Un poste chez Microsoft !!! (statut apprentice si j’ai bien compris, ce qui donne son titre à l’émission). Voilà, pour les nouveautés télévisuelles, on fera peut-etre la meme chose avec l’Oreal ! Mais au moins qu’ils mettent un peu de sexe, sinon, c’est vraiment vraiment pas drôle.
Sinon (putain, j’ai vraiment rien à raconter aujourd’hui), j’ai donné mes évaluations aujourd’hui (où les élèves notent le prof). Heureusement qu’on m’avait expliqué comment faire avant ! Il faut quitter la salle, après leur avoir mis tous les chiffres au tableau (les trucs sont lus et traités par ordinateur), parce que si le prof est dans la salle, ça risque de jouer en sa faveur (des fois qu’il sourit, ou qu’il ait mis ses jolies bottes fun, je ne vise personne sinon moi) ou en sa défaveur (s’il a particulièrement une sale gueule par exemple, ou qu’il/elle a des poils dans les oreilles, là non plus, je ne vise personne). Puis, c’est un élève qu’on désigne comme responsable (responsable me fait rire quand on voit comme ils se comportent comme des gamins en fac : "mademoiselleuh, il faut combien de mots pour la prochaine composition ??" si tu crois que je vais m’amuser à les compter !) qui doit ramener ça au department, sous le sceau de l’anonymat et de la confidentialité, moins de 2 heures après l’évaluation. Ma question est : et si le convoi exceptionnel est attaqué sur le chemin : dans quelles conditions refait-on l’évaluation ? Les résultats ne sont-ils pas faussés après un tel choc émotionnel ? Bref, ca aussi ca m’a fait rire. Cela, dit, j’ai bien hate de voir s’ils me reprochent un truc précis. Parce qu’en y pensant, il y a sans doute un "noir" (african american, I mean) qui m’a échappé, et on a sans doute parler un peu trop d’alcool dans mon cours alors qu’ils n’ont pas 21 ans : (mais d’un autre côte, on a lu Marius de Pagnol et un bouquin sur la vie dans le Vaucluse dans les années 50, donc, j’étais quand meme obligée de leur parler de pastis, de vin rouge, d’anisette, mais je leur en ai pas amené). Tout à l’heure, je me suis retenue de parler de la Reine Margot qu’un élève me disait avoir vu, et il disait qu’il y avait beacoup de scènes érotiques, et moi j’ai failli partir sur un truc "la violence et le sexe dans le cinéma francais et sur le cas de Chéreau et Téchiné, homosexuels, dans leurs scènes érotiques", je me suis retenue, ça fait quand même partie des sujets interdits pour un prof ici. Bref, vous saurez bientôt si je me suis fait virer : la fac aussi, c’est Loft Story aux Etats-Unis !
Pour passer de l’anne au coq (ha ha), je suis allée voir Closer le jour de sa sortie (film français déguisé en film américain ou l’inverse, sur le couple, avec Nathalie Portman Julia Roberts et Jude Law), et (le coq, le sujet, c’est Jude Law, je vais y venir, et arrêtez de zapper les parenthèses), donc Jude Law, c’est le nouveau beau gosse américain (plutôt dans le film autarcique d’histoire américaine, Cold Mountain, d’ailleurs) ultra à la mode ici, et il était déguisé en européen (ou plutot en européen fantasmé par l’Amérique : écrivain, petit appartment, lunettes, costumes serrés, intello, humour british, vie compliquée, tendance prise de tête) , et il y avait des murmures d’admiration à chaque fois qu’on voyait un bout de poil sur l’écran, et on en voyait souvent, puisque comme je vous ai dit, c’est un film sur le couple, donc sur le sexe, de façon plus visuelle si vous voulez. Il faut dire que la salle était remplie à 80% de nénettes venues en bandes, et mangeant du pop corn. Mais, pour le pop corn, elles sont pas les seules, tous les américains bouffent au ciné, et celle qui était devant moi avait même une petite barquette de sushis (honnêtement, la question me reste : comment a-t-elle fait pour manger des sushis dans le noir ??). Sinon, autre truc qui aurait bien fait halluciné Tocqueville : à la sortie on a eu droit a un questionnaire de 2 pages sur qui on était, ce qu’on avait pensé du film, dans quelle catégorie on le placerait (il y avait 30 catégories, y en avait meme que je comprenais pas, mais y’avait pas la catégorie film français, et pourtant c’est bien ce que c’était !), et a qui on le conseillerait, et si on avait trouvé que la teinture des poils pubiens de Jude Law etait assortie à ses yeux (non, ca y’avait pas) etc la personne avec qui j’étais m’a même expliqué que ce genre de panel étaient fait dans la rue avant la sortie des films quand on n’était pas encore sûrs de les distribuer, et qu’on accostait les gens pour leur demander s’ils avaient l’envie et le temps de venir voir un film et de l’évaluer (c’est vraiment le pays de l’évaluation, décidément, entre Trump, mes eleves et le cinema !), exactement sur le même principe que la dégustation de boudin blanc à deux heures de l’après-midi devant le café Suffren , pour ceux qui ont déjà testé. C’est vraiment hallucinant de penser qu’on sort parfois un film sur les jugements de gens qui ont peut-être pas aimé un film parce qu’il est midi et qu’ils avaient peut-etre autre chose à faire à ce moment-là. Les américains en règle générale ont quand même une forte propension à penser qu’on consomme la même chose à n’importe quel moment de la même façon, que si on aime les montagnes russes, on les aimera en règle générale, même au réveil, ou que parce qu’un jour on a acheté un beignet (expérience que je vous déconseille fortement, au même degré que les pop corns au cheddar, et pourtant je suis pas difficile) et qu’on a dit oui, "c’était bon" parce qu’on avait faim et qu’on a envie de s’en aller tres vite sans expliquer en detail l’impression qu’a fait le beignet sur notre estomac, on va pouvoir nous en vendre 10 par jour. C’est ça que je voulais dire la dernière fois dans le mécanisme de marketing primaire, le côté un peu has been du commerce américain, contrairement à ce qui se fait en Europe au niveau marketing, où par exemple, plutôt que de faire des panels égalitaires au hasard, on fera des études sur qui est "leader d’opinion", on va les classer, et on va essayer de toucher cette catégorie précise parce que son avis compte 5 fois plus, en termes de rentabilité directe, que l’avis de M.Untel. C’est aussi précisément ça que les américains considèrent comme "aristocratique" en Europe, la non égalité devant l’influence, et donc devant les cibles du marketing.
Cela dit, pour les panels de prédiffusion, peut-etre que je me scandalise d’un rien et que je surinterpréte et qu’on fait ça aussi en Europe depuis longtemps, mais c’est vrai que ça m’a un peu choqué. Pour me venger, j’ai pas rempli leur fiche, gnark, gnark. Maigre compensation !
Cela dit, cette idée d’aller voir un film gratuitement pour dire ce qu’on en pense m’a bien plu à titre personnel. Comme quoi je suis vraiment une sale égoïste qui cautionne des pratiques scandaleuses si c’est gratuit. eh oui ! En fait, je mettrai bien cette activité sur ma liste des Crazy Fridays. Du coup, il faut que j’explique quel est le principe. Le truc, c’est que je passe tous mes vendredi à New York, plus un autre jour en général, mais bon, le vendredi j’aime bien parce que les musées sont gratuits, qu’il n’y a pas trop de monde dans les magasins et à central park, qui ressemble encore à une belle foret classique avant l’arrivée des enfants et des chiens le week-end (sauf le vendredi de l’ouverture du projet de Christo en février, où il risque d’y avoir du monde : il va recouvrir la plupart des sentiers de Central Park - et y en a un certain nombre- de portiques à rideaux orange, le même orange que pour son Valley Curtain dans le Colorado, qui était vraiment superbe, plus que l’emballage du Pont Neuf par exemple. Je vais peut-etre participer à ce projet, j’ai rempli le formulaire un peu tard, mais si y a des desistements, vous avez peut etre une chance de voir bibi sur internet en train de déplier un des milliers de tissus, bref). Donc, je suis à New York tous les vendredis, et en été c’était sympa de marcher 20 kms par jour, mais quand il commence à faire froid, il faut trouver des choses à faire et surtout des endroits où aller (puisque l’hiver est "la saison du confort" comme le déteste Rimbaud, mais j’arrête de faire ma littéraire). Donc, vu que j’avais rien de spécial à faire, et après avoir exploré les magasins, les librairies et les musées et qu’aller au restau toute seule c’est pas très drôle, il a fallu trouver des plans B, si possible rigolos. Pour l’instant, j’ai 2 crazy Fridays sur ma liste : une ou deux heures passées à jouer aux playmobils dans l’immense magasin de jouets de la 5ème avenue, plutot marrant, mais il faut dire que les nouveaux playmobils sont vraiment géniaux, et le deuxième, c’est une soirée au Carneggie Hall, où j’ai appris dans la journée qu’il y avait des places pas chères pour le jour-même. Il pleuvait, et j’avais bien envie de visiter Carnegie Hall. J’ai donc pris un billet au hasard pour un truc de musique contemporaine que je connaissais pas. Je m’attendais au pire, mais en fait c’était pas mal : Paul Dresher, un californien un peu taré qui a inventé des instruments de musique intransportables (des gros balafongs électroniques de 15 metres de long), et qui a mixé des trucs rock avec de la musique minimaliste. Plutôt marrant, surtout que je me suis retrouvée au 4ème rang plein centre avec des gens plutôt bien habillés alors que j’avais un sac turquoise et mes désormais fameuses bottes discrètes. C’est beau le Carneggie hall, et à l’entracte, au bar, il n’y a que de la Veuve Clicquot, comme ça, pas le choix ! A faire prochainement, je pense, une séance de Psychics readings (les voyantes), c’est pas cher et y’en a partout, mais j’hésite encore entre plusieurs salons, j’en veux un vraiment marrant, avec des vieux meubles de sorcière, et puis j’attends un peu de parler mieux anglais, sinon, je vais être obligée de lui demander de répéter toutes les 5 minutes, ce qui casse un peu l’ambiance ésotérique. Une autre chose, mais ça je veux le faire avec Amandine qui tripe bien sur ça aussi, c’est les salons de manucure avec pignon sur rue, où on voit les gens se faire faire les ongles des pieds en 10 minutes chrono les 2 pieds dans une bassine, en vitrine bien sûr. Le problème, c’est qu’il faut que je trouve comment on dit "cuticule" avant (ce mail est vraiment ridicule : pardon !) pour demander de ne pas enlever les cuticules, sinon, on est obligé de revenir toutes les deux semaines (et voilà comment on fidélise la clientèle et qu’on crée un commerce ici, comme ailleurs). Si vous avez des idées, dites-moi parce qu’il reste beaucoup de vendredi et beaucoup d’hiver, en sachant que j’ai déjà fait les magasins de vitamines. Peut-être m’incruster à un vernissage de galerie sur Soho, mais là, il vaut mieux être plusieurs sinon c’est pas drôle. Je vous tiens au courant de toute façon, comme vous avez pu le remarquer !
Je vais peut-être arrêter là, en m’excusant pour ce mail qui est sans doute celui qui a le moins d’intérêt depuis septembre (et pourtant la compétition fut rude), pas vraiment d’intérêt sinon celui de vous dire que je m’amuse bien ici. D’autre part, si vous voulez que je ramène quelque chose de particulier pour Noel, dites-le moi avant la semaine prochaine : il reste encore plein de place dans ma valise !!
Bisous à tous et à la prochaine, moi je retourne à mes moyennes d’élèves (c’est horrible, je hais mettre des notes, c’est plus fort que moi, il faut que je m’y reprenne à 4 fois pour arriver à me décider et à trouver une notation équitable, c’est vraiment la pire des choses, noter les gens)
Anne