New York : épisode 11


mardi 30 novembre 2004, par Anne R.

Bonjour à tous !

On s’inquiétait de pas avoir de nouvelles ? Normal, j’étais à Montréal. Oui, je trouvais que l’hiver se faisait un peu attendre dans mon coin, alors, je me suis dit : si l’hiver ne vient pas à toi, c’est toi qui iras vers l’hiver. Non, je plaisante, j’y suis allée pour voir Cécile, et en plus, il faisait même pas si froid que ça, c’est à peine descendu en dessous de zéro, même compte tenu du facteur éolien, connu sous ces latitudes sous le doux nom de "wind factor", qui, dans ces villes d’Amérique du Nord au bord de la mer où on n’a pas trouvé de meilleure idée que de construire de grandes avenues bien larges de 4 kilomètres pour inciter le vent, qui parfois est un peu timide, à s’engouffrer. Bref, vous connaissez peut-être, moi je découvre, le facteur éolien, c’est le truc qui fait que le thermomètre peut bien afficher 5 degres (ou plutot son équivalent en Fahrenheit, mais je le connais pas), ça n’empêche pas que la température réelle soit à -10. Bon, vous voyez bien ce que je veux dire. Donc, Montréal, eh bien, c’est assez spécial. (Je sens que je vais me lancer dans une description, et que le titre de ce mail n’a vraiment plus rien à voir avec ce qu’il y a dedans la force de l’habitude..). Les gens parlent français mais c’est pas la France, c’est le Canada, mais en fait c’est le Québec. C’est l’Amérique, mais ils ressemblent pas aux américains. Pour simplifier, disons qu’ils ont là-bas (de ce que j’ai pu en voir en 5 jours, c’est-à-dire essentiellement des bars, donc, c’est pas très scientifique comme analyse, je préviens tout de suite..) un gros problème d’identité. Globalement c’est une ville bilingue, les anglophones étant minoritaires, avec deux facs anglophones et deux facs francophones. Mais le francais est la langue officielle, et tout ca est vraiment très officiel puisque l’article 101, si j’ai bien compris, oblige à écrire 3 fois plus gros en français. C’est donc une ville où il y a beaucoup à lire, partout, puisque non seulement, tout est redoublé dans les deux langues (on a même vu des versions en espagnol, mais c’est assez complexe comme ça), mais qu’en plus, le français semble revendicatif et militant, donc on écrit tout, même quand c’est pas nécessaire, juste pour le plaisir d’écrire français. Et là-bas, c’est un vrai plaisir, ya plein d’expressions très rigolotes, comme l’arabe du coin qui s’appelle le dépanneur ou faire du shopping qui se traduit par magasiner. Ils font vraiment tout pour ne pas laisser un mot anglais traîner dans le français, ce qui forcément rallonge un peu la langue. Vous vous imaginez l’industrie de la traduction et du cours de langue là-bas. À part ça, c’est très joli, très sympa, les portes sont ouvertes (oui oui, comme dans le film de Michael Moore), y a pas de grille, y a des lois sociales, plein de place.

Finalement, c’était assez dépaysant. Surtout avec l’accent. Vous avez sans doute vu les invasions barbares, ben c’est pareil. Sauf qu’au cinéma, on peut rigoler les deux premières minutes, mais là, y a pas intérêt, parce que les québécois sont très très susceptibles. Le truc marrant, c’est qu’ils répètent à longueur de journée et dans les journaux que ya pas de complexe à avoir par rapport à la France, que le Québec c’est différent, que c’est pas la France, ben non, mais que c’est bien quand même, et puis même un peu que c’est mieux que ça soit pas la France. Et nous aussi on est capable de faire de la musique, et des bons films : un cinéma indépendant, une culture indépendante. Sauf qu’ils le répètent tellement souvent que ça dit précisément le contraire, qu’ils ont comme un petit complexe par rapport à la France.

Si j’ai bien compris, ce serait dû à une overdose de Céline Dion en France, qu’on aurait fini à une certaine époque par identifier au Québec. Mais on a beau leur dire que oui, on sait bien qu’il n’y a pas que Céline Dion (mais aussi Linda Lemay, Garou, Charlebois juste pour continuer à pouvoir se foutre de leur gueule. Pardon). Donc, tout ça, c’est un peu du complexe, un peu du nationalisme quand même, gentil le nationalisme hein, y a plein d’anglophone qui vivent très bien au Québec, mais bon, ils ont un peu la pression quand même. Alors ce qui se passe en ce moment, c’est le développement d’une scène alternative 100% québécoise. A croire même qu’ils insistent un peu sur l’accent quand ils chantent pour bien qu’on soit au courant qu’on écoute de la chanson québécoise, monsieur. J’en ai appris des choses, hein ? C’est qu’on est allées à une conférence sur la chanson québécoise, où les deux invités étaient un chansonnier militant des années 70’s/80’s (un type à l’histoire bizarre, un irlandais qui après avoir découvert la chanson militante dans les années 60 aux États-Unis a émigré, s’est retrouvé au Québec, a bien accroché avec l’esprit québécois à ce moment-là, a décidé de s’y installer, non seulement d’apprendre le français, mais de le chanter), et l’autre, c’etait le leader (oups, le meneur) d’un groupe de rap québécois (si si, mais gentil le rap, hein, c’est le québec :). Et franchement c’etait pas mal (si vous le trouvez, ça s’appelle locolocass, ils se sont fait connaitre en disant qu’ils s’en foutaient de se faire pirater leur single sur internet : du coup, gros coup de pub). Et l’autre groupe, qui a quand même fait une quinzaine de dates d’affilée salle comble à Montréal, c’est les Cowboys fringants ( :, chut, on ne se moque pas des québécois), et ça aussi, c’est pas mal. Enfin, si vous avez la curiosité.

Donc, bref, on est allées dans les bars à musique, on a vu un très bon groupe de jazz et un très bon groupe de musique arabe (dans un bar bosniaque, en buvant du vin argentin, ah l’Amérique !!), puis on a fait l’expérience de la chanson locale en direct, où pour une fois, anglophones et francophones étaient mélangés, ou y’avait deux groupes complètement fous. Un groupe anglophone qui faisait que des chansons sur les fruits et les légumes, et un français, qui faisait que des trucs débiles sur scène, drôles mais débiles, avec un humour nettement moins british que les précédents. Puis, en vrac, on est aussi allées voir un match d’improvisation théâtrale (nettement plus rigolo avec l’accent québécois, c’est la Québec touch qui change tout), une librairie gauchiste qui s’est avérée être un local de militants dont on a eu du mal à se débarrasser, et un salon de BD et de fanzines, qui nous a bien montré, au cas où on ait toujours pas compris, que oui monsieur, ici c’est pas la France, mais on fait des livres, des BD, et de l’art contemporain TM (le pire, c’est que vous en êtes bien tous convaincus qu’il se passe des choses au Québec, non ?). On s’est aussi retrouvées par hasard dans un bar du "village" (le quartier gay) où on nous a fait subir une interview-enquête pour savoir ce qu’on pensait du village, interview qui a atteint un degré d’absurdité assez haut puisqu’on a découvert l’existence du dit village en même temps que l’interview. Assez cool en somme, franchement, je conseille. Les gens ont l’air d’avoir un petit grain de folie gentille. Un québécois au fond d’un bar nous a expliqué que Montréal, il fallait y venir fin avril à la fonte des neiges : il paraît que les gens se mettent à faire un peu n’importe quoi, qu’on voit une espèce d’hystérie collective de la sortie de l’hiver, tout le monde dans les rues etc. Avis aux amateurs, moi ça me tente bien. Mais attention, n’allez pas leur dire que c’est des primitifs ! Ou que leur pays est quand même un peu rude : leur pays, c’est le plus beau du monde ! Et c’est dit en français avec un accent tellement mignon que bizarrement (je dis bizarrement simplement parce que c’est plus au Nord), c’est plus convaincant que quand c’est un américain qui sort ça, américain qui force lui aussi un peu sur le nationalisme en ce moment, de façon un peu moins gentille. C’est d’ailleurs peut etre le seul point commun entre les Etats-Unis et le Canada. Cécile m’expliquait que le Canada faisait systématiquement le contraire. En ce moment par exemple, ils lancent un grand programme d’énergie renouvelable !

Dernier truc qui m’a bien fait rire sur le Québec : leur devise, c’est "je me souviens", marqué par exemple sur les plaques de voiture. Au bout de trois jours d’intense réflexion sur l’origine de cette devise, et un sentiment vaguement oppressant de voir écrit ça toutes les deux minutes sans savoir de quoi il s’agissait, on a fini par interroger un autochtone (la peur au ventre, en se disant qu’on allait se faire engueuler de pas savoir ça !, déjà qu’on était françaises, et que ça s’entendait bien malgré tous nos efforts -enfin surtout les miens, je dois bien l’avouer, pardon le quebec- pour prendre l’accent), bref, mais non pas du tout, figurez-vous qu’ils ne le savent pas eux-mêmes : les québécois ont oublié de quoi ils sont sensés se souvenir. Ca m’a beaucoup fait rire (toute la soirée en fait pour être précise !). L’hypothèse la plus vraisemblable restant "je me souviens du jour où les français nous ont abandonnés", texto. Parce qu’en plus d’être susceptibles, ils sont aussi rancuniers (mais ça, ils l’avouent eux-mêmes, ce qui est quand même un bon point). Pour pas finir sur une mauvaise impression sur le Québec, en vrac, les québécois ont une vraie politique culturelle, la scène locale est dynamique, y a pleins de beaux québécois (avis aux amatrices : pour la fonte des neiges ??), et en plus, ils ont de l’humour. Je vous fais même cadeau d’un lien politique québécois pour vous le prouver : http://www.destituonspatapouf.com/

Sur ce, j’arrête la pub pour le Québec. Franchement, malgré le froid, les 8 heures de bus et l’attente à la frontière (ah oui, ca c’était drole aussi, il faut que je raconte : depuis le 11 sept, le canada s’est gentiment vu demandé par les États-Unis de controler un peu plus ses frontières, -et le truc drole, c’est que c’est surtout les États-Unis qui en ont subi la conséquence puisqu’avant, les américains n’avaient pas besoin de passeport pour aller au canada, alors que les canadiens si !-, donc, ils ont maintenant des petites guérites qui font peur avec des portes automatiques ou on rentre un par un, mais bon, l’imitation s’arrete la, ils se contentent de te demander si tu amènes des cadeaux et de vérifier ton passeport, par contre, au retour, pour rentrer sur le territoire américain, y a fouille complète du bus, interrogatoire individuel, le meme qu’a l’aeroport, avec le meme air sceptique quand je dis que je suis là pour enseigner le francais, et pourtant j’avais mis des lunettes pour faire plus crédible cette fois, résultat, il a commencé à se foutre de ma gueule sur le thème "mais c’est qu’elle est allee à l’école la petite dame !" il était 2 h du mat à la frontière etats-unis canada, a faire la queue à l’extérieur, en plein facteur éolien, pour vous dire comme on se sent à l’aise dans ces cas-là, quand un con a le pouvoir de te bloquer a la frontière, et a te condamner a vivre dans le duty free à perpétuité (non je dramatise, mais y a des cotes relous vraiment) qu’est-ce que je racontais ? Ouais, et ben malgré ça, j’ai bien aimé le Québec, et pourtant j’écoute une chanson de Cohen où il se plaint du froid et du désespoir en écrivant une lettre à New York fin décembre (je me souviens plus du titre !).


Mon autre activité de la semaine, non ce n’est pas mes cours, rassurez-vous, ça fait 8 jours que j’ai pas vu mes élèves, parce qu’ici c’était Thanksgiving, ce qui me fait penser que j’ai pas mangé de dinde, ce qui n’a aucun rapport avec la choucroute. Non, c’est le Moma, qui a réouvert, mais vous êtes tous au courant puisque j’ai cru me rendre compte que les journaux français en avaient beaucoup parlé. Bon, je vais pas faire ma new yorkaise ou ma Francis Cabrel et dire "c’était mieux avant". Mais tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est drolement bien maintenant. Pas le même choc que le Met, parce que j’étais moins fatiguée (non je plaisante), surtout parce que je connaissais un peu le principe : c’est le même que Beaubourg : un étage 1880-1950 surtout européen, et l’autre 1950-2000, surtout américain. Je simplifie. Et s’il reste de la place : photographie, litho etc, même principe donc, mais c’est un peu mieux que Beaubourg quand même, et vraiment j’aime bien Beaubourg. Déjà le batiment (et j’ai cru comprendre que c’est là le changement avec l’ancienne version) est super bien foutu. A la base, c’est un cube blanc et bois, et l’architecte a creuse des gros trous partout ce qui fait que c’est tres lumineux, immense et surtout que ca donne des effets de perspective vraiment bien (j’ai fait 50 photos en jouant avec l’architecture aujourd’hui, j’ai fini par me faire virer de la salle des Picasso parce que je me contorsionnais pour arriver a avoir une sculpture dans l’axe). Le clou du spectacle, c’est un hall immense super lumineux avec le triptyque de Monet , les nuages qui se reflètent dans la mare aux nénuphars, vraiment immense et vraiment impressionnant, face à une sculpture d’odalisque renversée, plein centre, et que ce hall, on le voit des 6 étages, avec des perspectives différentes. L’idée j’ai cru comprendre c’était de faire un maximum d’ouvertures, sans parcours fléché (on peut faire le parcours chronologique si vraiment on veut, mais c’est pas marqué sur les murs), ce qui encourage la flanerie (et accessoirement les arréts au café et aux multiples boutiques, oups, pardon, je dépoétise encore la vie). C’est bizarre, j’aime vraiment ce musée, je m’y sens bien , j’y suis déjà allée deux fois (oui je compte m’en faire ma deuxième maison, parce que je me suis encartée, en raison du peuple des premières semaines et du programme de la cinémathèque particulièrement alléchant), mais ce soir, j’ai plus trop envie d’en parler. Il faut venir donc : c’est certainement une des plus belles collections de Picasso, de surréalisme, et évidemment pour l’école de New York (Rothko, Pollock tout ça), beaucoup d’art conceptuel, qui comme souvent dans les musées se terminent en salles vides, étrange quand on pense que le Van Gogh (ciel étoilé, véritablement fascinant en vrai) qui a été crée dans la solitude la plus complète draine des milliers de gens et que d’autres œuvres conçues pour remuer les foules prennent tranquillement la poussière (enfin, on ne peut pas encore parler de poussière dans un musée comme ca vu que ca sent encore la peinture et que le premier jour ou j’y suis allée, ils étaient encore en train de percer des trous pour accrocher des tableaux dans un couloir -très drole d’ailleurs, les 5 gardes du corps du tableau, aux aguets contre le flot des visiteurs). Bon, moi j’aime bien l’art conceptuel, pour deux raisons : en général, y a plein d’espace autour, et c’est très bien pour faire des photos délirantes : . Sinon, ne vous inquiétez pas, je suis passée et repassée comme tout le monde dans les salles de matisse, de Picasso, de Miro, Kandinsky, et meme des trucs américains, pour vous dire comme je suis pas sectaire :. Les américains en general sont pas susceptibles, sauf sur Pollock : la, ca rigole pas. Ils rigolent bien sur Rauschenberg, que perso je préfère (le type qui a fait un collage avec un lit, mais aussi des tas d’autres choses intéressantes comme un enfer de Dante en collages), mais Pollock, c’est sacré. Je sais pas à quoi c’est dû. Moi j’accroche pas du tout, mais alors pas du tout, même en vrai, même avec qqn qui t’explique qu’il faut s’approcher du tableau jusqu’à ressentir la profondeur physique du tableau (ici aussi, c’est à ce moment précis que le gardien vient faire un rappel à l’ordre). Je me demande si c’est pas dû au film récent sur Pollock, ou peut etre qu’ils le ressentent comme un classique, un point de rupture, un découvreur, avec le respect inconditionnel que ça implique. Bref, viendez au musée, c’est grand, c’est chauffé, c’est hype, la décoration intérieure est bien pensée, et bonus : c’est la plus belle collection d’art moderne du monde (mais ils en cachent beaucoup, tout n’est pas exposé !!) : si vous pouvez cumuler ça avec la fonte des neiges à Montreal : vous aurez tout gagné ! Mais, je vous en reparlerai, je pense que je vais même pouvoir vous faire une étude sur le luminosité du musée selon les heures et les saisons.

Avant de vous lacher enfin, et pour éviter un mail limité au MO (Montreal, moma, haha), un petit truc ironique sur le tabac, juste pour vous prouver, si besoin est (encore !) Que les américains sont pragmatiques jusqu’au bout. Le tabac a donc été banni des bars et restaurants dans les années 90 pour des raisons économiques : on avait observé une baisse de fréquentations de ces endroits trop enfumés : les gens avaient tendance à faire des repas chez eux, où c’est bien propre et où ça sent bien bon. Ce qui donne des scènes marrantes quand il commence à faire froid de dizaines de personnes qui sautillent sur place en fumant devant les gratte ciel, ou les salles réservées aux fumeurs en boite de nuits, qui en général doivent avoir une évacuation extérieure, ce qui est pas vraiment compatible avec le principe de la boite, et ça donne des trucs comme des balcons aménagés, en particulier dans la fameuse boite/église (oui, oui, une eglise qui s’est transformée en boite.. et qui change de noms de propriétaires tous les ans à peu près pour des problèmes de bruits et de drogues (les cons d’architectes qui ont pas pensé à insonoriser les murs de la nef pour les basses techno !), ou je ne suis pas encore allée, mais un jour viendra peut etre) Mais c’est aussi pour des raisons pragmatiques que le tabac va être réintroduit dans ces mêmes établissements, en raison de la baisse de fréquentations de l’autre partie, les fumeurs, qui eux aussi, se mettent à faire des repas et des fêtes chez eux, où on peut s’enfumer joyeusement sans être obligé d’aller se geler sur le trottoir et de se taper la discut avec un type qu’on connaît pas du tout. (quoique, ça, c’est pas vraiment un problème pour les new-yorkais, ils aiment bien) Encore plus pragmatique : le retour du tabac dans les lieux publics se fera sous la condition expresse que ces lieux soient équipés de gros ventilateurs renouvelateurs d’air ultra puissants, méga modernes, et qui je n’en doute pas, vont aussi s’avérer super chers. (et vont être vendus par la mairie qui promulgue l’obligation ??)

Mais jusqu’où va le pragmatisme ? Sans donner de réponse précise, je peux au moins vous donner un indice plus très drôle et vraiment scandaleux. Figurez-vous que Philip Morris se met à faire des campagnes anti tabac ! J’ai vu une pub à la télé ou ils expliquaient le plus sérieusement du monde que dorenavant, un coin etait reservé sur le site internet pour soutenir ceux qui veulent arreter. Je suppose que ce n’est pas par brusque prise de conscience chez Philip morris, mais juste que oui, ben pourquoi pas vendre des substituts maintenant ?? J’ai quand même été un peu choquée. Et après ? Ils vont vendre des substituts de substituts ? Des antidépresseurs, ou peut etre des cigarettes (imaginez la campagne de pub : remettez vous à fumer, avec tout ce qui va avec : des images de fete etc.) j’ai hâte de voir ça !!

Sur ce, prenez bien soin de vous, et glissez pas sur le verglas (oui je regarde la meteo française !) ni sur la boue d’ailleurs (je dis ça parce que je me suis cassée la gueule aujourd’hui à central park en voulant faire ma maligne et couper a travers champs)

A bientôt

Anne

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