Nazca et ses lignes millénaires, le désert jusqu’à Arequipa


samedi 26 juillet 2003, par Florian P.

Buenas noches, bonsoir de Arequipa,

Sitot rétabli et avec mes antibiotiques en poche, je suis reparti de Pisco pour Nazca, un des principaux lieux touristiques du Pérou. Après un voyage en bus avec un avocat très sympa, on a bien discuté bien qu´il soit un peu sourd et que je ne comprenne pas tout ce qu´il disait. Puis, une nuit dans un hotel bizarre Hotel Nazca, j´ai eu une chambre spartiate, avec une toute petite fenetre, et j’y ai rencontré un Israelien étrange qui s’amusait à attacher sa petite fille, sur sa propre demande, et elle était contente. Sa femme (?) péruvienne avait l’air moyennement d’accord. Un peu abasourdi, je n’ai pas eu la présence d´esprit de défendre et d´expliquer la façon correcte, normale et appropriée dans tous les cas de jouer avec un enfant.

La nuit fut à la hauteur de l´endroit, je me grattais la tete, et avais l´impression que l’oreiller contenait des puces. En fait non, ou alors elles partent sous la douche. Le matin, j’ai appris un peu de Quechua sur la place du village puis suis allé voir l’attraction principale de Nazca.

L´attraction principale sont les lignes Nazca, des sortes de sentiers dans le désert plat, qui forment de gigantesques figures visibles seulement du ciel. Un singe, un oiseau, etc, mesurant plusieurs dizaines de mètres. Il y a aussi des triangles, des rectangles beaucoup plus grands et pas mal de lignes droites de quelques kilomètres. L’explication de ces dessins datant des incas est simple : ce sont des chemins de prières, ce sont des pistes d’atterrissage pour les extraterrestres, et ce sont des figures permettant de calculer le solstice d’été grace aux étoiles, ou bien autre chose, personne ne sait vraiment. Une chose est sure, il y a quelque chose de magique dans ces dessins. (tapez lignes Nazca ou lignes Nasca sur google pour avoir les photos et des explications plus détaillées)

Avec un groupe d´ingénieurs agronomes juste diplomés rencontré au somment du mirador permettant de voir les lignes Nazca, j’ai visité le musée Maria Reiche, mathématicienne allemande qui a passé sa vie a découvrir les lignes Nazca et les interpréter, ainsi que le musée des incas. Il y a eu en fait successivement les civilisations Paracas, Nazca, Inca-ch..., pui Inca. Euh je crois. Sur le chemin du retour ils m´ont montré la croix du sud et on a mangé ensemble. Cool. D´ailleurs il faudra que je leurs écrive. Sans eux mon passage à Nazca aurait été un peu décevant, tout semble etre organisé pour prendre un peu d´argent aux touristes. (Je m´excuse pour mes remarques désobligeantes sur les touristes, et j´aimerais vous donner envie de découvrir ce pays qui vaut vraiment la peine, meme si on ne parle pas la langue, c´est un point sur lequel je vais évoluer, en France on a un certain mépris pour les cars de japonais avec leurs appareils photos, c’est une erreur à mon avis, que ! je continue á commettre ici. Pour le moment.)

Après une nuit de bus pas très reposante, (avec les virages, difficile de dormir dans l´allée, et il ne faisait pas très chaud), j´si trouvé un hotel vraiment pas cher bien mieux que celui de Nazca, avec des toilettes qui marchent, et meme de l’eau chaude pour la douche. L’hotel Moderno, était moderne en 1950. Un peu de repos, un petit dej, puis j’ai acheté de l´Alpaga, qui doit etre impossible a laver en machine mais tellement chaud et beau. Une veste, un pantalon en laine, un en toile, une écharpe et un foulard, plus qu´une paire de chaussette et je suis pret a aller en montagne.

A ce propos un petit mot sur les paysages. Le champs de mais et les arbres à Pisco, soudain, on franchit la limite entre la vie et le desert et apparait le sable. Un sable qui varie avec le lieu : dunes claires de sable presque blanc ou sable oxydé (Fer ? Cobalt ?), beaucoup plus foncé. A perte de vue, un paysage plat, ou bien des dunes comme des montagnes (vers Nazca, il y en a une autour de 2300 m). En observant l´horizon, au cours du voyages arrive la sierra, les montagnes de la cordillères des Andes. De très loin. Impressionnant. Et il y a comme un reflet dans les nuages beaucoup plus haut que les montagnes, dans le ciel. Une frange de bleu foncé haut dessus de la ligne de l´horizon. Comme un écho optique, bizarre, ca doit etre la chaleur. Et petit a petit, cette frange devient plus nette, et je m´apercois que cela est la véritable sierra. Et en regardant ce ciel se rattacher a la terre, je me dit « voila pourquoi je suis la, je veux monter la haut ! ». J´ai appris plus tard que je regardais des monts de seulement 2 à 3 mille mètres, la vraie sierra est bien plus haute. J´imagine que la légende y est pour beaucoup mais il n´y a pas de mal à se laisser impressionner quand le spectacle le mérite. En tout cas, ce qui est sur, c’est que le Misti (autour de 5800 m) est tout proche, c’est un volcan actif et si je m’arrète suffisamment à Arequipa (1300m) je compte bien y aller.

N’hésitez pas à m’envoyez de vos nouvelles, des commentaires, ou des questions. Bonne journée, ou bonne nuit, et à bientot,

nos vemos, nous nous voyons [à nouveau plus tard],

Florian

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