Nazca, dernière étape dans le désert


mercredi 25 avril 2001, par Francesco Colonna Romano

Bonjour tout le monde

Encore des nouvelles, tant qu’il y a des trucs a raconter. Je sais que ca deviens frequent. Mais bon...

Apres Pisco, nous sommes repartis en bus, en fait le lendemain matin. C’etait un bus chaud et inconfortable, assez vetuste (ici ils n’ont meme pas invente les ventilos) qui courait toujours sur la Carretera Panamericana presque deserte, qui ne faisait ici plus que deux voies et avait quitte la cote. Il n’y avait plus que le desert des deux cotes, un desert de soliude de sables et de pierres (quelques montagnes lisses depassaient du sable). C’etait beau beau et beau mais aussi terriblement angoissant. Un moment V. s’est endormie derriere. En regardant toutes ces etendues vides autour de soi, on finit par se sentir un peu seul et loin de tout, par se poser des grandes questions. C’est fascinant mais ca fait assez peur.

Arrivée à Nazca, là où se trouvent les fameux signes graves dans le désert, vieux de 2000 ans. Il y a le fameux colibri de 180 m de long, le condor, l’astronaute, le singe et plein d’autre . L’explication la plus plausible est due à une mathematicienne allemande : il s’agirait d’un calendrier astrologique, mais il y a aussi des gens qui croient que c’est une piste d’aterrissage pour les extraterrestres... Moi ce que je trouve le plus fascinant c’est que des simples gravures à l’air libre aient duré autant ; mais il parait que c’est un des coins les plus secs de la planète. Nous avons survolé ces gravures dans un petit avions 5 places (du sol on ne voit rien). Au début c’est super joli, on se croirait dans l’expo qui a eu beaucoup de succès au Luxembourg ("la terre vue du ciel" par Yan Arthus Bertrand), on survole le désert parsemé de lignes tracées par d’hypothétiques cours d’eau, des petites maisons, des vaches, des voitures et les fameuses gravures. Mais peu à peu, on finit par apprecier moins les pirouettes du pilote qui veux montrer ces gravures aux passagers des deux cotés de l’avion. Je me retrouve tout pale et transpirant, sans meme la force de soulever mon appareil photo (j’ai tout de meme réussi à prendre le colibri, et quelques gravures avant), à prier que notre demi-heure de vol durement negociée passe plus vite. V. a mieux tenu le coup, mais ça a été tout de meme éprouvant...

Voila, assez d’aventures pour aujourd’hui. Nous partons ce soir meme pour Arequipa par bus de nuit. Nous quittons la cote, et la montee commence : 2300m Arequipa, et ensuite on monte a 3800...

Surtout continuez toujours a m’envoyer de vos nouvelles car etant si loin, ca fait vraiment plaisir

a bientot

F.

PS : je me suis rendu compte hier que pour la premiere fois nous sommes dans l’hemisphere sud. Si quelqu’un parmi vous me dit dans quel sens se vide sa baignoire, je veux bien voir si ici c’est bien le contraire...

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