Quelques idées générales
Là où j’en suis avec la magie
La magie, ça sert à quoi ?
Connaître le truc ? Le secret en magie
Devenir magicien ? Comment commencer la magie
La magie en voyage
Amateur ou professionnel ?
Textes et routines
Bien sûr, l’accès aux explications est réservé aux magiciens, écrivez-moi si vous souhaitez obtenir le mot de passe (en prouvant que vous le méritez !).
Les tours que je présente (essentiellement du close-up)
Pour commencer la magie : ce sont des routines plus ou moins connues, présentées dans un atelier magie que j’anime en 2004-2005 pour des débutants, classées par difficulté croissante. Attention, il y en a de très bien.
Liens magiques
Le Club Magie de Centrale C’est avec eux que j’ai commencé la magie, c’est vraiment très bien, et il y a plein plein de tours sur le site.
Le site de la FFAP, la fédération française des magiciens dont je suis membre. Il y a l’adresse des amicales régionales et l’annonce des événements récents.
VirtualMagie : un des sites les plus complets avec l’actualité magique, des tours, des forums de discussion.
Là où j’en suis avec la magie
J’ai commencé l’été 2000. Par hasard car je suis tombé sur un bouquin de magie que j’avais eu dans le journal de Mickey quand j’étais petit. Je me suis souvenu que j’avais des amis magiciens, et qu’étant petit, il y a eu une période où je rêvais de devenir magicien une fois grand. Bien sûr j’étais trop bête pour comprendre que je pouvais faire quelquechose dans ce sens. Depuis cette été-là, j’en ai fait beaucoup. J’ai suivi des cours au Double Fond (ça n’a pas duré longtemps) ou à l’AFAP, j’ai été et continue à aller m’entraîner au Club Magie de l’Ecole Centrale (que je recommande). J’étais à peu près en permanence avec quelquechose dans mes mains, le plus souvent des pièces qui finissent inévitablement par tomber : chez le médecin, chez le notaire, dans le train, dans la cage d’ascenseur.
Depuis juin 2002, je suis en plus membre de l’AFAP (Association Française Artistes Prestidigitateurs), ce qui veut dire que je peux aller aux réunions avec les vrais magiciens, on y apprend aussi beaucoup. Pour l’instant, j’ai essentiellement fait quelques spectacles familiaux et une quinzaine de soirées étudiantes, et beaucoup de tours aux enfants de rue honduriens (2 heures par jour pendant 3 mois, avec un public renouvelé tout le temps) : toujours du close-up, c’est-à-dire de la magie de près ou de table en table. J’ai donc eu la chance de pas mal pratiquer en public, ce qui permet vraiment d’accumuler de l’expérience et de progresser, donc je commence à savoir tenir un petit public.
En mars 2003, j’ai participé à la réalisation de Rêveries , un spectacle sur scène avec le club de Centrale, qui a eu vraiment du succès (3 représentations, 50, 120 et 150 spectateurs, puis une 4ème au Gala de Polytechnique). Nous y avions d’excellentes conditions d’éclairage et son, ce qui est encore une chance. Tout ça m’a permis de commencer à rédiger entièrement mes numéros, de commencer à y mettre une touche personnelle, ce qui est très motivant, car c’est en quelque sorte un passage à l’étape suivante, la vraie magie. Je vais essayer de continuer.
Voilà l’état des choses en 2004. Cette année je continue à apprendre beaucoup de principes, mais moins de pratique, faute de temps. A l’avenir, je serai plutôt loin de Paris et des clubs magiques, du coup moins d’apprentissage, mais plus de temps pour travailler vraiment et peut-être créér. Je crois que c’est important aussi.
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La magie, ça sert à quoi ?
Selon moi, la magie c’est avant tout une façon de faire quelquechose pour les autres, un don de soi, pour créer un contact entre les gens, les divertir voire même les émerveiller. Faire de la magie tout seul dans sa chambre ou seulement pour un public de magiciens, ça perd un peu de son sens. Heureusement, les occasions de pratiquer sont faciles à trouver : si vous êtes étudiant, il y a les soirées étudiantes qui vous donnent des conditions idéales, il y a aussi les hopitaux et les maisons de retraite, les écoles où vous aurez facilement un public. Et c’est là la meilleure façon de progresser.
En ce qui concerne le travail sur soi, la magie permet de :
Travailler la façon dont on parle, les gestes, la manière d’être en public, comme le théâtre, à la différence près qu’ici c’est un peu plus facile puisqu’on n’a à jouer que son propre personnage.
Suivre le regard de l’autre, son attention, et être conscient de ce que l’autre perçoit parmi tout ce que vous faites.
Améliorer votre manualité, la finesse des mains, c’est tout le travail technique. Le truc bien, c’est qu’on progresse vite, et qu’après cette manualité vous aide pour n’importe quoi, de la musique aux bracelets brésiliens.
Enfin, il y a le côté création : à partir du moment où vous cessez d’imiter, de reproduire, pour essayer de trouver votre propre style, ça y est, vous voilà artistes !!!
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Connaître le truc ? Le secret en magie
La première chose à laquelle on pense en observant un numéro de magie, c’est se demander quel est le truc. Un profane s’imagine peut-être quelque chose de gardé jalousement par les magiciens pour protéger leur profession. Pourtant, s’il y a une chose qui est claire, c’est qu’il n’y a pas de truc "honnête", un truc par définition est une arnaque, et en le découvrant on se dit toujours "ce n’était QUE ça". Souvent, il n’y a pas cinquante possibilités : un objet disparu est dans une main ou dans la poche, si l’on donne l’impression de lire la pensée c’est que ce choix n’était pas libre ou alors il y a un indice qu’on a pu voir, etc. L’habileté du magicien c’est justement de faire oublier ces solutions évidentes en brouillant les pistes.
En général, lorsqu’on vient à la connaissance d’un truc, la première pensée est une impression de facilité, qu’une fois compris ce truc n’importe qui peut le faire. Bien sûr, dès qu’un spectateur a l’impression d’avoir compris quelque chose, il considère qu’il a tout compris et que le numéro ne présente pas plus d’intérêt que ça, il va très rapidement l’oublier, et n’aura donc rien vécu d’exceptionnel. Au contraire, s’il ne parvient pas à deviner ce truc, s’il est frappé par l’impossibilité d’un phénomène, il se peut qu’il se souvienne de ce numéro longtemps après. Et en plus, dans son souvenir, il oubliera rapidement les moments louches où le trucage a pu se produire, pour ne garder qu’une histoire de plus en plus impossible et magique. C’est donc dans le pur intérêt du spectateur, et malgré sa curiosité naturelle, qu’il vaut mieux pour lui de ne pas connaître le truc.
Ceci dit, si un spectateur découvre un truc, ce n’est pas grave, en général il n’en aura qu’une partie, il se fera repiéger un peu plus tard par un truc semblable mais présenté différemment, et il n’en sera pas plus avancé. Pire, un livre pour magiciens, une cassette pour magiciens, une réunion de magiciens est quelque chose de lourd et ennuyeux, déjà pour un magicien qui doit comprendre le tour sans le voir et ensuite en disséquer les éléments, ça devient carrément illisible pour un profane qui n’y trouvera qu’un tas de recettes pour des tours qu’il n’a pas vus et qu’il n’a donc pas eu envie de comprendre. C’est pour cela qu’au fond, on n’a même pas besoin de trop cacher les livres de magiciens, les sources, etc. Aujourd’hui, quelqu’un de motivé à accès à pratiquement tout très rapidement (rien qu’à Paris, il y a une dizaine de boutiques de magie). La clef, c’est donc qu’en général le spectateur n’a aucune envie de passer du temps à apprendre, et il cessera normalement vite de chercher ce truc.
Voilà. Tout ceci pour dire que le truc en réalité ne représente qu’une minuscule partie d’un numéro, la moins passionnante. Le reste, c’est de talent du magicien, d’inventeur, de comédien, etc, et c’est là le plus important. Les spectateurs les plus heureux sera donc celui qui ne se laissant pas obséder par le truc, refuse de défier le magicien, et se laissera au contraire emporter par la magie, s’émerveiller.
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Devenir magicien ? Comment commencer la magie
Pour devenir magicien, il faut bien sûr pour cela être motivé et persévérant, car toute la pratique, l’entraînement et la technique demandent du travail pour lequel on ne sera récompensé que plus tard, au moment de la représentation. En outre, en étant magicien, on renonce quelque part à croire à la magie, ce à quoi peu de gens sont vraiment intéressés. Cependant, pour ceux qui sont vraiment motivés, devenir magicien est tout à fait accessible.
La meilleure manière de commencer est d’apprendre en faisant partie d’un club ou amicale, où vous rencontrerez d’autres magiciens qui vous transmettront au début leur expérience et vous corrigeront dans vos débuts. L’idéal c’est un club où vous avez la possibilité de présenter souvent des tours, car c’est là qu’on progresse le plus. Vous trouverez de ces clubs dans toutes les grandes villes (consultez le site de l’AFAP).
A part ces amicales et clubs, il y a aussi des cours de magie organisés par toutes sortes d’associations, dont la limite est que votre prof n’est pas bénévole, donc les échanges sont plus à sens unique, ça vous revient plus cher, et surtout vous avez moins l’occasion de pratiquer. A fortiori, je ne pense pas que des cours particuliers avec un pro soient profitables pour un débutant, car très chers, et vous n’apprendrez au début pas bien plus qu’avec une cassette.
Enfin, on peut aussi commencer avec des cassettes ou DVD (mieux que les livres, que je déconseille pour un débutant, car c’est moins clair), il y en a de très bien faites, achetables dans des boutiques de magie ou sur le web, vous en trouverez des listes d’adresses dans n’importe qu’elle site de magie sur Google. Cette méthode a pour limite le fait que vous n’avez personne pour vous conseiller ou corriger, et en plus ça vous oblige à travailler seul. Pensez alors si par hasard vous n’avez pas vous la possibilité de fonder un petit club et travailler avec des amis, éventuellement de même niveau que vous. Par contre, combinés avec des réunions en club, les cassettes, DVD, etc c’est très efficace.
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Amateur ou professionnel ?
Attention : ce texte n’est surtout pas une attaque contre les "professionnels". Il s’agit juste de ma conception de l’état d’esprit "amateur" dans ce qu’il a de plus beau, qui se perd parfois dans certains cours ou clubs où il pourrait pourtant s’épanouir. J’ai écrit tout ça suite à une discussion dans le cadre d’un cours de théâtre que je suis par ailleurs, mais je trouve que ces idées sont importantes et s’appliquent bien à tout milieu artistique et au milieu magique en particulier. Voici donc MES définitions de "amateur" et "professionnel", ces idées n’engageant bien sûr que moi.
Etre amateur, c’est un luxe aujourd’hui, c’est pouvoir se permettre le luxe de faire quelque chose non pas pour en tirer de l’argent et en vivre, mais gratuitement, pour le plaisir de donner et partager.
C’est ça qui à mon avis distingue l’amateur du professionnel, et c’est tout à l’avantage de l’amateur. Le public sentira que vous ne cherchez à rien lui vendre, il sentira vos intentions pures, et sera beaucoup plus réceptif. A une époque ou tout se vend et tout s’achète, le gratuit a une puissance extraordinaire.
C’est pour cela que je pense qu’à chaque fois que les circonstances le permettent, il vaut bien mieux tenter de rester amateur. Si par exemple vous voulez monter un spectacle, essayez de voir si vous ne pouvez le faire à peu de frais en récupérant du matériel, en trouvant une salle gratuite (un café, un hopital, une maison de retraite, une école, la rue), et parfois en vous restreignant un peu. Ce que vous perdrez en moyens techniques, vous le gagnerez en convivialité : quand j’invite des amis chez moi, ce que je leur offre n’est pas aussi sophistiqué que le produit d’un resto de luxe, et pourtant ils ne songeraient pas à comparer, à la limite c’est bien plus sympa chez moi.
Attention cependant, amateur ne veut pas dire de mauvaise qualité. Un amateur est un passionné, il travaille et cherche à faire de son mieux, et il peut faire très bien, aussi bien qu’un professionnel.
Si par contre vous êtes un professionnel, il n’y a bien sûr rien de mal à ça : tout le monde l’est dans un domaine ou l’autre (moi je le suis dans l’enseignement), car tous ont besoin de gagner de l’argent, et un monde où tout le monde serait amateur partout reste aujourd’hui une utopie. Essayez juste de faire en sorte d’aimer votre métier et de le faire pour l’amour avant de le faire pour l’argent. Si vous n’aviez pas cet argent à gagner, peut-être consacreriez-vous moins de temps à votre boulot, mais faites en sortes de choisir un boulot que vous aimez au point d’être capables de le faire même gratuitement parfois. Alors malgré une apparence de professionnel, vous resterez amateur au sens premier, celui qui aime, et ça se sentira.
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