La grande braderie, ou comment j’ai soldé le bac


mercredi 5 juillet 2006, par Francesco Colonna Romano

Bonjour à tous

j’aurais plein de choses à vous raconter, depuis le temps, et j’ai déjà un autre récit en cours. Cependant, je préfère attaquer par le témoignage encore chaud de ma matinée, à la fois instructive et terriblement déprimante.

Il y a trois mois, j’avais demandé à mon inspecteur de pouvoir corriger le bac. Il a accepté et pour cela il avait obtenu que le rectorat ne me nomme pas à cette époque sur un remplacement en collège. Or justement, le service du rectorat qui s’occupe du bac n’est pas celui qui a accepté de ne pas m’envoyer en collège, et ne m’a pas mis de jury parce que je suis remplaçant et théoriquement j’aurais pu être envoyé en collège. Bref, j’ai gueulé, pour une fois que quelqu’un demande expressément de corriger (ce qui signifie qu’il le fera consciencieusement), c’est fou qu’on ne lui donne pas. C’était alors trop tard pour corriger l’écrit, mais j’ai au moins reçu pour aujourd’hui une convocation pour l’oral de rattrapage.

Le sujet d’écrit de cette année s’était révélé particulièrement simple, avec par exemple un QCM vrai-faux avec 5 questions sur un point chacune, sans points de pénalité pour une réponse fausse !!! Cette nouveauté nous vient peut-être du lobby des joueurs de loto... Bref, quand le sujet est facile, c’est la crème des candidats qui vient à l’oral.

Ma première réaction en recevant la convocation a été : "chouette, je vais pouvoir contribuer à la revalorisation du bac et à la hausse des exigences, je serai inflexible." Puis peu à peu, des états d’âme apparaissent. Sacquer pour sacquer c’est peut-être pas très sympa, ni très juste par rapport aux autres candidats, il va falloir que je prenne les choses au sérieux. Bref, j’essaie de me documenter sur le web, trouver des sujets validés par l’inspection de manière à m’adapter au niveau attendu, je demande des conseils, je lis des recommandations. C’est donc muni de mes rollers et de bonnes intentions que je me présente ce matin au lycée Thuillier, avec 20 minutes d’avance.

Je trouve la salle de mon jury, il y a déjà plusieurs candidats qui attendent dans le couloir, certains accompagnés de leurs parents. Pas un prof en vue. Je trouverai mes collègues finalement à huit heures moins cinq. Ouf. D’après les textes officiels, je croyais trouver une salle par examinateur, avec sur la porte les consignes pour le candidat, voire un appariteur qui attendait. Comme c’est une épreuve orale, il doit y avoir un tableau dans la salle pour que le candidat puisse exposer ses résultats. Dans la pratique, je trouve une grande salle de classe, avec une grande table au milieu où mes collègues ont posé les dossiers des élèves et pas mal de paperasses. Aux coins de la classe, on trouve des petits îlots de deux-trois tables qui servent à la préparation des candidats, et au passage de l’oral proprement dit. En effet, puisque le tableau est occupé par la liste des candidats et la matière choisie, on fait passer l’oral assis à côté du candidat en lisant directement sur sa feuille, avec éventuellement un autre candidat qui passe en philo à deux mètres de là.

Notre jury s’est occupé pour l’écrit de 45 élèves, dont deux ont été directement recalés, et 8 passent l’oral. Ca ne fait pas beaucoup, donc on les a tous convoqués à 8h. Je rappelle que l’oral de rattrapage est réservé aux candidats ayant obtenu entre 8 et 10 de moyenne suite aux épreuves écrites, qui doivent repasser deux matières de leur choix à l’oral. Ils nous ont communiqué ce choix en arrivant ce matin. Le déroulement est simple : les examinateurs du jury peuvent discuter entre eux et se promener dans la salle, regarder les livrets scolaires et les notes de l’écrit. Tous les candidats poireautent devant la porte. Quand un examinateur se sent prêt, il va chercher un élève dans le couloir, le fait asseoir avec un sujet. Les textes officiels disent qu’il a vingt minutes de préparation et autant de passage, mais dans la réalité c’est moins formel. On ne note pas l’heure du début (certains candidats n’ont de toute façon pas de montre), on leur laisse une bonne demi-heure, et on s’accorde aussi un temps d’interrogation prolongé, histoire d’avoir le cœur net (des fois qu’on aurait interrogé le candidat sur le seul chapitre qu’il n’avait pas travaillé). Quand on a fini, on dit au revoir au candidat en veillant à ne lui donner aucune indication sur sa performance, il aura son résultat d’ici deux heures, après notre délibération.

Sur nos huit élèves, six ont choisi de passer un oral de maths. Ils sont en terminale S spécialité maths, la note que nous leur mettrons comptera pour un quart de la moyenne générale, donc ils pensent pouvoir gagner plein de points. Quant aux autres profs, ils sont là pour interroger tout au plus un ou deux candidats. Il y a des gens d’autres jury qui passent de salle en salle, cherchant désespérément un prof pour faire passer un oral d’espagnol ou de philo, car c’est très rare par ici. N’importe lequel (d’un autre jury) fera l’affaire, mais il en faut un. Pour les maths, avec le vice-président du jury nous sommes à deux, je vais assister à un de ses oraux pour voir, et j’aurai trois candidats pour moi.

L’oral commence. C’est là que je commence à me rendre compte du piège dans lequel je suis tombé. Les candidats ne sont pas très forts, c’est le moins qu’on puisse dire. Ils n’ont pas été fichus d’apprendre les rares formules qu’ils revoient sans cesse depuis la première. Pour fixer les idées de ceux qui ont fait un peu de maths : ils ne savent toujours pas la formule de dérivation d’un produit, déterminer l’argument de -1+i, parler du théorème des valeurs intermédiaires, ils n’ont jamais entendu parler de la loi binomiale. L’une confond primitivation et dérivation, l’autre ne sait pas ce qu’est un produit scalaire. (Pour les non-matheux, je peux donner un équivalent : un élève littéraire qui n’aurait pas lu un livre de l’année ou ne saurait rien dire sur Socrate.) Je suis prêt à reconnaître que toutes ces choses barbares ne serviront probablement jamais à ces gentils candidats, et que ce serait donc bête de se buter sur des principes et leur faire refaire un an de terminale pour leur faire apprendre ces formules qui ne leur serviront pas. Je serai donc sympa et ne m’énerverai pas. Par contre, il y a une question qui me paraît légitime : comment ces gens-là, qui n’auront plus besoin de ces formules et n’y trouvent aucun plaisir sont-ils tombés dans une terminale S spécialité maths ? S’ils n’aiment pas, c’est leur droit, mais de quel droit viennent-ils ralentir la progression de ceux qui ont envie de faire sérieusement des maths pendant l’année scolaire, et dévaloriser leur diplôme à la fin de l’année ?

Oui, quand on leur donne les formules, les résultats, on les met sur la bonne voie, de temps en temps, ces élèves arrivent à faire un calcul ou donner un bout de réponse, mais est-ce cela faire des maths ? Est-ce cela réfléchir ? Pourquoi refusent-ils de jouer le jeu et d’apprendre quatre formules ? Pourtant, tout le programme de maths de terminale S spécialité maths tient sur le demi-recto d’une feuille A4 (j’ai fait le test l’an dernier), et ce que je leur demandais figure dans les cinq lignes les plus utilisées de ce condensé de cours. Pourquoi refusent-ils de l’apprendre ?

Je m’emporte en écrivant cela, mais je dois avouer que sur le moment, je ne me rendais pas bien compte de l’énormité de la chose. On a devant soi un élève qui parle correctement, a l’air gentil, dont on sait qu’il ne lui manque que quelques points pour avoir son bac, et que s’il ne les a pas il va devoir refaire une année de terminale. Puisque lui ne s’est pas donné les moyens de réussir (par exemple en continuant à réviser un peu après la fin des écrits), toute la pression repose sur le jury. Pour l’instant je ne me sens pas capable de mettre une note, je vais attendre d’en discuter avec l’autre prof de maths et le reste du jury.

(Remarque : tous ces candidats ont pourtant obtenu entre 8 et 10 au bac en maths, ce qui n’est pas catastrophique comme note, surtout si l’on voit leur niveau réel.)


Quand tous nos candidats sont passés, c’est le moment de la délibération. On commence par la réclamation d’un candidat, encouragé par le proviseur de son établissement. Il a été reçu avec 13,75 de moyenne, or il a besoin d’une mention bien (à 14/20) pour être pris dans l’école qu’il souhaite. Pour nous convaincre, il explique qu’au moins en histoire, sa note est probablement injustifiée : il avait pendant l’année 14,5 de moyenne, et en plus "il admirait beaucoup De Gaule", or justement le sujet portait sur son idole, c’est absolument impossible que sa copie ne mérite que 10. Justement, le correcteur nous explique qu’elle méritait plutôt 9, et encore avec les critères du bac, parce que pendant l’année il aurait mis moins. Et puis, si on accepte, c’est la porte ouverte à de nouvelles dérives (à quand "80% de bacs avec mention", ou le "droit à la mention" ?) Bon, l’affaire est vite réglée.

On passe donc à nos candidats de l’oral. La manière d’attribuer les notes est la suivante. Le vice-président du jury demande : "Combien de points lui manque-t-il ? et quelle note a-t-il eue à l’écrit ?" 25 points, et il a eu 8 en maths et 9 en bio. Bon, combien de point le prof de maths peut-il ajouter ? Un, et c’est déjà beaucoup. Oui, mais en bio je ne peux quand même pas ajouter plus que deux points. Qu’allons-nous faire ? Jetons un nouveau coup d’œil à son dossier... Comme vous l’aurez compris, la performance à l’oral est presque secondaire dans cette histoire, on en parle très peu, car de toute façon elle est mauvaise, sinon le candidat ne serait pas là.

Il y a deux types de dossiers. D’un côté l’élève qui n’a rien fait pendant l’année, il n’est probablement pas bête, il n’a juste rien fait en première ni en terminale, il est même redoublant, mais ça ne l’a pas plus motivé. Pourtant, l’élève en question n’a pas moins bien réussi que ses camarades, et en plus c’est à lui qu’il manque le moins de points pour rattraper le bac (12 à peine), à contrecoeur, mais nous ne pouvons pas lui refuser.
L’autre type de dossier, c’est plutôt la fille (eh oui) faible, mais dont les profs vantent le sérieux et le travail. Elles ont parfois 10 ou 11 de moyenne à l’année, mais même avec 7 le prof soutient qu’elle travaille. Je ne peux m’empêcher de me demander si "sérieux" ne veut pas dire juste "sage, ne perturbe pas la classe", ou si c’est plus sincère. En tout cas, avec un dossier comme cela, on a envie d’aider la fille à gagner ses quelques points.

(Remaque : sur les 8 candidats, il n’y en avait qu’une qui avait beaucoup de points à rattraper. Les autres avaient tous au-dessus de 9,5/20 de moyenne.)

On se retrouve donc à ce stade avec un cas de conscience. On avait déjà été prêts à monter d’un point pour mettre 10, maintenant il ne manque plus que 4 ou 5 points sur 360 pour avoir le bac. C’est quand même bête de rater son bac pour si peu, surtout quand on a été une élève gentille et sérieuse. Oui mais alors vais-je mettre 11 à celui qui ne sait pas même pas la formule de la dérivée d’un produit ? Et le prof d’histoire qui n’ose pas monter alors que son candidat avait soutenu que la Vème République (qui constitue quand même le tiers du programme d’histoire de terminale) a commencé "en 1980 avec François Mitterrand". Que va-t-on faire ?

Le cas le plus atroce, que nous avons retardé jusqu’à la fin, a été celui d’une fille, travailleuse d’après son dossier, à qui il manquait 25 points sur 360. Elle avait eu 2 en philo, mais elle a préféré passer l’oral en maths et physique où elle avait eu 10, ses meilleures notes à l’écrit. C’est vrai qu’elles sont plus coefficientées, mais qu’espérait-elle ? On voit que sa moyenne annuelle de maths était entre 10 et 11, pouvait-elle espérer plus ? En tout cas, ni en maths ni en physique on ne se sent de lui mettre 12, car bien que la prestation orale compte peu pour la note finale, elle intervient quand même un peu. Si cette fille avait pris la philo à l’oral, le prof n’aurait eu aucun problème à lui mettre 9 (qui était la note qu’elle avait eue toute l’année), et la fille aurait eu son bac. Alors que là, nous n’avons pas le droit de lui faire passer son oral de philo, nous discutons pendant un quart d’heure pour voir si nous pouvons faire quelque chose alors que nous savons pertinemment qu’elle ne mérite pas ses notes. Avec toute notre bonne volonté, nous n’arrivons pas à lui donner plus de 24 points. Nous finissons pas abandonner.

C’est bête pour cette fille d’avoir raté son bac simplement par un choix aussi stupide des matières pour l’oral, mais bon, on ne peut pas faire autrement. On remet les notes initiales pour qu’elle ne sache pas qu’elle était arrivée si près. Avec elle, on ne fait redoubler qu’une autre candidate, celle à qui il manquait beaucoup de points. Elle est chinoise, en France depuis trois ans, et a encore de grosse difficultés de langue. Et en plus elle a fait un choix vraiment stupide pour l’oral (repasser les maths qui était sa meilleure matière). Cependant, puisque son dossier dit qu’elle est très travailleuse, refaire une année de terminale lui permettra bien mieux qu’en BTS de consolider sa connaissance du français. Donc en tout deux recalés et 6 admis. Sur tout le jury ça fait 4 recalés sur 45, c’est plutôt bien déjà.

En sortant, je passe devant les candidats qui attendent toujours devant la porte leur résultat, je leur fais un sourire. Je suis vraiment triste pour la première fille recalée que j’avais moi-même interrogée, alors qu’on a donné son bac à l’autre glandeur. Je m’en vais la tête un peu basse.

Ce n’est qu’à l’extérieur du lycée, en rollers sur la descente, que mon esprit a retrouvé sa clarté. Cette histoire de l’oral de rattrapage est une monstruosité, qui permet au système éducatif de se donner bonne conscience. On met quelques profs dans une salle, en leur faisant croire qu’ils jugeront un candidat dans leur discipline. Cependant, en arrivant, on a déjà les instructions officielles qui précisent que l’on ne doit donner que des exercices d’application directe du cours. Elles précisent qu’il faut d’abord suite à l’oral mettre une première note, que l’on ne peut que monter en lisant le dossier de l’élève, et encore monter au cours de la délibération. On sait en plus exactement de combien de points le candidat a besoin, et on sait que tout se joue sur notre décision. Oui, le candidat aurait pu travailler pendant l’année ou entre l’écrit et l’oral, mais c’est trop tard maintenant. On sait qu’il lui manque tant de points, allons-nous lui mettre ou pas ? Si on ne lui met pas, il va refaire une année de terminale, dont on ne sait pas si elle lui servira à quelque chose.

Ce qui rend encore plus horrible cette situation, c’est que le critère sur lequel on dois évaluer le candidat (l’utilisation de telle propriété mathématique) ne lui servira plus si on lui donne le bac, donc ça fait bizarre de le faire redoubler pour cela. Il y avait peut-être des raisons plus sérieuses pour redoubler, si on avait pu lire les fautes de français sur une copie de philo, mais là n’est pas le point, elle a choisi de passer un oral de maths...

Donc voilà, on se trouve avec un cas de conscience horrible qui finit par induire la compassion. Comme en plus nous sommes plusieurs profs dans le jury et que tous ressentent cette même compassion, ces compassions finissent par se conjuguer pour aboutir à une compassion supérieure. Voilà l’horrible mécanisme. En sortant du lycée, j’ai retrouvé mon état de conscience normal, et j’étais écoeuré, je m’étais fait avoir. Le système a profité de moi pour me refiler sa mauvaise conscience et la responsabilité de faire passer des élèves dont le problème n’est pas qu’ils ont un niveau faible, c’est qu’ils n’ont rien à faire en terminale S spécialité maths. Eux aussi ont été trompés quand on leur a fait miroiter la possibilité d’un bac S, alors maintenant on le leur donne.

J’ai ici découvert le mécanisme pervers qui pousse les profs à se rendre complices d’un système pervers. Non, il n’y a pas de directives rigides que nous serions obligés d’appliquer ("donner le bac à tout le monde") c’est beaucoup plus subtil. Je m’étais toujours demandé comment c’était possible que les commissions d’appel, constituées de profs qui pourtant voudraient qu’on respecte l’avis qu’ils formulent sur leurs élèves, pouvaient aller à l’encontre du conseil de classe et faire passer des élèves dans la classe suivante alors que c’est une pure folie. Ca y est, j’ai compris. Ceux qui rentrent et sortent d’une commission sont probablement des gens consciencieux qui réprouvent le laxisme actuel et la dépréciation de l’école. Une fois dedans, il y a un mécanisme générateur de compassion par de subtiles incitations et par mimétisme, qui fait qu’on s’apitoie sur le candidat, et qu’on accepte n’importe quoi.

Je ressors de tout cela vraiment écoeuré. En ce qui concerne l’oral, il y aurait pourtant une solution simple pour éviter l’hypocrisie de la situation. L’oral de rattrapage ne devrait pas servir à brader le bac, mais plutôt à offrir une chance aux élèves ayant déjà le niveau requis, mais qui ont eu un accident à l’écrit. Il suffirait donc de mettre un oral de même niveau de difficulté que l’écrit, et de ne pas donner les notes de l’écrit à l’examinateur, afin que celui-ci puisse noter de manière impartiale. L’élève qui ne gagne pas de points (parce que son niveau est trop faible) est recalé, point. Ce que je dis ne conduit pas forcément à un taux d’échec plus important. Si on décide de donner le bac à des élèves faibles, il suffit de baisser une fois de plus le niveau de l’écrit, on n’est plus à cela près. Par contre, stop au décalage entre écrit et oral, ça n’a pas de sens. (Si par contre on veut rehausser le niveau général, la c’est plus dur, la solution ne tiendrai pas "dans la marge de ce mail"...)


En rentrant chez moi, je regarde les nouvelles sur internet.

"Le taux de réussite au baccalauréat pour le premier groupe (qui ne prend pas en compte les élèves devant passer le rattrapage) a progressé de 5,1% pour la série générale et de 0,2% pour la série technologique par rapport à 2005, a annoncé mercredi le ministre lors d’une conférence de presse."

Dans mon jury, il y avait un candidat ayant obtenu 19,5 de moyenne générale. J’aprends qu’à Chambéry une candidate a obtenu (grâce aux options), 20,18 de moyenne générale. C’est clair que le niveau monte...

Et le ministre de se féliciter, d’expliquer que les deux mois de grève contre le CPE n’ont en fait pas affecté le travail des lycées, et que c’est justement grâce à leur travail que les élèves ont obtenu un taux de réussite aussi élevé. Rien à dire le bac 2006 est un grand cru. _ Puisqu’on y est, notre ministre en profite pour proclamer que l’Education Nationale marche aujourd’hui beaucoup mieux qu’il y a un an, quand il est arrivé. Tout va pour le mieux

En écrivant cela, je pense au sourire du héros de 1984 à la fin du livre, quand il est enfin guéri de sa maladie. Je suis content d’avoir un an devant moi pour penser à des choses plus positives et plus faciles avant de me réattaquer aux problèmes du système.

Je vous souhaite entretemps bien du bonheur

F.

Article précédent : Nos lycéens paresseux seront-ils les métaphysiciens du monde ?

Article suivant : Le prof de maths qui ne sait pas faire une division, la bureaucratie, tout va bien, M.Kafka

Ce site est tenu par : Francesco Colonna Romano
Pour m’écrire : francesco ’arobas’ alamemeetoile.net