Et me voilà de retour à Chengdu dans ma guesthouse chaleureuse, au milieu des autres backpackers... le retour a été un sacré choc... à la première ville chinoise traversée sur la route je prends en pleine face la foule qui se presse, les échoppes où s’entassent tant de marchandises, les klaxons, les voitures, les vélos, le grand chaos de rue et de la multitude.
Chengdu est plus violent encore avec ses banlieues infinies couvertes de nouveaux condos puis son centre ville plein de néons. Dire que le matin meme j’étais dans les collines désertes à 3800m... et me voilà dans une mégalopole surpeuplée au cœur d’une morne plaine.
Mais évidemment le chauffeur de taxi est adorable et je me dis que mieux vaut débarquer d’un tel voyage à Chengdu qu’à Shanghai !
Le réveil est néanmoins difficile car j’ai le mal des montagnes à l’envers ! C’est de retour à quelques misérables 500m d’altitude que je me retrouve accablée de terribles maux de tete façon gueule de bois, alors qu’à 3800 je me portais comme un charme ! Ce n’est pas une raison pour trainer à la guesthouse et après avoir retrouvé les plaisirs d’un bon café matinal en lisant mes emails, je repars nonchalamment à l’assaut de la ville. La première étape est une blague : le Vieux Chengdu. Le vieux Chengdu n’existe plus depuis des lustres mais un petit quartier a été préservé des bulldozers et comment dire, remastérisé ! On a repeint, redécoré, réhabilité et reconstruit un petit quartier de deux trois rues dans le style traditionnel local, entres colombages et fioritures de bois sombre sculpté sous des toits en pagodes cambrées... oh oui c’est très très joli, mais c’est dysneyland ! Des restaus et des boutiques à touristes, des barbes à papa et des attractions de foire... tout sent le vernis frais et le divertissement à la Mickey. Heureusement dans les petits stands de snacks je déniche une spécialité locale qui m’avait échappé, de petits légumes croquants roulés dans des crèpes ou de fines tranches de tofu, le tout généreusement arrosé de sauce très épicée à la séchouanaise et de cacahouettes grillées... Un petit délice qui me fait presque oublier l’ambiance si artificielle de l’endroit.
Deux temples joliment restaurés délimitent le quartier, Wenshu. le plus connu est surpeuplé et décevant car c’est plus une attraction touristique qu’autre chose, meme si ses jardins sont d’un calme surprenant, avec ces petits pavillons dans les bambous où les petits vieux viennent passer l’après-midi à bavarder en bravant l’assaut des moustiques. Le second est un petit bonheur. Oublié des circuits touristiques, c’est d’abord un lieu de prière et de vénération, et un lieu de vie. Toutes les vieilles dames du quartier s’y donnent rendez-vous, pour un déjeuner végétarien offert et servi par les petites nonnes adorables dans leurs robes ocres et qui se pretent avec une gentillesse non feinte aux bavardages de rigueur avec les habituées.
Sur ma lancée je décide d’aller jeter un œil à un autre temple, à l’autre bout de ville. Mais après 1 heure de compression dans le bus qui avance à peine dans les embouteillage, je découvre que le petit temple est en fait tout un ensemble de pavillons perdus dans un immense parc. Le cœur et les jambes me manquent pour une telle exploration, alors je me rabats sur le quartier tibétain juste en face... Bonne pioche, c’est une ballade amusante le long de rues bordées d’arbres et remplies de boutiques vendant tout un bric à brac tibétain... Des moulins à prières- du plus petit à l’énorme cylindre coloré et recouvert de mantras- des pierres vendus en vrac, des thankas , des colliers de cuir et de talismans, des robes de moines et des lourds manteaux de fourrure... et meme les trones que l’ont retrouve dans tous les monastères pour donner un peu de hauteur aux grands lamas... le tout dans une ambiance sereine... un peu trop sereine , un peu trop calme pour la Chine peut-etre et quelque chose me chiffonne. Un petit quelque chose inhabituel... Les voitures de police évidemment, qui circulent à un rythme tout à fait inhabituel, et meme à ce carrefour des voitures de l’armée et tout un bataillon de soldats devisant avec un groupe de flics. Parano olympique ou signe que tout est loin d’etre pacifié, en tout cas cette surveillance peu discrète casse un peu l’ambiance...
Une visite au magasin de disques et de dvd me redonne la peche, et aidée par les vendeuses adorables qui se mettent en quatre pour comprendre ce que je veux, je fais mon shopping... Comment expliquer que je veux une compile des derniers tubes électro-tibétains, sans dico, sans connaitre évidemment ni le mot compile, ni disque, ni chanteurs, ni a la mode... ni rien d’autre que musique et chanson ??? eh bien on y arrive ! et je repars toute guillerette avec sous le bras deux ou trois compiles pour ramener à Singapour un peu de l’ambiance de mon voyage... Coté chinois, ces ballades pop doucereuses et leur arrangement à l’orgue bontempi qui passent partout me suffoquent, et pour rien au monde je n’achèterais une compile de ces chanteurs geignards qui semblent répéter à l’infini de lamentables wo ai ni (je t aime... zut je croyais qu’il y avait plus de 30 000 caractères, mais pour faire un karaoké chinois en fait ces 3 caractères font largement l’affaire !!!)
Coté tibétain, je me régale de ces rythmes énergiques qui mettent de bonne humeur et donnent envie de sauter à cheval pour une longue ballade à travers les steppes, meme si c’est tout aussi commercial.
Curieuse, je repars aussi avec des dvd touristiques chinois sur le Tibet. J’ai failli prendre aussi "La grande histoire du Tibet" donc le résumé hilarant laissait entrevoir un documentaire passionnant prouvant que le Tibet a toujours été sous gouvernance chinoise, que la Chine a en 59 libéré des millions de serfs d’un esclavage millénaire et que dans son immense bonté, en investissant si massivement dans ces contrées perdues, la Chine a permis à tous les tibetains l’accès à une vie confortable et moderne. Amen.
C’en est assez pour la journée, je compte faire une excursion le lendemain à Leshan voir le fameux bouddha et préfère me reposer un peu.
Excursion désastreuse, ma vraie première excursion touristique à la journée depuis mon arrivée en Chine. Non je ne vais pas jusqu’à booker un tour organisé et me débrouille toute seule, mais des la gare routière je comprends mon erreur. C’est une gare 100% touristique et en ce samedi je suis submergée par une foule de petites familles, sac au dos, en partance pour les nombreuses attractions autour de _ Chengdu... Aaargh ! Ca commence bien !
Après deux heures d’autoroute monotone dans le bus le plus moderne, immaculé et climatisé rencontée jusqu ici en Chine, on nous dépose au milieu de nulle part et je me bagarre avec des taxis qui me prennent pour une Rotshild et me demandent 10 fois le tarif normal en se foutant ouvertement de ma gueule. Je finis par dénicher un bus, je descends au mauvais endroit, et c’est un papy adorable sur son trickshaw qui vole à mon secours pour 10 yuans... il doit se sentir coupable de me demander le double du tarif car il me donne milles informations, un plan et viens meme m’aider à acheter mon billet... Pour ma part je lui donne volontiers, c’est la première journée ensoleillée de mon séjour dans la région et je plains mon papy qui pédale comme un fou dans le cagnard pour grimper la colline. J’ai horreur des rickshaws à vélo, je ne supporte pas d’etre ainsi "motorisée" par un autre etre humain... mais vu qu’il n y a pas le choix... je paye en yuans ma culpabilité.
Le grand bouddha de Leshan est une statue de 71m de haut, sculpté à meme une falaise tombant à pic sur une rivière.Tout un complexe a été aménagé derrière avec des temples et des petits musées plus ou moins convaincants apparemment, et dans cette fournaise je ne suis pas enchantée à la perspective de passer des heures dans la foule à arpenter le site, et faire la queue trois heures pour descendre le long de la falaise à cote du Bouddha puis rejoindre la mini plate forme surpeuplée à ses pieds... Donc j’opte pour la ballade en bateau en espérant plus de tranquillité et un peu plus de recul face au monument.
Peine perdue, le bateau est plein à craquer de barbares hurlants et le bateau vient se caler pile sous la plateforme où nous restons un quart d’heure histoire d’avoir le temps de bien faire nos photos. J’ai oublié le mien et c’est tant mieux car sans recul c’est ridicule. Franchement dans ce capharnaum touristique le bouddha n’apparait pas spécialement impressionnant cerné par les touristes qui descendent l’escalier à sa gauche et par les bateaux et vedettes qui amènent leurs contingents de photographes amateurs.
J’essaye d’imaginer combien le site devait etre fascinant et saisissant quand, il y a quelques siècles, les bateaux au détour d’un coude de la rivière tombaient sur cette majestueuse statue...
De cette magie il ne reste absolument rien, je n’ai plus qu’à rentrer à Chengdu.
Je ne plaçais pas spécialement d’espoirs dans cette excursion, décidée sur un coup de tete, surtout pour passer une journée pas trop fatigante sans pour autant rester à la guesthouse. J’aurais mieux fait d’accepter ma fatigue, mon trop plein et mon besoin de repos. Dès qu’on est fatigue la Chine peut devenir insupportable, avec tout ce bruit, ces bousculades, cette agitation permanente, et il faut etre zen pour se rendre dans ces lieux hyper touristiques.
Zen et vigilant, tout ce que je n’ai pas la force d’etre, je suis trop crevée pour me battre avec un taxi pour rejoindre la gare routière et prendre un vrai bus pour Chengdu, alors je me laisse embarquer par un rabatteur qui me promet un car tout de suite, ici meme devant le site... Je me méfie mais d’autres chinois se laissent embarquer et je capitule. Évidemment les chinois voyagent rarement, n’ont aucune expérience des arnaques touristiques et je n’aurais jamais du les suivre aveuglement.
Mon instinct était plus perspicace, et ce bus est une arnaque : Oui, oui ! il part maintenant... oui oui maintenant... trois quart d’heures après il s’ébranle.. et mettra une heure chrono à parcourir le petit kilomètre qui longe les différents parkings du site, tentant de rameuter plus de passagers. Quant à la destination promise à Chengdu, la gare du sud, c’est une plaisanterie et nous serons largués à deux bon kilomètres de là sans le moindre ménagement.
Je comprends mieux d’un coup les mésaventures des travellers racontant comment ils se font systématiquement larguer sur des échangeurs d’autoroutes au milieu de nulle part : trop timides pour affronter le vrai vendeur de ticket de la gare routière et ses airs rogues ils suivent le premier rabatteur qui leur promet un bus pour leur destination et se retrouvent dans la panade à l’arrivée....
Seul bonheur de la journée, mes deux chauffeurs de taxis bavards et rigolards avec qui je traverserai les quartiers les plus sympas de Chengdu à l’aller et au retour. A force de trainer dans la ville je découvre que les quartiers résidentiels sympas sont encore légion, ces petits quartiers bas de hlm où règne encore une vraie vie de quartier, loin des avenues trop larges et des cubes de béton du centre.
La guesthouse est justement au cœur d’un ces vastes quartiers et ce soir pour me remettre de ma pénible excursion je vais manger avec Anne, autre voyageuse en solo, un hot-pot dans un petit restau sans prétention niché au cœur du quartier. L’accueil est formidable et Anne a ce culot qui me manque encore dans les restos de demander tout simplement à aller en cuisine regarder et pointer du doigt ce qu’elle veut manger... sans un mot de chinois évidemment... Bon, mes services de traductrice débutante ne sont pas forcement de trop non plus, et en moins de deux on nous sort une table supplémentaire en terrasse et on nous emmène en cuisine pour une séance rigolarde de prise de commande. Champignons, racines de lotus, nouilles locales, poisson et ce que nous prenons pour du foie et qui en fait est du sang fige (!)... tous les ingrédients sont amenés crus sur notre table où l’on a dressé un grand wok séparé en deux parties. Deux bouillons y mijotent, le hot et le soft... A nous de jouer et de tremper nos ingrédients dans le wok en tentant de ne pas les perdre de vue dans le magma du bouillon ce qui ne manque pas d’arriver et donne lieu à de vastes opérations de recherches rigolardes dans les tréfonds du wok, au milieu des choux, carottes, concombres, piments jujubes et autres ingrédients qui lui donnent sa saveur. Je pense que nos hotes nous ont fait l’honneur d’un spécial laowai, car c’est très épicé certes, mais parfaitement supportable, quand tous les guides promettent que le hotpot est un plat diabolique à faire cracher du feu à tous les imprudents qui s’y frottent.
Plus qu’un plat, le hotpot est un cérémonial sans chi-chis et l’occasion de passer un long moment entre amis , et c’est une belle soirée que je passe en la compagnie d’Anne.
Anne part demain pour Danba et Tagong, elle veut partir randonner seule sur le grand plateau. Ancienne ingénieure de 40 ans, elle a quitté son travail à 33 ans et vit depuis d’expédients, faisant quelques missions humanitaires aux quatre coins du monde et voyageant énormément quand elle ne rentre pas chez son ami en Angleterre où elle s’adonne à sa passion pour la cuisine et se recrée tout un terroir, apprenant à faire son propre reblochon ou faire pousser des champignons... C’est une ame libre comme on en croise parfois sur la route et je lui serai toujours gré de’m avoir initiée à la technique culottée du "montre moi donc ta cuisine que je te dise ce que je veux manger ! ".
Partout autour de nous règne cette meme ambiance amicale. En cette chaude soirée, après la première journée ensoleillée et caniculaire depuis des jours, la rue est bondée de chinois savourant en terrasse leur hot pot, restant des heures à tremper paresseusement leurs ingrédients en buvant bière sur bière. C’est un quartier populaire et ce hotpot, que l’on paie très cher désormais dans les restaus chics, bobos ou touristiques du Sechuan, ne nous coute presque rien et nous offre l’occasion de savourer l’ambiance incroyablement chaleureuse et détendue de ces petites rues où l’on traine entre amis jusqu’au milieu de la nuit.
Décidemment je suis en train de tomber en amour avec Chengdu, comme tant d’autres, et faisant avec Anne un bref bilan de mon voyage qui s’achève je réalise combien j’ai plus généralement aimé cette rencontre avec la Chine.
Comme beaucoup je suis arrivée à Singapour, ce grand carrefour de l’Asie, très attirée par le continent mais ne sachant pas vraiment quelle culture, quel pays me captiverait. Apprendre le chinois semblait naturel vu l’environnement, mais je ne savais presque rien de la Chine et n’avais jamais eu spécialement envie d’y voyager. Ce n’est pas original, mais c’est le Japon, son raffinement, son étrangeté et son sens de l’esthétique inégalable qui me fascinait. Certains amis avaient d’ailleurs très vite renoncé au mandarin pour se tourner vers le japonais qui les attiraient nettement plus.
Après ces quelques semaines en Chine je sais que je ne me suis pas trompée de chemin, en regardant les quatre compères rigolards qui à la table d’à coté ont enlevé leurs T-shirts pour raffraichir leur bedaines échauffées par le hot pot, je me dis que c’est ce coté chaleureux et sans manière des chinois qui les rend si attachants, et que meme si je reve d’aller faire un tour au Japon, l’aridité de la culture de l’archipel me fatigueraient certainement très vite. J’aime l’exhuberance chinoise, la rudesse et la bonhommie, la multitude, le bruit et le chaos... et cette gentillesse incroyable qu’on rencontre tous les jours sur la route et que l’on associe pas à priori avec la Chine... Tout le monde est surpris quand on raconte combien les chinois sont gentils et généreux, mais sous le masque de plomb du maoisme, meme si les dégats ont été incommensurables, tout n’est pas mort en Chine et c’est une Chine conviviale et chaleureuse qui renait depuis 20 ans.
Je suis heureuse d’avoir passé tant d’heures à m’escrimer sur cette langue si bizarre à nos oreilles occidentales, à m’esquinter les yeux sur ces caractères impossibles, et je repars en sachant exactement quel chinois je veux parler : un chinois grammaticalement bancal pour commencer, tant pis pour les subtilités, je veux juste qu’on me comprenne et comprendre, et donc je vais mettre a profit cette année pour enrichir mon vocabulaire et revenir parée pour des conversations moins maladroites, moins étriquées par l’étroitesse de mon champ lexical...
Je repars également très énervée contre les médias occidentaux qui ne donnent de la Chine qu’une vision sombre, menaçante et déprimante. Oui la Chine est un vaste et horrible chantier où chaque jour on enterre sa culture au buldozer, oui l’exploitation de la main d’œuvre pauvre des campagnes est parfaitement immonde, oui une grande partie de la population vit encore dans une grande pauvreté, et oui les villes sont souvent asphyxiées de brouillards polluants, oui la liberté d’expression n’est pas la valeur fondatrice de la Chine... Mais des efforts énormes sont fait en matière d’environnement, l’immense chaos de ce territoire infini est plutot bien maitrisé, la propagande n’atteint jamais les paroxysmes asphyxiant des années maos et la plupart des chinois y sont indifférents se contentant de vivre leur petite vie tranquillement. La censure se relache, on accède aisément en ce moment à tous les sites de médias français, memes les articles sur le Tibet ou le Dalai-Lama et l’on ne m’a jamais demandé mon passeport pour me connecter...
Et si la pauvreté est évidente dans les campagnes et chez les migrants, ça n’atteint jamais le niveau de misère absolue dans lequel stagne une part si importante de la population indienne. La Chine est beaucoup plus développée que l’Inde et les conditions de vie y sont incomparables.
Et surtout on parle si peu de ce qui fait de la Chine un pays si fantastique ! Un territoire d’une impossible diversité abritant des merveilles naturelles inouies, et ce dynamisme que l’on ressent partout, cette population tout à sa joie de revivre et d’avoir enfin un espoir pour ses enfants. On a beau passer les villes au buldozer et tenter d’écraser la culture chinoise sous des masses de béton, les chinois n’ont pas dit leur dernier mot et je ne crois pas que la chaleur humaine disparaitra de sitot. Et quand bien meme certaines villes deviennent tristes et froides, c’est grand la Chine. Il restera toujours des milliers de petites villes paumées, de villages tranquilles échappant aux radars touristiques.
Il ne faut pas se laisser berner par la propagande de la peur ; certes tout n’est pas rose en Chine, on y trouve autant de salauds qu’ailleurs et un terrain politico-économique qui leur permet de prospérer, autant d’horreur et de stupidités que n’importe où, et un gouvernement pas très subtil, et c’est une litote. Mais la Chine ce sont aussi et tout simplement des millions de Chinois, c’est à dire des gens comme vous et moi, qui veulent juste vivre tranquilles et avoir droit à leur juste part de prospérité.
Oui , il va nous falloir partager la planète avec ce grand monstre et le défi peut sembler désespérant. Mais après avoir passé quelques semaines dans le pays c’est fou comme le sentiment de menace disparait pour faire place à l’envie de relever le défi, pour eux tout simplement, tous ces gens qui en chemin m’ont souri, aidée accueillie.
Et voila ! Dernier jour à Chengdu, mon train part ce soir à 22h, une nuit, un jour et encore une nuit dans ma couchette et je serai à Canton, pour une ma journée d’adieu à la Chine, ou plutot , simplement pour prendre le temps de dire au revoir, et à bientot !
Tzai jian ! Ming nian jian... on se retrouvera.