Avertissement
Ce texte est juste une présentation des idées que j’ai pu découvrir au sujet de la Programmation de Pensée. C’est encore très confus et imprécis, et il reste beaucoup d’explorations à réaliser. Entretemps, toutes vos contributions sont très bienvenues.
Le But de la Programmation de Pensée
Choisir ce qu’on veut être, être plus heureux, plus efficace, equilibré, construire un noyau de base de certitude sur lequel s’appuyer pour agir. Dans la pratique, le but essentiel c’est de fixer la mémoire des moments de bonheur (là ou on perçoit le sens des chose et notre place par rapport aux autres), ne pas douter du fait que s’il se terminent ils vont revenir, et créer les conditions propices à ce retour.
Remarque : on voit ici comment replacer cette page parmi mes textes spirituels. Le terme "programmation" a le défaut de donner l’impression de quelque chose d’artificiel, mais c’est une manière directe de noter les choses telles qu’elles sont. Gardez en mémoire que "programmation de pensée" est pour moi ici synonyme de "spiritualité" : une fois qu’on a fait le constat qu’il y a un Sens, que Dieu existe, que tout n’est pas équivalent, alors on peut se "programmer" pour garder en mémoire cette certitude, tout comme on se programme pour retenir des tables de multiplication. Mais si on perd la certitude des choses, si on ne sait plus dans quel but on se programme, on finit par avoir l’impression que rien n’a de sens, et c’est dangereux. Voilà un exemple de description dangereuse. Bien sûr, on passe tous par des moments de doute où nous percevons les choses de cette manière, mais si on accepte de ne pas mettre en doute le fait que dans le passé on a perçu le sens de tout cela et qu’à l’avenir on pourra le retrouver, alors les moments de doute passent, et on peut aller toujours plus loin.
I) La simplicité de l’homme et la programmation de pensée.
Résumé de ce qui va suivre :
on peut se rendre compte en s’étudiant qu’en réalité, alors que nous nous croyons compliqués, nous sommes fondamentalement simples et dépourvus d’une identité très définie. Au plus profond, nous sommes à peine quelques lignes de commandes, et nous pouvons nous rendre compte que celles-ci n’ont pas de raison d’être à priori. Si nous le préférons (parce que c’est meilleur pour nous et pour les autres), nous pouvons les remplacer simplement. D’où l’idée de programmation de pensée.
L’être humain est fondamentalement simple. En réduisant au maximum il ne reste que : "Chaque être cherche à éviter la souffrance et obtenir le bonheur." Au-dessus de cela se greffent quelques principes directeurs de la stratégie adoptée (réussite professionnelle, séduction, famille, compétition, etc…) et la vision du monde (il y a ici un nombre très limité de schémas, par exemple ceux de Sheldon : le bien c’est soit être en harmonie avec la nature, soit la dominer et l’utiliser, soit s’en détacher). Et enfin les blocages ou peurs, qui correspondent à des stratégies qu’on s’interdit d’utiliser.
Mais tout ceci est très réduit. Intuitivement, toutes mes idées (ou celles de n’importe qui) sur tout pourraient tenir en 20 à 50 pages, pas beaucoup. Toute théorie devra donc etre simple aussi.
Bien sûr, nous pouvons percevoir la simplicité des autres, mais vus de l’intérieur, nous nous croyons compliqués. Cependant, une fois prise conscience des mécanismes simples qui nous dirigent, on peut les changer, les reprogrammer. Puisque tout est simple, il n’y a qu’à remplacer une ligne de code qui n’est pas pratique (par exemple : "je suis ambitieux et je cherche la réussite en dominant les autres") par une autre plus adaptée (par exemple "les autres sont mes alliés, je vais essayer de les aider pour réussir ensemble"). Les jeux sont faits. Cette étape, puisqu’elle est réalisée en pleine conscience, n’est pas difficile. La seule vraie difficulté c’est prendre conscience des mécanismes simples qui nous dirigent, et voir à quel point ils sont arbitraires.
Intuitivement, la théorie de la programmation de pensée devrait se réduire à une petite description de ce genre (avec éventuellement une classification des profils humains), complétée par un livre de recettes et techniques adaptées a ces divers profils.
A priori, je distingue deux types de travail sur soi pour se reprogrammer :
- Détruire peu à peu toutes les couches superficielles, jusqu’à arriver au noyau central, et puis reconstruire autrement.
- Travailler à la surface, manipuler les phénomènes superficiels (les mots que l’on prononce ou écrit, les actions que l’on réalise). La transformation va d’elle même peu à peu s’infiltrer jusqu’à parvenir au noyau. Jusque là, on se force à agir et parler COMME SI on avait déjà opéré la transformation en profondeur.
(Je viens de remarquer que cette division correspond a peu pres aux deux voies du bouddhisme : soutras et tantra.)
II) Le travail en deux phases (déconstruction et reconstruction)
1) Déconstruction
Il s’agit de creuser et se défaire peu à peu de tous les programmes que nous a inculqués notre éducation, pour parvenir à la connaissance de notre noyau (simple).
Voici les techniques que je connais un peu :
Introspection, analyse : pourquoi ai-je fait ça ?, etc (en gros, ça doit englober psychanalyse et certaines théories psychologiques). Voir que ce qui nous paraissait évident et nécessaire ne l’est pas pour d’autres cultures, et donc remettre en question toutes ces certitudes.
Castaneda : "effacer sa propre histoire personnelle" : en connaissant notre passé, les autres nous retiennent dans notre role passé, et nous freinent dans notre transformation. Empêcher ceci.
Se débarrasser des habitudes (Castaneda : être un chasseur et non une proie). Pour cela on peu jouer à dérégler au moins les rythmes alimentaires et de sommeil, à s’adapter a tout, suivre l’imprévu.
Faim, fatigue, musique, danse, méditation, herbe et autres psychotropes : ils permettent de déstabiliser l’esprit, les certitudes en se rendant hypersensible à la réalité extérieure. Certains produits permettent aussi de simuler des moments difficiles (maladie, peurs, etc) et de voir comment ceux-ci passent. Et aussi parfois de s’observer de l’extérieur, faisant ainsi apparaitre notre simplicité.
La théorie bouddhiste : c’est une théorie qui détruit toutes les autres. On sait que tout ce qu’on croit être n’est que construction de l’esprit, du coup on n’a pas le droit de s’y accrocher.
2) Reconstruction
En fait, cette étape est simple, une fois détruits les conditionnements qui l’empêchaient. Il s’agit juste de continuer les pratiques destructives (toujours) pour rester bien conscient du noyau fondamental, sur lequel s’appuie tout le reste. On est conscient du fait que seul le noyau compte vraiment, le reste n’est que construction arbitraire (suivant notre goût), elle n’a pas besoin et ne peut avoir aucune autre justification.
En fait a ce stade, puisqu’on a atteint le noyau fondamental (qui est comme un axiome premier), ca n’apporte plus rien de le remettre en question. On peut le stabiliser par un modèle du monde (ex : les modèles religieux, celui existentialiste, la recherche de la beauté, etc…, cf mon texte sur une définition de Dieu), afin de ne plus avoir de doutes et être plus efficace dans l’action.
Penser bien sûr à orienter la reconstruction vers des activités gratifiantes pour soi et les autres (travail manuel, travail social, altruisme, etc).
III) Le travail de surface
Principe : nous savons (bouddhisme) que le noyau de chacun est vide. En creusant nous n’arriveront qu’à "Je cherche le bonheur et ne veux pas souffrir." et il n’y a pas de problèmes à ce niveau. C’est donc dans toutes les constructions qui se greffent sur ce noyau que réside le problème. On va essayer de travailler a la surface, en espérant que ceci va entrainer les couches inférieures. Ces techniques seraient adaptées en particulier à ceux qui ont du mal à creuser en eux-mêmes (même si un minimum reste nécessaire).
1) PNL (Programmation Neuro-Linguistique) : on m’a juste parlé d’un exercice qui permettait au moment de monter sur scène de retrouver des traits de caractère désirables que nous avions à un autre moment. A terme ça devient automatique. Tout ceci ne suppose pas d’analyse en profondeur.
2) ça c’est une idée à moi, je la rapproche des mathématiques ou un changement de définition ou de notation permet parfois de se sortir d’impasses. Le point de départ c’est le constat (on m’a dit que Platon en parle déjà) du pouvoir des mot : nous voyons tous la même réalité, mais quand nous cherchons à la décrire nous devons utiliser des mots, et nous finissons par réduire la réalité à la description verbale.
Exemple : je sens de l’attirance pour une fille (avec qui en fait je n’ai rien a partager), et cette fille ne veut pas de moi. Si j’appelle mon sentiment "amour", j’aurai du mal a le dépasser car l’idée que nous avons c’est que l’amour est quelque chose de bien, et on ne va pas lutter contre. Du coup on souffre. Mon idée : on s’interdit d’appeler ça de l’amour (je définis l’amour comme la possibilité et l’envie qu’ont deux êtres de partager quelque chose, il est nécessairement réciproque), on va dépasser plus vite cette situation.
Revenons au cas général. Ayant remarque le pouvoir des mots, je décide de changer mes définitions, afin que les termes ne soient pas ambigus, de telle sorte que je puisse affirmer par exemple : Dieu existe, il n’y a pas d’amour malheureux, ceux qui est agréable ("divertissement") est tout aussi sérieux que le travail, etc…
En se forçant à penser et à s’exprimer de cette manière, je suis convaincu que l’on fait disparaitre beaucoup de pensées qui nous bloquent (notamment des sens de culpabilité, ou les doutes quand au sens des choses).
Ces idées sont pour l’instant développées dans mes textes sur le pouvoir des mots et une nouvelle description du monde.
IV) Où je suis pour l’instant dans la connaissance de ces techniques :
je connais bien les idées de Castaneda (qui lui devrait s’être inspiré de Gurdjeff et des philosophies orientales)
j’ai fait une retraite bouddhiste de 10 jours, où j’ai appris les bases de la théorie, et fait quelques essais de méditation (mais j’ai discute de ça avec d’autres aussi). Lu aussi des idées de quelques maitres hindous et fréquenté des ashrams.
dérèglement des habitudes : je m’entraine, mais a part alimentation et sommeil, je ne sais plus trop quoi dérégler
psychotropes (au sens généralisé) : je commence a voir comment marchent certaines choses, mais ça reste incomplet. J’ai aussi des contacts (à rétablir) avec 3 disciples espagnols d’un très bon chamane péruvien.
mon idée de changement des définitions des mots : je l’applique à moi-même, et j’aime bien le résultat. J’essaie aussi de l’expliquer sur ce site.
j’essaie de voir comment utiliser danse et musique, mais ça en est au début
je ne connais à peu près rien des théories de psychologie
(dernière mise à jour : octobre 2003)