Un samedi après-midi tranquille à Paris
je suis rentré hier, les 10000 km de voyage sont passe vite. Mon voyage aura ete extraordinaire jusqu’à la dernière heure : je marchais dans Lima, c’était désormais mon troisième passage, et je reconnaissais bien les rues, j’ai mange ma dernière ceviche (poisson cru marine dans du citron), et des trucs dans la rue genre riz au lait, churros, empanadas, biscuits, boissons chaudes. Je savais bien où trouver tout ça, les gouts, les prix. J’ai marche jusqu’à la plaza San Martin, la zone piétonne, il y a un type qui faisait un tour de magie et s’est servi du seul gringo pour attirer plus l’attention. Que des péruviens, mais j’étais a l’aise. Je pouvais partir car désormais je me sentais un peu chez moi ici aussi. Et puis je reviendrais un jour.
le retour a Paris etait aussi dans la joie. Plaisir de retrouver un pays ou il fait jour le soir, les gens parlent francais dans la rue, on peut acheter des sandwichs grecs sur la rue Mouffetard et des abricots dans les supermarches. A part ca, rien n’a change, et c’est pour ca que j’aime etre ici en ce moment.
J’ai déjà revu des gens, fait gouter mes feuilles de coca que j’ai ramené au péril de ma vie, j’ai mis tous mes mails péruviens sur ma page web, il était 4h20 du matin mais cette fois le décalage m’aide. Ce matin par contre, je n’ai pas entendu le reveil a 8h30 et j’ai rate le petit Pot (petit dej commun en jargon de l’Ecole). En fait je me suis retrouve allonge normalement dans mon sac en drap, sous la couhette, bien installe, dans le sens oppose a celui dans lequel je m’etais couche hier. Mais bon, il etait 12h30, et j’en ai profite après une douche merite et une lessive necessaire pour aller faire un tour, manger mon deuxieme sandwich grec et acheter du fromage blanc. J’ai aussi reécouté ma musique bolivienne qui est toujours grandiose et Desolation Row de Dylan qui est une des chansons de ce siecle ( merci Augustin), ou plutot du précédent.
Bref, les seules mauvaises nouvelles c’est que je me suis fait avoir avec le deuxième tiers des impots (ça m’était arrive en Thailande avec le premier), donc je vais devoir payer la majoration (heureusement que j’ai pas gagne beaucoup d’argent cette année) la aussi. Et plus embetant : j’ai trouve une lettre du ministère qui dit que si je ne demande pas mon report de stage d’agreg avant le 13 mai, je vais etre affecte quelque part. Non que ca ne m’intéresse pas d’enseigner a une classe de gamin, mais j’avais d’autres projets pour la rentrée prochaine. Je crois que j’arriverai à rattraper ça. Enfin j’espere. Et puis ils ont qu’a pas attendre trois jours après mon départ pour m’envoyer les lettres importantes.
Voila, a part ca, la vie est toujours belle et le moral au beau fixe. J’ai hate de vous revoir tous (je viens de voir qu’ici ils me manque une bonne partie des numéros de téléphone, donc j’attends que vous m’appeliez ou m’écriviez un mail en premier). Je vais rester un peu entre Paris et Amiens avant de redescendre sur Nice-Milan.
Hasta luego, et un dernier merci a ceux qui m’ont suivi/encourage dans cette aventure
F.