Avertissement :
Ce texte a été écrit en Inde en octobre 2002. J’y ai apporté des corrections à la suite des réactions que j’ai pu avoir et de ma lecture des Evangiles. Le texte reste un peu confus (abstrait) et il y a des redites, mais j’espère que maintenant il se comprend un peu mieux. Toutes vos réactions et remarques sont très bienvenues.
I. Théorie générale : une définition axiomatique de Dieu
- L’intérêt de la spiritualité
- La question de la foi
- Le problème de définition
- Construction axiomatique de Dieu
II. Les différentes déscriptions de Dieu
- Point de départ
- Le point de vue nihiliste
- La mauvaise foi scientifico-rationaliste
- Le Dieu socialiste
- Le bouddhisme
- Le christianisme
- L’hindouisme
- Castaneda (néo-chamanisme)
- L’Art
- Les autres religions
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I) Théorie générale : une définition axiomatique de Dieu
1) L’intérêt de la spiritualité
La spiritualité, c’est basiquement tout ce qui concerne la vie intérieure. C’est un ensemble de théories, de descriptions et de techniques qui aident l’homme à mieux vivre, à être plus équilibré, meilleur pour lui-même et pour les autres. Bien sur, il y a plusieurs manières de décrire cela. Certains diraient que la spiritualité concerne la vie extérieure (car il n’y a rien à l’intérieur), d’autres utilisent des termes comme "Dieu", "le sens des choses", "quelquechose de transcendant". Je reviendrais sur tout ça dans la suite de ce texte. Pour l’instant, je vais juste me contenter de définir une "religion" comme une conception particulière de la spiritualité (à ce titre, le socialisme est une religion) et appeler "Dieu" son concept central, même si ce terme est souvent controversé. Enfin, ce que je voulais souligner ici, c’est que la spiritualité c’est la recherche de réponses à des questions basiques que nous nous posons tous un jour ou l’autre ("A quoi sert ce que je fais ?", "Pourquoi m’arrive-t-il ce malheur ?", "Pourquoi les gens meurent ?"). Les refouler ne fera qu’augmenter leur force quand elles resurgiront, et que nous auront moins de temps à vivre. Donc autant trouver des réponses et faire disparaitre ces questions, et s’intéresser à la spiritualité.
Ce que je vais présenter dans ce texte, c’est une idée de réponse à ces questions. Bien sur, ce n’est pas si simple, vous ne trouverez ici qu’une théorie abstraite et creuse. Le gros du boulot c’est l’intégrer, la faire sienne, pour arriver à ne plus en douter. Si vous entreprenez ce chemin, je vous souhaite bonne chance, et aussi beaucoup de bonheur, car c’est là principalement ce qui est en jeu.
2) La question de la foi
Je me suis rendu compte en lisant les Evangiles que l’idée de foi qui y est présentée est devenue centrale non seulement dans le catholicisme, mais aussi dans notre culture et l’idée que nous nous faisons de la spirirtualité. Dieu est quelquechose en quoi nous devons "croire", sans jamais avoir de doutes et sans jamais chercher de preuves. Et en vertu de cette foi, nous devrions sacrifier notre bonheur présent, pour faire plaisir à Dieu qui nous recompensera ensuite.
S’il est vrai que cette conception convenait peut-être aux foules d’il y a 2000 ans, aujourd’hui beaucoup de gens rejettent en bloc toute la spiritualité parce qu’"ils n’ont pas la foi", et pensent que du coup tout accès au spirituel leur est barré. Je rappelle d’une part qu’à certains moments le Christ a dit "Le plus important c’est d’être le serviteur des autres.", et du coup foi ou pas, si vous êtes dévoué aux autres vous avez l’essentiel. D’autre part, cette notion de foi est loin d’être centrale dans toutes les religions. Par exemple Bouddha dit : "ne croyez rien de ce que je dis, essayez-le et si ça marche continuez".
C’est ainsi que je propose ici une nouvelle définition de Dieu, qui consiste essentiellement à appeler Dieu quelquechose que nous pouvons perccevoir dans la vie de tous les jours. Je montrerai que l’idée de foi peut toujours s’appliquer (ce qui montre que ma définition a un sens), mais n’est pas centrale, puisque Dieu est quelquechose que nous pouvons vivre et connaitre, sans attendre le jugement dernier. Le but ici c’est donc de supprimer l’opposition entre "je crois en Dieu" et "je n’y crois pas", ne plus s’autoriser à douter. On peut donc construire peu à peu, ce que je vais continuer à appeler "la foi" (même s’il s’agit plutot d’une certitude, un savoir), et le consolider peu à peu.
(NB : ce texte est bien dans la lignée de mes autres textes sur la redéfinition des mots et la programmation de pensée, qui seront bientot sur cette page.)
3) Le problème de définition
J’ai déjà parlé de cela quelquepart ailleurs sur ma page web. Souvent en mathématiques, quand on est coincé, c’est qu’on n’a pas une bonne définition (exemple : intégrales de Riemann et Lebesgue). On en adopte alors une autre, et on montre que dans la plupart des cas, ça revient au même, donc on est bien en train de parler de la même chose. Cependant, la nouvelle définition élimine parfois bien des problèmes.
J’ai déjà formulé l’idée qu’une définition ambiguë est source de malentendu (ex : l’amour, la colère, le travail sont considérés à la fois comme bien est mal, si bien qu’on ne peut pas trancher, et on est obligés de tout accepter en bloc). Pourtant, on reste habituellement dans des débats creux sans jamais remettre en question la définition, ce qui pourrait tout résoudre. Après tout, la réalité que l’on observe est une, comment peut-on être en désaccord ?
C’est ainsi que Dieu a toujours été mal défini, au point que l’on n’a même pas réussi à se mettre d’accord sur son existence. Il y a une définition dans chaque religion, plus la définition des anti-religieux. Mêmes les athées ont parfois leurs dieux, mais ils leur donnent des noms différents, ce qui complique le tout. Toutes ces définitions sont inopérantes, puisque l’existence de Dieu repose sur une croyance purement subjective et irrationnelle, qui favorise le doute. A cause de cela, beaucoup se retrouvent privés des bienfaits de la foi.
Je propose dans la suite d’adopter une nouvelle définition de Dieu, qui sera quelque chose de vérifiable individuellement, si bien qu’on ne va plus pouvoir contester son existence. A partir de là, si on arrive à accepter et se convaincre que Dieu c’est bien aussi simple que cela, on a la foi, une foi construite et fondées sur des expériences personnelles, une vraie foi, et tous les bienfaits qui viendront avec. (attention, je définis implicitement la foi comme quelque chose de positif, on peut donner un autre nom aux aspects négatifs contenus dans la définition usuelle (ex : passivité) et on doit bien sûr les combattre)
4) Construction axiomatique de Dieu
Il y a deux choses au minimum qu’on peut attendre de Dieu : créer le monde, c’est-à-dire lui donner une réalité, et donner un sens au choses, c’est-à-dire refuser le "tout se vaut".
Ou encore, il y a deux questions fondamentales auxquelles nous cherchons tous à répondre un jour ou l’autre :
Est-ce que et pourquoi le monde existe ?
Est-ce que tout ne se vaut pas ? Est-ce que bien et mal existent ?
Bien sûr, notre expérience directe nous affirme sans doute possible que à chaque fois la réponse est oui : quelquechose existe, et tuer quelqu’un c’est pas pareil que de lui offrir une fleur (ne chercher pas des cas pathologiques, tuer Hitler en 38 était sans doute mieux que de lui faire des cadeaux, mais là encore ça montre que dans chaque cas pris individuellement, on peut distinguer le bien du mal). Chacun trouve des termes différents pour décrire cette même expérience : certains pensent que tout vient d’une entité supérieure (Dieu, la Raison…), d’autres appellent cela la nature humaine, mais cette expérience reste fondamentalement la même. C’est ainsi que je propose d’appeler Dieu (ou le "Sens des choses" pour ceux qui ne supportent pas ce terme) le phénomène unique dont nous faisons tous l’expérience, la réponse à ces deux questions. Dieu, c’est d’après ma définition, "ce en quoi l’on croit". Grâce à cette définition, on est tous d’accord, Dieu existe et la foi n’est plus quelquechose d’irrationnel, c’est une expérience directe.
Cependant, le travail ne se termine pas là, il faut montrer que cette définition est pertinente (après tout, j’aurais pu appeler ce même phénomène "carote" ou "avion à réaction"), c’est-à-dire qu’elle reste compatible avec les définitions usuelles, ce que j’essaierai de faire dans la suite, en passant en revue les différentes religions (qui chacune propose une réponse à mes questions). Réfléchissez bien à tout ça, ça a l’air simpliste mais ça ne l’est peut-être pas tellement. Quand vous en serez convaincus, ça y est, le pas est franchi, commencer à vous considérez comme croyant et explorer Dieu sous toutes ses formes.
Je voudrais ajouter ici une dernière remarque : tout ceci paraîtra fumeux à certains, ou alors un tour de passe-passe verbal. C’est plus profond que cela, si vous acceptez de ne pas juger les hypothèses qu’en fonction de leurs conséquences. Je soutiens ici qu’accepter cette définition de Dieu permet de se défaire des doutes spirituels usuels (Dieu existe-t-il ou pas ?) qui sont une voie sans issue (puisqu’on ne prouvera ni l’existence ni l’inexistence de Dieu dans sa définition usuelle) et qui tracassent tout le monde. On a finalement une certitude, qui permet de se lancer dans la construction de quelquechose de plus solide : la connaissance de Dieu sous toutes ses formes, qui va de pair avec la connaissance de soi.
II) Les différentes déscriptions de Dieu
1) Point de départ
"Religion is like a tree, with many branches. As branches, religions are many. As a tree, religion is only one, the one of love." (Mahatma Gandhi)
Je vais ici passer rapidement en revue ce que je sais de diverses religions (pardonnez-moi les imprécisions, je les connais toutes assez mal), en cherchant ce que chacune d’elle peut nous apporter. L’idée c’est de faire ce que tous recommandent de ne pas faire, les mélanger. Après tout, toutes les religions sont des descriptions différentes d’un même phénomène, Dieu, et elles sont vraies simultanément. Il s’agit donc de vérifier les instructions par nous-mêmes, sans tout accepter aveuglement, pour prendre ce que chacune peut nous apporter de bon, et réaliser chacun notre religion personnelle, car la vraie religion ne peut qu’etre telle.
Une note pour les anti-religieux : n’oubliez pas qu’une religion sert avant tout à être bien avec nous-mêmes (et donc avec le monde entier). Toutes les rejeter en bloc, c’est se priver de nombreux outils…
Et enfin, une dernière remarque : tout ce dont je vais parler ici, c’est du monothéisme. Je ne connais pas de religion vraiment polythéiste, et je ne suis pas sûr que ça puisse exister. De toute façon, avec ma définition, il n’existe qu’un et un seul Dieu.
2) Le point de vue nihiliste
Ce sont ceux qui répondent non à mes deux questions : le monde n’existe pas, ou alors il n’est que déterministe ou aléatoire, bref, tout se vaut. Dans ce cas, Dieu n’existe pas, c’est un point de vue logiquement cohérent mais je doute qu’il puisse rendre heureux. D’autre part, si l’on est vraiment de bonne foi envers soi-même, je ne pense pas que l’on puisse nier l’expérience directe de l’existence d’un bien et d’un mal. Donc ce point de vue ne tient pas.3) La mauvaise foi scientifico-rationaliste
Ce sont ceux qui prétend que la science et la raison peuvent tout expliquer. Paradoxalement, ce sont ceux qui refusent de répondre aux questions (toujours les mêmes : pourquoi le monde et l’existence du bien et du mal), en prétendant que la science le fait ou le fera. Or c’est faux : en ce qui concerne le bien et le mal, ces notions n’existent pas en sciences, car les équations sont neutres. Pratiquer trop de science risque au contraire de pousser vers l’idée que le monde suit des lois déterministes ou aléatoires (c’est toujours des lois), et que donc tout se vaut (il n’y a pas de choix de toute façon, pas de libre arbitre, rien de transcendant), ce qui est manifestement en contradiction avec notre expérience de tous les jours. Bien sûr, la science ne peut pas parler du bien et du mal, parce que ce sont des idées qui concernent l’intention individuelle et subjective, rien d’universel, observable, tangible.
D’autre part, la science ne peut absolument pas répondre à la question de l’origine du monde, parce que comme toute théorie mathématique, il lui faut des axiomes, parachutés là, et que la théorie elle-même ne peut justifier, à moins d’avoir recours à d’autres axiomes. Ainsi, il faut toujours un axiome initial, transcendant, que je propose d’appeler Dieu. La nécessité de cet axiome initial est toujours occultée. Exemple : les corps tombent parce qu’il y a la pesanteur, la pesanteur vient de la gravitation (Newton), mais pourquoi la gravitation existe ? Einstein répond : parce qu’il y a une courbure de l’espace-temps. Et d’où vient-elle ? De la masse des corps. Et pourquoi la masse existe ? "Ta gueule, tu nous gonfle avec tes questions…" Il faudrait une autre théorie et un autre axiome, bref, on n’échappe pas à Dieu, qui est le nom que je donne à l’axiome primitif. Je rappelle au passage que de nombreux scientifiques sont croyants.
Ainsi, une grande partie des gens aujourd’hui se réfugie derrière la science et des théories compliquées pour noyer les questions et oublier qu’ils ne répondent pas. Dommage, car c’est une faiblesse chez eux, et le jour où ils ne pourront plus se mentir, ça fera mal…
4) Le Dieu socialiste
C’est l’Homme, la Fin de l’Histoire et la vraie humanité que nous devons atteindre, et ça répond aux questions : cette Fin c’est le bien, et le monde existe pour l’atteindre. Point positif : on peut être l’instrument de Dieu (attention, c’est aussi dangereux), on fait partie de lui, on ne va pas rester passif car on a quelquechose à réaliser. Inconvénients : nous devons faire confiance aux autres et en des théories que nous ne pouvons pas vérifier, il faut parfois se sacrifier sans contrepartie (au nom des générations futures). Décidemment un Dieu très insuffisant à mon avis.5) Le bouddhisme
Ici, la description de Dieu (suivant ma définition) est réduite au minimum : la loi du karma permet de justifier qu’il vaut mieux faire le bien que le mal, et il y a une explication cohérente du monde : nous sommes là pour parvenir à la conscience et la connaissance (qui correspond au nirvana). Le concept de vide justifie la liberté humaine et la beauté du monde. C’est abstrait mais parfaitement logique et cohérent, et ça reste compatible avec toutes les théories scientifiques. Il y a donc tout ce qu’il faut ici.Les avantages du bouddhisme et de sa description du monde sont toute une série de techniques pratiques de travail sur soi, pour supprimer la souffrance, être plus équilibré et efficace, aimer plus et mieux les autres. Car pour le bouddhisme, c’est à nous et nous seul qu’il revient de nous conduire au salut. J’explique un peu mieux tout ça dans le résumé de ce que j’ai compris du bouddhisme et sinon, cherchez ailleurs. Les enseignements bouddhistes sont d’une puissance extraordinaire.
6) Le christianisme
Ici, il y a l’idée du Dieu qui s’est fait homme pour venir sauver sa créature, c’est un Dieu d’amour et de joie qui donne liberté et espoir. L’avantage, c’est qu’il nous fait sentir moins seuls, on peut lui parler et le remercier pour tout ce qu’il nous offre, ce qui permet de mieux l’apprécier aussi (essayez par exemple, avant de manger, de faire une pause de 30s et de remercier Dieu pour ce repas).Il y a aussi plein d’idées bien dans les Evangiles, qu’il faudrait que j’étudie mieux. Je n’ai pas eu de discussions approfondies avec quelqu’un qui pourrait m’expliquer l’apport des églises chrétiennes (notamment catholique et protestantes), mais intuitivement je m’en méfie beaucoup, car je pressens qu’elles ont figé ou détourné les paroles du Christ, en les rendant plus austères ou moins extremes, refusant ainsi toute adaptation aux nouvelles sensibilités (après tout c’est la parole de Dieu donnée à tous une fois pour toute jusqu’à la fin des temps. Les interprétations hindoue des Evangiles ont l’air beaucoup plus axées sur la vie et l’expérience individuelle : on peut faire l’expérience directe de Dieu, et c’est cela la vraie spiritualité. Mais bon, j’avoue que ceci ne sont que des intuitions, et je les corrigerai volontiers si je découvre que je me suis planté. Entretemps, vous pouvez toujours donner un coup d’oeil à mes premières impressions sur les Évangiles.
7) L’hindouisme
C’est une religion que j’ai beaucoup aimé, et je regrette de ne pouvoir dire ici que des trucs réducteurs (j’ai rédigé ailleurs une page de présentation de l’hindouisme). En tout cas, on peut dire qu’ici Dieu est imagé, et prend de multiples aspects. Les dieux hindous paraissent beaux et puissants. Il y a ici une énorme liberté de choix du type de pratique, du dieu privilégié, des rites à adopter (il y a sur ce point un humour énorme, comme je l’ai expliqué ailleurs).
En tout cas, les rituels hindous sont je crois les plus colorés et les plus libres. J’ai l’impression qu’avec un peu d’encens, quelques fleurs, une statuette de Shiva, des instruments de musique pour faire le plus de boucan possible tout en chantant "Om namah shivaya", vous avez une cérémonies d’offrandes (poujas) à Shiva, en pleine règle. C’est amusant, c’est drôle et tellement absurde que Shiva, là-haut doit se moquer de nous. Du coup, il passe un bon moment, et le but est atteint. Ceci est le rithe le plus agréable que je connaisse, et vraiment on finit par apprécier le fait de faire quelque chose de gratuit. Je le recommande absolument.
8) Castaneda (néo-chamanisme)
Ici, Dieu c’est le monde, tout est Dieu, et nous sommes là pour l’explorer. L’avantage de cette description, c’est que ça reste abstrait (ça satisfait les plus réticents à l’idée de Dieu, notamment 1) et 2), d’ailleurs c’est par là que j’ai commencé), mais on voit bien où l’on doit aller, c’est très cohérent et pragmatique. Cette description du monde aide vraiment à s’émerveiller de tout, voir la richesse d’un brin d’herbe, d’un animal, du soleil. Très vivement conseillé. (Pour ceux que ça intéresse, j’ai écrit autrefois un texte sur le Sens des choses qui en est très inspiré).
9) L’ Art
Si vous y réfléchissez, l’Art et la création sont aussi une manière de répondre à nos questions. Plus de détails dans le texte sur ma conception de l’Art.10) Les autres religions
Judaïsme, Islam, je regrette de ne pas en savoir assez pour en dire plus. En tout cas, kabbalah et soufisme méritent vraiment qu’on s’y attarde paraît-il.(dernière mise à jour : octobre 2003)