Re-bonjour tout le monde
décidemment j’ai pas de bol, ça faisait 45min que j’écrivais mon mail, et l’ordinateur a planté et j’ai tout perdu. En fait, je suis assez crevé ce matin (il est 7h22) car pas dormi hier. Mais reprenons les choses dans l’ordre.
Avant-hier, ça a été une journée tranquille, on s’est un peu promenés dans le quartier et un peu plus loin. Hier par contre, nous sommes partis tôt pour Kanchipuram, une des sept villes sacrées de l’Inde, haut lieu de pèlerinage.
Ça a commencé par une première expérience des bus indiens, qui surpassent en couleurs les bus sud-américains. Déjà il faut trouver le bon (il en a de partout, et les destinations ne sont pas écrites). Tous ces bus sont sans fenêtre et sans porte (ce qui est bien car si on roule suffisamment vite, ça fait de l’air), mais par contre ils ont 3 klaxons, et ils s’en servent !!! En effet l’avertisseur sonore permet de prévenir les usagers de la route (piétons, moto-rickshaw ou cyclomoteurs, tous dépourvus de rétro) de la taille et donc de la vitesse (proportionnelle à la puissance du klaxon) du véhicule qui arrive. Un klaxon plus grave et moins fort servirait probablement a prévenir d’un dépassement proche, mais le chauffeur ne se soucie pas souvent de ces finesses, il utilise les trois klaxons en même temps, environ toutes les a 10 secondes (ce n’est pas une exagération, et ça arrive même en dehors des villes), à la place du frein. Qu dire de plus, ça marche... C’est ainsi que notre bus, accompagne d’une musique populaire indienne entêtante mais profonde, fonce en klaxonnant dans la campagne, enfin si on peut utiliser le verbe foncer lorsqu’on parcours 50 km en 2 heures...
Bref, on arrive à Kanchipuram, ville beaucoup plus agréable que Madras car plus petite et plus détendue. Il y a là un temple qui représente pour l’instant l’un des plus beaux édifices religieux que j’ai pu voir jusque là : un terrain rectangulaire, délimité par une muraille et des tours sculptées finement, à l’intérieur duquel on ne pénètre que pieds nus (c’est dur de rester zen sur les dalles brûlantes). Et là, il y a de la pelouse, plusieurs petites constructions, et un bassin carré entouré de gradins où les fidèles vont se purifier. Je serais resté des heures assis ici tant il y avait dans l’air simplicité, pureté et sérénité. Il y a aussi un bâtiment carré, bordé à l’intérieur par un promenoir sombre avec ses colonnes sculptées. Je regrette vraiment ce matin de n’avoir pas les mots pour exprimer le mystère et la force qu’il y avait dans cette pénombre. Tant pis, j’y reviendrai.
Le retour a été un peu plus pénible que l’allée, car le bus était bondé, et nous étions assis par terre sur les marches pour descendre (pas de porte). Une pause à l’hôtel pour se rafraîchir, le dîner, et nous partons avec le dernier train de minuit pour aller chercher Stefania (une amie de JC, qui devrait faire un bout de voyage avec nous) à l’aéroport, où elle arrive à 3h. L’attente est un peu longue, mais bon, ça me laisse le temps de faire la moitié d’un sac rectangulaire en crochet. Tout finit par s’arranger, mais le temps de rentrer et parler un peu, il est déjà l’aube, donc autant venir finir mes mails en retard, car nous partons sous peu pour Pondichéry, dont j’attends beaucoup.
Voilà pour les nouvelles récentes, à part les détails dont je ne parviens pas ce matin à me souvenir clairement.
Enfin, je comptais donner mes premières impressions générales, mais ça va être abrégé, faute d’énergie : les indiens sont plutôt hospitaliers, ils viennent vers nous spontanément et essaient de parler. On se sent partout en sécurité, et la nourriture est bonne et variée (je préfère cependant ne pas examiner l’état des cuisines). ...
Décidemment, je m’endors, vous aurez plus de nouvelles bientôt et merci à tous d’être si présents avec moi, et bonne nuit.
à bientôt
F., qui va bientôt s’endormir sur son ordi