"If I really knew how to write, I could write something that someone could read and it would kill them."
W.S.Burroughs
"La mort est le plus grand des plaisirs, c’est pour ça qu’on la garde pour la fin".
Carlos Castaneda
"Pour moi, n’existent que les voyages sur les chemins qui ont un coeur, tous les chemins qui ont un coeur. C’est là que je voyage et le seul défi qui compte, c’est d’aller jusqu’au bout. Et j’avance en regardant, en regardant, à perdre haleine."
Carlos Castaneda
"Un homme va au savoir comme il part pour la guerre. bien réveillé, avec de la peur, du respect, et une assurance absolue. Aller vers le savoir ou partir pour la guerre d’une autre façon est une erreur, et celui qui la commet vivra pour regretter ses pas."
Carlos Castaneda
"A man travels the world over in search of what he needs, and returns home to find it."
George Moore
"Fear is the mind killer"
"C’était comme si j’avais fait tomber ma dernière bougie dans une caverne noire et qu’après quelques temps une amie, pour m’aider à voir, eût allumé une bombe à hydrogène."
Richard Bach, Un pont sur l’infini (à propos de la révélation de l’amour)
"Oh but I was so much older then, I’m younger than that now."
Bob Dylan
"Next Tuesday, when the sun goes down, I will play the Moonlight Sonata backwards. This will reverse the effects of the world’s mad plunge into suffering for the last 200 million years. What a lovely night that would be. What a sigh of relief, as the senile robins become bright red again, and the retired nightingales pick up their dusty tails, and assert the majesty of creation !"
Leonard Cohen
"La beauté et l’infini veulent être regardés sans voiles."
Victor Hugo, Post-Scriptum de ma Vie
"Life is what happens to you while you’re thinking what life is"
"The only answer to fears is human warmth"
mon ami Yoav
"The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time, the ones who never yawn or say a commonplace thing, but burn, burn, burn, like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centerlight pop and everybody goes "Awww !"
"Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d’envie de vivre, fous d’envie de parler, d’être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d’artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait "Waou !"
Jack Kerouac
"The simplest questions are the most profound.
Where were you born ?
Where is your home ?
Where are you going ?
What are you doing ?
Think about these once in awhile, and watch your answers change."
Richard Bach ("Illusions")
"Aim for the moon. If you miss, you may hit a star." W. Clement Stone
"Vision is clear.
But there are no objects to see.
There is no person.
There is no Buddha."
Yoka (maitre zen cité par Osho)
"Mi aspetto soltanto che tu creda in tutti quanti, compreso me, e che tu creda in tutto, come un bambino, come un uccello ; come faccio io"
(a Neal Cassady)
"Che cosa c’è da dire ? Come mai ? ... Perché ? Che vita strana e bella è questa... incredibile e incantevole come il mare. E difficile dire addio. Ci sono molte cose che potrei dire ora, ma non le dirò, così, se non dovessi tornare mai più, nessuno mi piangerà. Ecco perché me ne vado, tranquillamente, con i miei progetti, e non faccio voti e non mi aspetto nulla, ma amo ogni cosa."
Que dire ? Et pourquoi donc ?...Pourquoi ? Comme cette vie est étrange et belle... incroyable et merveilleuse comme la mer. C’est dur de dire adieu. Il y a beaucoup de choses que je pourrais dire maintenant, mais je ne les dirai pas, comme cela, si je ne devais jamais revenir, personne ne me pleurera. Voilà pourquoi je m’en vais, tranquillement, avec mes projets, je ne fais pas de voeux et je n’attends rien, mais j’aime chaque chose.
"Nel tuo prossimo libro o uno dei tuoi prossimi, scrivi velocemente, mettici dentro tutto, o butta tutto fuori, giù, su dappertutto, scrivi di getto, come Céline, come tu stesso una volta mi dicevi di fare, dio santo impara a battere mille parole al minuto, compra due registratori, sconvolgi le stupide leggi, frega i giudici, fomenta le rivoluzioni dalla tua soffitta, tira fuori tutto, porta tutto avanti, in alto, vinci, stelle, Ah, rivolgimenti, appendici, galassie, tempo, etichette, scatenato. Si, adesso nei prossimi 70 milioni di anni scambiamoci di tanto in tanto lunghe folli lettere e raccontiamo tutto quanto (come dici) e questo non porterà niente di male accidenti, Oh ce storie, che cose stanno succedendo da questa parte della vecchia rosa brontolon affondante terra americana. Ah, me ne sono andato, Oh è troppo, da dove cominciare, come cominciare, mi ronzano le orecchie, sto impazendo."
Jack Kerouac, Lettere alla Beat Generation
Par des champs inondés de lumière
Nous marcherons tous vers des temps nouveaux
chant de jeunesse soviétique
"La pureté, c’est continuellement les larmes aux yeux quand tu parles"
trouvé dans un livre sur les années ’70
"If you don’t care where you are, you ain’t lost"
Osho
"Nobody knows what is right or what is wrong ;
Nobody knows what is good or what is bad ;
There is a deity residing within you ;
Find it out and obey its commands."
un maître à son disciple
"The poors will forgive you if they know you love them." Mère Theresa
"A child is God’s way to say the world should go on."
"Trees are the Earth’s endless effort to speak to the listening heavens."
Tagore
"Nous ne sommes pas des cochons comme tu le pensais. Nous sommes des hommes. Nous créons des dieux et nous luttons avec eux, et ils nous bénissent."
Herman Hesse, "Demian"
"A force de courir sur les toits du monde je ne suis plus qu’un somnambule, enivré d’altitude et d’ultraviolets."
"Mon Dieu, rendez-moi l’épi de blé, le cerf-volant, la rose et la rhubarbe, le miel des mots, les épices du temps, la cannelle, le gingembre, et les fulgurances de l’aube."
"Suicide d’un poisson rouge : une bulle autour du cou il se jeta dans l’air."
"Aveugle aussi était la nuit quand la chair la caresse. Elle s’illumine, dès que l’orage éclate avant l’aube, derrière les vitres de ma chambre. [...] Puis les visages deviennent indistincts. La nuit s’apaise, s’alanguit, en torsades de nuages noirs, comme la chevelure d’une femme, jouissant à l’aube, entre mes bras, ici, la tete renversée."
"Cette fois-ci je suis arrivé au bout du monde. Je ferme mon cahier. Maman, j’ai fini mon devoir."
"Je n’ai à lui offrir que le chant du coq, et demain, au lever du jour, mon visage tourné vers le sien, comme le tournesol vers le soleil."
"Et si c’était le contraire, si l’homme n’était qu’une hallucination du monde extérieur ?"
"Je veillai longtemps son sommeil. Douceur mystique, clignotement dans la nuit, courbures d’ombre du trèfle de pierre. Insomnie, Magie noire... Enfin c’est le petit matin, la nuit effacée à grands coups de gomme grise de l’aube."
"A la fin, de la foule, surgit une petite bonne femme serrée dans un manteau gris qui aurait pu etre une tante lointaine.
- Vous avez écrit un grand livre, mais je l’ai expurgé pour mes enfants et petits-enfants. J’en ai brulé dix pages ce matin dans ma cheminée.
Et avec une certitude tranquille, s’étant acquittée de son devoir, et croyant me faire plaisir, elle ajouta :
- Maintenant c’est parfait."
"M’illumino d’immenso." (Ungaretti)
"Je lui passe le volant à 150, 180, 190, elle appuie sur l’accélérateur.
- Et si nous avions un accident d’amour ? me dit-elle.
- Quand tu veux, mais après une dernière nuit... Pensais-je, sans lui dire, en la contemplant de profil. Elle était presque redevenue belle : pas encore assez nue sous sa robe, peut-etre. Ca ne m’empechait pas de la regarder exprès dans les virages, à son grand désespoir, pour voir si elle était mieux que la mort."
"Au fond, c’est lui qui a raison et moi qui suis l’absurde lancier des moulins à vent de mes songes perdus."
Jean-Edern Hallier, Carnets Impudiques
"Que suis-je donc pour refuser l’univers ?"
"Et si les étoiles étaient minuscules, après tout ? Qui les fait s’endormir ?"
Leonard Cohen "Les perdants magnifiques"
"Mi sono visto di spalle che partivo."
Fabrizio De André
"Ecrire c’est le dernier recours quand on a trahi"
Jean Genet
"Moi, quand je prends le bus, je ne travaille pas, je regarde le paysage et je ne laisse rien échapper, même la nuit, j’ouvre ma fenêtre et je regarde dehors."
Juan, artisan péruvien
"Je pourrai être enfermé dans une coquille de noix, et me regarder comme le roi d’un espace infini"
Hamlet
Personne n’est dépourvu d’intérêt,
leur destin est tel la chronique des planètes.
Rien en eux qui ne soit particulier,
comme planète diffère d’autre planète.
[...]
Et si un homme vivait dans l’obscurité
et dans cette obscurité se faisait des amis,
eh bien, l’obscurité est bonne !
[...]
Et chacun a son monde bien à lui
et dans ce monde la merveille d’une minute
et dans ce monde le tragique d’une minute,
ce sont ces biens à lui.
extraits de "les Gens" d’Evgueni Evtouchenko, cité par Ivan Illich
"Les coincidences sont une manière pour Dieu de rester anonyme."
"S’acharner à rester dans le vent c’est choisir un destin de feuille morte."
"Que fait le vent quand il ne souffle pas ?"
"Si dans une classe d’enfants de six ans vous demandez qui sait dessiner, toutes les mains se lèvent ; huit ans plus tard, une grande partie des mains ne se lève plus. Alors, à l’école, on apprend ou on désapprend ?"
"If you can’t change the world
change yourself
If you can’t change the world
change yourself
And if you can’t change yoruself
Change the world"
The The, Dusk
"Qu’est-ce qu’un saint ? Quelqu’un qui est arrivé au-delà des limites humaines. Mais il est impossible de définir ces limites. Je pense que c’est en rapport avec l’énergie de l’amour. Le contact avec cette énergie provoque une sorte d’équilibre dans le chaos de l’existence. Le saint n’éradique pas ce chaos. Sinon, le monde aurait changé depuis longtemps. Et je ne crois pas qu’un saint puisse éradiquer ce chaos même en ce qui le concerne : l’idée d’un homme mettant de l’ordre dans l’univers a quelque chose d’arrogant et de belliqueux. L’équilibre est sa gloire. Il surfe sur les bosses comme une paire de skis sans maître. Son trajet caresse la colline. Sa trace dessine la neige à un moment particulier, dans un aspect particulier façonné par le vent et la montagne. Quelque chose en lui aime tant le monde qu’il s’abandonne aux lois de la gravité et du hasard. Loin de voler avec les anges, il trace avec la fidélité d’une aiguille de sismographie un relevé du tangible. Il vit dans le danger et la finitude, mais il est chez lui dans le monde. Il peut aimer les êtres sous leur forme humaine, les formes tourmentées et magnifiques du coeur. C’est bien d’avoir de tels hommes parmi nous, de tels monstrueux équilibristes de l’amour."
Leonard Cohen, Les perdants magnifiques
"Je connais la haine et l’envie qui habitent votre coeur. Vous n’êtes pas assez grands pour ne pas connaître la haine et l’envie. Soyez donc assez grands pour ne pas en avoir honte."
"Il y a plus de choses au Ciel et sur Terre, Horatio, que n’en ont rêvé tes philosophes."
Shakespeare
"L’art du cinéma c’est de ne pas tuer ce qu’on filme."
Eric Rohmer
"Trouvez-moi un homme qui vit seul et dont la cuisine est sale en permanence, et six fois sur dix je vous montrerai un homme exceptionnel."
Charles Bukowski, 27-6-67, après sa dixneuvième bière.
"Trouvez-moi un homme qui vit seul et dont la cuisine est propre en permanence, et neuf fois sur dix je vous montrerai un homme tout à fait détestable."
Charles Bukowski, le même jour, une bière de plus.
(extrait de Trop sensible )
¿Qué me podría dar espiritualidad, preguntó el alcohólico ?
- Una intoxicación no alcohólica.
- ¿Qué hacías antes de alcanzar la iluminación ? -preguntó un discípulo despistado al maestro-.
- Sacar agua de un pozo y cultivar tubérculos.
- ¿Y después de alcanzar la iluminación ?
- Pues sacar agua del pozo y plantar tubérculos.
Anthony de Mello, El Canto del Pájaro
"Il ne s’agit pas pour un poète d’etre un penseur, mais de donner la soif anxieuse, la nostalgie de la pensée."
Jules Supervielle à propos de Henri Michaux
- Au fait, que veut dire arriver pour vous ?
- Agir au lieu de rêver. Et pour vous ?
Perken fit un geste comme pour écarter la question. Il répondit néanmoins :
- Perdre du temps...
L’épouvante de l’être écrasé de solitude saisit Claude au creux de l’estomac, au défaut des hanches, l’épouvante de l’homme abandonné parmi les fous qui vont bouger.
On ne fait jamais rien de sa vie, mais il y a plusieurs manières de n’en rien faire.
Malraux, La voie royale
"Les romans ne sont pas sérieux, c’est la mythomanie qui l’est."
Clappique dans "La condition humaine", par Malraux
"Je n’aime pas l’homme, j’aime ce qui le dévore." (le Prométhée de Gide)
Litanie contre la Peur
Je ne connaîtrais pas la peur, car la peur tue l’esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale.
J’affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien.
Rien que moi.
(Rituel Bene Gesserit, DUNE , Frank Herbert)
"On nous a appris à croire que le beau n’avait pas besoin d’être utile et que l’utile pouvait ne pas être beau. J’aimerais démontrer que l’utile peut également être beau."
Gandhi
"Je ne puis exprimer mon tourment de silence. Tous les mots que j’avais à dire se sont changés en étoiles."
Apollinaire
"Tout jeune, j’ai ouvert mes bras à la pureté.
Ce ne fut qu’un battement d’ailes au ciel de mon éternité...
Je ne pouvais plus tomber."
Paul Eluard