Sawatdi tout le monde des rives du Mékong (que l’on n’aperçoit pas malheureusement de la fenêtre du cybercafé). Merci à Olivier pour ses conseils car c’est vraiment joli par ici à Chiang Kaen, un petit village avec deux rues, et un petit resto avec terrasse juste au-dessus du fleuve, d’où l’on observe les rivages laotiens en dégustant un shake de fruits ou un curry au lait de coco (avec du riz bien sûr, quand on en prend midi et soir pendant un mois ça finit par paraître évident). La rive opposée, une plage de sable, quelques maisons et de la forêt, fait un peu office de monde inconnu et aventureux, que l’on observe avec respect et un peu de crainte... Nous sommes ici à l’extrême nord de notre voyage, le passage de la frontière en ce point est interdit pour les étrangers, mais de toute façon ça nous suffit. C’est sympa d’atteindre une limite en laissant planer du mystère pour un prochain (?) voyage.
Il nous reste toutefois encore quelques étapes sur le fleuve avant de redescendre sur Bangkok (Olivier, nous nous arrêterons sûrement à Phimai, mais est-ce que tu sais nous dire quelque chose du parc de Khao Yai ? Le LP dit que c’est super, les autres guides et les routards n’en savent rien), et une petite croisière sur le Mekong, histoire de le quitter dignement.
Petit flashback aussi : nous sommes montés hier sur le Phu-Kradung, un plateau de 10km de long a 1300m d’altitude, d’après tous un des plus beaux parcs de Thailande. Imaginez d’abord de monter une heure sur un escalier à marches rouges, entouré de touffes de bambous et autres arbres assez dépouillés. Puis le sentier se fait plus tranquille, il lézarde entre de grands arbres et de la forêt plus dense (au passage on croise des panneaux sympas du genre "Be careful : King Cobras", "Be careful elephants" et "be careful : tigers"), avec des arbres poussant sur des rochers (pour donner une idée, c’est comme des bonsais géants...). Puis ça remonte plus, on passe sur un sentier étroit, que l’on monte parfois avec des échelles, dans une végétation toujours luxuriante, et toujours des papillons, et le chant de criquets et d’oiseaux (dont une sorte de coucou lointain des plus agréables). C’est en arrivant en haut que l’on trouve, oh surprise, une pinède méditerranéenne ! En fait c’est un peu plus clairsemé, par moment plus proche de la savane africaine, grands prés, chemins de sable, et les pins par ci par là. Vue depuis la falaise sur les montagnes environnantes, cascades (sans eau, c’est la saison sèche !). Tout est superbe.... Voilà, je rajoute aussi à l’attention de la grand-mère de V. qui ne va pas le croire, ca faisait 7h de marche (avec une heure de pause), 19km parcourus et 1100m de dénivelé... (c’était assez dur, surtout pour ma cheville qui a pris un coup a 200m de l’arrivée, mais on a tenu jusqu’au bout.)
Voilà voilà. Je vais devoir vous quitter pour voir le coucher de soleil depuis ma terrasse sur le fleuve. Il va de soi que je penserai à vous. J’espère que vous allez tous bien, toujours. A bientôt.
F.