Bonjour à tous,
Merci pour tous vos mails et questions et tout, je vais y répondre, patience... Quelques nouvelles en tout cas de ces derniers jours assez étonnants, même pour moi. Parti de Pékin pour une petite ville, ShiJiaZhuang, décrite comme "un désert culturel" par le Lonely Planet, j’ai trouvé une ville un peu trop grande à mon gout, mais je n’y ai vu aucun blanc. Et la plupart des gens parlent anglais moins bien que moi le chinois, c’est tout dire.
Dans le train, j’ai rencontré Xiao Li, étudiant en master d’informatique à Pékin qui rentre dans sa ville natale pour l’anniversaire de son père. Il veut étudier bien pour, dit-il, mieux servir la nation. Est-ce sérieux ? mystère. Puis cherchant mon hotel, je rencontre deux profs d’anglais et de chinois de l’université Bethune (du nom d’un soldat canadien venu se faire tuer en Chine lors d’une guerre contre les japonais). Ils me conduisent gentiment à l’hotel qui n’accepte en fait pas les étrangers. Direction l’université, ou toutes les chambres sont occupées mais ou il reste quand même une chambre pour les professeurs invités. On discute, beaucoup et longtemps, on joue au ping-pong, je les étonne un peu, je rencontre des étudiants du Ghana, et du Cameroun venus étudier ici, m Hou, le prof de chinois, nous invite dans un très bon restaurant, et je me rend compte que je suis affamé, ça change du riz et des nouilles : surtout le pommes cuites enrobées de ! sésame, la citrouille farcie, des boules de viandes hachées excellentes, des sardines(?) avec des frites de mais, de la soupe de tofu, des légumes en plus, le tout accompagné de thé en guise de boisson, ou d’alcool fort. Et on trinque sans arret (au thé) en souriant. J’ai appris fruit, pomme, légume... Tous les plats sont servis sur un plateau tournant au milieu de la table, et chacun se sert du plat en face de lui et mage dans la soucoupe de sa tasse de thé. Certains convives, de rang inférieur, n’hésitent pas à se lever pour remplir les tasses de thé encore à moitié pleines.
Pour répondre à quelques questions, le vélo est très répandu en Chine, mais la circulation reste assez dingue, le métro est en construction et on ne compte pour l’instant que trois lignes à Pékin, (une dizaine prévues pour 2008). Je me demande si la pollution que je vois n’est pas simplement du brouillard. Ils y a beaucoup de gens riches en Chine, et fiers de le montrer, presque tout le monde a un téléphone portable et un vélo, mais pas de voiture. Les vélos semblent d’ailleurs très vieux. Je n’ai encore aucune idée du marché de l’emploi et de l’organisation des entreprises, beaucoup restent publiques certaines sont privées. On peut avoir, parait-il, un appartement deux-pièces correct à Pékin pour 60 euro par mois. La monnaie, le yuan (nom officiel RenMinBi) vaut 0.10 euros. J’ai l’impression que le cout de la vie est environ cinq fois moins cher qu’en France. Un son typique chinois ? le coup de klaxon. Les visages chinois qui paraissent tous identiques se sont différenciés très vite. Les chinois sont souvent plus petits qu’ 1m83, mais pas si petits que j’attendais.
Les profs de l’université me conseillent de rester travailler comme prof d’anglais ou de français dans leur ville. (ce qui explique leur accueil si chaleureux ?) Je reste au plus une semaine ici, puis pars pour ZhengZhou, quelques centaines de km au sud. Pour au moins un mois de voyage. On verra ensuite.
Tout se passe donc comme prévu selon le plan établi,
you are good person, I want you have good day,
Florian