Chine : Shanghai, mon téléphone et Europe


samedi 12 février 2005, par Florian P.

Bien le bonjour à tous,

Quelques nouvelles après une longue pause. Pourquoi cette pause dans mon journal ? Pourquoi cette période d’inactivité pas seulement épistolaire ? Manque de motivation pour agir, pour apprendre, et même pour rencontrer des gens. Le moral et la motivation sont des choses étranges. Toujours est-il que je suis allé à Shanghai et que ce séjour dans la capitale économique m’a fait du bien.

J’y ai rencontré un irlandais qui va devenir metteur en scène. Un photographe italien. Un australo-américano-anglais avec trois passeports. Un jeune poète et un vieux japonais. Trois espagnols, Yollanda, Iratxe et Nacho avec qui j’ai pu discuter (et j’en suis très fier) et visiter le musée de Shanghai. Quelques touristes français pas très loquaces. Ayant retrouvé un ami de Zhengzhou, français, qui monte une entreprise d’ail pharmaceutique et qui veut faire du fric pour le moment mais qui dit que c’est temporaire car il aimerait bien faire de l’humanitaire ensuite mais que les ONG veulent des gens plus expérimentés alors il est bien obligé de gagner plein de sous, qu’il dit. J’ai rencontré des amis à lui qui sont venus le voir et d’autres qui travaillent à Shanghai. Arrivés il y a deux ans pour monter une succursale toute nouvelle en Chine, beaucoup de boulot et des affaires qui tournent bien apparemment. Ca semble semble si facile. Dans mon cas, je crois que le transfert de technologies de pointe serait un choix rentable et efficace. C’est-à-dire :
"Tu contactes une entreprise étrangère leader dans son domaine, tu dis : _ vous voulez vous développer en Chine ? J’y ai été, je parle chinois, j’ai des contacts là-bas. Ca vous intéresse ?"
Ensuite
"Tu contactes une entreprise chinoise, tu dis : _ vous voulez utiliser la nouvelle technologie de pointe étrangère ? Je parle anglais (et francais/espagnol/allemand/italien/japonais), j’ai des contacts là-bas. Ca vous intéresse ?"
On peut aussi faire l’inverse, ou se lancer dans l’import-export, ou la production, le controle de la qualité, les échanges universitaires, l’art et la culture, ou n’importe quel domaine. Tout reste à faire ; tout est possible dans le far west de la Chine.

Cas de conscience (résolu) :
Le gouvernement chinois va construire une centrale atomique.
La France (Alsthom) a la technologie nécessaire.
Est-il préférable que des gens compétents (moi) se chargent de ce projet délicat ou peut-on laisser faire des inconnus (donc incapables) ? Réponse : je m’en fous, je ne veux pas travailler dans le nucléaire.
Note : c’est marrant, n’est-ce-pas, comme je me classe parmi les gens compétents.

Nouvel an chinois. Toute cette semaine. Bang ! Bang ! Des pétards. Puis Bang ! Bang ! encore des pétards, plus forts Bang ! Bang ! des feux d’artifices (Bang !). Puis encore Bang ! des Bang ! pétards. Presque tous Bang ! les magasins sont Bang ! fermés. Bang ! Bang ! Avec les espagnols, on a trouvé Bang ! un bar Bang ! Bang ! tran Bang ! quille. Puis Bang ! nous Bang ! Bang ! sommes sortis dans la rue BANG ! BANG ! acheter un peu de nourriture dans une épicerie ouverte 24h/24h comme il y a partout à Shanghai. Considérant les gratte-ciels et les lumières de la nuit, cette ville est aussi développée que New-York. Les rues sont propres, des taxis partout, et même des bars, par endroit on se croirait aux Etats-unis (pas à Paris car les batiments sont trop récents). Sauf que l’eau du robinet n’est pas potable. Et qu’on voit encore des quartiers anciens vraiment délabrés. Que la banlieue n’est pas rose. Que les mendiants sont plus que moroses. Chine à deux vitesses. Est-ce la première et la seconde vitesse ? ou le turbo et le point mort ? En tout cas Shanghai coute cher par rapport au Henan. Plus chère même que Pékin (quasi le double). Compter 20 euros/jour en touriste. Et la ville est pleine d’expats. J’ai vu le match de rugby France-je-sais-plus-qui avec eux, et on a gagné. Hourra. Pas besoin de rentrer en Europe pour avoir un contre-choc culturel, dans ce pub irlandais, il n’y a que des occidentaux. Et une douzaine de francais au même endroit ! Le plus surprenant et de voir quelqu’un écouter, en comprenant, une conversation entre deux français. Déroutant. Je suis reparti dans ma chine avec du roquefort, du camembert Carrefour, de l’emmental, du saucisson et du chorizo (et du nutella pour les ami ! s).

Vous ai-je donné mon numéro de téléphone ?

Sauf erreur c’est le -------- [NdF : si vous le voulez, écrivez-moi]. Le zéro je ne suis jamais sur.
NB : chose éminemment surprenante, il y a un DECALAGE HORAIRE (Chine=France+7h) : 12 h à Paris = 19 h à Pékin. Je serai heureux d’entendre le son mélodieux de votre voix, et encore plus pendant la journée.

L’adresse, c’est pas gagné, comme il n’y a pas de boite aux lettres dans mon immeuble je recois mon courrier à l’université, mais ca n’a pas marché la dernière fois.

Aussi c’est plus ou moins bientot l’été, donc je prévois plus ou moins ces quelques mois : on verra bien :
Quelques nouveaux pays dans l’Europe. "Favoriser l’intégration de ces pays et promouvoir l’amitié, la fraternité, la compréhension mutuelle des peuples d’Europe." L’union européenne soutient-elle le projet ? Les associations qui travaillent en réseau à travers l’Europe aussi ? Les bénévoles qui aident les immigrés à s’installer ? Les villes qui veulent créer ou renforcer les échanges avec d’autres villes ? Les universités, les écoles, etc. ? Un groupe de franco-hispano-irlando-allemands qui parcoure l’est (Bulgarie/ Hongrie ou autre), qui rencontre du monde sur place, qui prépare un voyage similaire à l’ouest pour l’année suivante. Quelque chose de flou pour l’instant, qui pourrait se préciser. Qui serait potentiellement intéressé ? Et parmi vos amis ?

Hasta pronto,

Florian

Article précédent : Chine : Ma maison, du boulot et des rencontres

Article suivant : Chine : l’essentiel, rats et démocratie

Ce site est tenu par : Francesco Colonna Romano
Pour m’écrire : francesco ’arobas’ alamemeetoile.net