Chine : Pékin se dit Beijing là-bas au loin


samedi 23 octobre 2004, par Florian P.

Ni men hao, (=vous tous bon = bonjour à vous),

Quelques nouvelles du pays étranger. "Ce que j’aime bien avec la Chine, c’ est que tout y est séparé de notre civilisation : pas de films et de séries américaines, personnes ne se préoccupe de coupe d’Europe, NBA, ou autre..." disait Simon, anglais qui vit depuis deux ans en Chine. En effet, on parle peu anglais dans la rue, même les lieux les plus touristiques sont en général peuplé de chinois, et la lutte coca contre pepsi n’est pas essentielle car on boit plutot du the. C’est donc un pays plus étranger que la Thailande de ce point de vue.

Arrivé sans problème a Pékin, bus puis taxi jusqu’a un endroit sensé être l’hotel routard pas cher. Je n’aurais pas du demander ensuite au chauffeur de taxi ou était l’hotel exactement peut-être, ou bien ne le connaissait-il pas. Il m’a finalement déposé un paté de maison plus loin et j’ai pu m’exercer une dizaine de fois a expliquer que je cherchais l’hotel jinghua, (deux syllabes, quatre tons possibles par syllabe, cela fait seize prononciations possibles. Bien sur pour une même prononciation il y a plusieurs significations possibles, avec des caractères tous différents et inconnus) L’adresse comptait, elle, une dizaine de syllabes. Je recommande donc l’utilisation du guide du petit futé pour se perdre dans les ruelles pittoresques.
Un fois de plus, ma devise "Ce que tu ne peux pas faire, quelqu’un d’autre peux" m’a tiré d’affaire, j’ai demandé dans une maison ou des gens jouaient aux cartes qui m’ont accompagné a la banque (Était-ca une banque ?) a coté ou ! des clients qui travaillaient dans l’hotel concurrent m’ont emmené avec leur voiture. Tout simplement.

J’ai remarqué qu’en France, on utilise des machines automatiques dans le métro et le bus au lieu de personnes humaines. On pourrait employer deux personnes de plus dans chaque bus par exemple. Le poinçonneur des lilas est Li, la. Ce qui n’empêcherait pas d’employer d’autres personnes au guichet pour vendre des tickets, au cas ou. On pourrait aussi mettre un serveur debout devant la porte des restaurants (métier le plus bête du monde dit-on en France), deux autres debout a cote de chaque table, et bien sur doubler tous les effectifs partout. Tout cela est possible et garantirait une croissance de 10 % par an. Ou alors un salaire horaire de base de 0.30 euros. Ou pas en fait.

Les histoires entendues et lues ça et la prennent un sens nouveau ici. Je me suis assis pour dessiner place TianAnMen, après avoir refusé une bonne douzaines de fois de louer, acheter, essayer, toucher, un des cerf-volants typiques. Un des marchands est venu s’assoir, j’ai vite engagé la conversation sur un sujet aussi palpitant qu’approprié :

- c’est bon. (montrant le cerf volant)
- lkdfjglkhkshdkfhg acheter ; pas cher ; américain ?
- c’est beau, ça. Je suis francais.
- français ? bon français dfgdfgkj. dkfhgjk. pas cher. yeutyacheter. dsfdsgd ?
- c’est quoi ça ? (montrant le cerf volant)
- l ;fdkg;fjkdgl ;fdgk.
- c’est bien ça. (pause) C’est quoi ça ? (montrant le cerf volant en forme de dragon)
- Long ldfkjglkjdf
- Et ça ? (montrant le cerf volant en forme d’oiseau) C’est un Long aussi, non ?
- Non ça c’est un oiseau. klfdgkjfdg Long ;ldksfl;s France lskfj ?
- Oui on a des Long en France.

Je ne sais plus comment j’ai finalement compris que Long n’était pas un cerf volant, qui se dit FengSheng, tandis que lorsqu’on dit ceci est un oiseau, on peut sous-entendre ceci est un [cerf-volant en forme de] oiseau. Ca a duré assez longtemps pour que quelques badauds (une dizaine) puissent s’attrouper et participer a la conversation, et vouloir me montrer sur mon carnet comment écrire tout ça. Génial ! Une pensée fugace "comment vais-je partir maintenant ?" puis on continue sur l’histoire de la Chine, de Mao et des huit pays, Tian An Men, Quel est l’age de la France ?... Je suis reparti avec le numéro d’ un étudiant qui voudrait échanger mon anglais contre son chinois et un moral remonté a bloc.

Le lendemain, je rate mon objectif de la matinée qui était ne pas dormir pendant toute la journée, décalage horaire. En plus il fait froid, il n’y a que du riz a manger, la montre que j’ai acheté ne marche pas, l’iranien se leve la nuit pour manger pour cause de ramandan, les australiens mettent le reveil a 6 heures du mat et il y a de la musique brésilienne au bar. Journée creuse donc.

Aujourd’hui c’est mieux, j’ai essayé un restaurant bizarre, beaucoup de choses dont j’ignorais la nature, sans doute délicieux chaud et lorsqu’on arrive a oublier que tout le monde crache par terre. (oui dans le resto aussi) Et j’ai acheté une montre qui marche, fait réveil et même que j’ai marchandé en chinois. Ca revient. Bises,

Florian

Article précédent : Lyon : de.but.. de.. voy.a...age.. et litterature

Article suivant : Chine : Beijing : Dragon, mégane et cocacola, bizarre ou pas ?

Ce site est tenu par : Francesco Colonna Romano
Pour m’écrire : francesco ’arobas’ alamemeetoile.net