Carnets de route et autres chroniques


janvier 2008

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If you don’t care where you are, you ain’t lost.

Osho

Vous trouverez ci-dessous mes "carnets de voyage". Au départ, c’étaient des mails écrits tous les quelques jours dans les petits cyber-cafés que l’on trouve désormais partout, afin de rester en contact avec mes amis lorsque j’étais en voyage. Mais j’ai continué par la suite, parce que je voulais montrer que les choses exceptionnelles n’arrivent pas uniquement au bout du monde. C’est donc une sorte de chronique de ce que je fais, avec des témoignages, des réflexions politiques, un peu de tout.


- Cambodge et Laos, été 2009

- Madrid, Espagne et Maroc, septembre 2006 - juillet 2007 : Je suis arrivé ici parce que V. y avait un poste en lycée, j’ai fini par me retrouver seul, j’ai enseigné le droit et le management, travaillé dans une banque, avant de passer un mois au Maroc. Année difficile, peu de mails-co.

- Amiens et le métier de prof, septembre 2005 - juillet 2006 : je fais mon année de stage pour apprendre le métier de prof. D’abord avec une classe de 6ème et la formation en IUFM, puis en classe prépa. Beaucoup de travail et quelques réflexions plus générales sur le système éducatif.

- Honduras et Amérique Centrale, septembre 2004 - juillet 2005 : Retour à Tégus avec un poste de prof au lycée français, l’occasion de passer un an entier en Amérique Centrale et de voyager dans le coin.

- Paris, septembre 2003 - juillet 2004 : Une année à Paris, des études en sciences sociales, beaucoup de temps libre, un petit voyage au Guatemala.

- Amazonie et Amérique du Sud, printemps 2003 : La route de Quito (Equateur) à Iquitos (Perou), séjour en Amazonie et chamanes, la descente de l’Amazone en bateau.

- Honduras et Amérique Centrale, hiver 2003 et avril 2004 : mon travail avec les gamins des rues et Casa Alianza, ainsi que la visite de Honduras, Nicaragua, Guatemala et d’autres coins.

- Inde, automne 2002 : un parcours très rapide au quatre coins du pays, pour avoir une idée globale. Avec en bonus une quête spirituelle, et la découverte de la spiritualité orientale.

- Perou-Bolivie, printemps 2001 : ici encore, c’est la Gringo Trail, avec les destinations incontournables pour tous les voyageurs (vous aurez une idée de ce qu’on peut voir dans le coin). Je commence à mettre plus de détails dans les récits.

- Thaïlande, hiver 2001 : c’est mon premier voyage de ce type, j’inaugure la technique de la mailing-list, donc ls récits sont brefs. Il s’agit d’un itinéraire classique et balisé, avec tous les principaux endroits touristiques du Nord (et quelques étapes supplémentaires) ainsi que deux coins vraiment sympas du sud.

Mes photos de voyage

Des photos de la France à montrer en voyage

Conseils aux voyageurs indépendants débutants


Voici maintenant les carnets de voyage que j’aime beaucoup, rédigés par des amis.

- Delphine Bernard en Asie, 2008 : une description de la Chine éternelle qui donne envie de connaitre ce pays où je ne pensais pas mettre les pieds un jour, plus un super-voyage au Laos...

- Florian P. en Amérique Latine, été 2003 : c’est son premier voyage lointain, un mois et demi au Venezuela, Perou, Bolivie, j’adore son style, son enthousiasme et sa fraicheur.

- Florian P. en Chine : ça y est, il est reparti pour un an en Chine. Et j’adore toujours autant recevoir ses récits.

- Anne R. à New York : une autre amie, un autre genre, mais c’est bourré de détails marrants, d’anecdotes rigolotes mêlées à des réflexions profondes. Super recommandé.


Conseils aux voyageurs indépendants débutants

J’ai rédigé cette page d’informations et conseils pour ceux qui commencent à voyager, car pour l’avoir vécu moi-même, on a tous la première fois des peurs, des questions comme : comment vais-je m’en sortir sur place. Pourtant, dans la pratique, c’est si facile... Il y a les trois-quatre pièges classiques à éviter, les règles simples de sécurité et de santé, le budget et c’est tout.

Comment j’ai commencé à voyager

J’ai vraiment commencé à voyager vers 21 ans. Je ne savais pas bien pourquoi, ni ce que je cherchais exactement, mais je sentais que je devais le faire. On avait programmé huit mois en Australie, ma princesse et moi, parce qu’intuitivement ça devait être un pays facile, surtout pour une si longue période. Mais ça a sauté pour des raisons familiales. Tant mieux, parce que du coup nous somme partis en Thailande deux mois, qui est un pays où l’on peut commencer facilement du vrai voyage. Et j’ai enchaîné par deux mois au Perou et Bolivie, où je me suis retrouvé seul, car ma princesse n’a pas tenu l’altitude et a dû rentrer. Tout compte fait, jusque là je n’ai suivi que des itinéraires très balisés, pas encore trouvé ma manière personnelle de voyager, et pourtant, ces voyages ont été une expérience exceptionnelle et une révélation : la découverte que le monde est un endroit bien moins dangereux qu’on ne nous le peint tant que nous restons chez nous, que c’est vraiment facile de se débrouiller en voyage, qu’il y a là une infinité de choses passionnantes à apprendre, et que des milliers de gens, sans être des marginaux ou des aventuriers, partent en voyage.

Une nuit, dans un bus qui descendait vers l’Amazonie bolivienne, je me suis rendu compte qu’il y avait encore beaucoup d’endroits où il fallait que j’aille, et qu’en me contentant des vacances d’été pour voyager, j’aurais dû attendre beaucoup pour tout faire. J’ai donc décidé de prendre un an pour voyager, l’année 2002-2003. J’ai passé 3 mois en Inde sur la route, tantôt seul, tantôt avec un ami, puis 4 mois en Amérique Centrale, essentiellement au Honduras où Valérie enseigne dans un lycée français, et où j’ai travaillé comme volontaire avec des enfants des rues avec l’association Casa Alianza, et aussi visité un peu les pays environnants. Enfin, les 2 mois et demi qui me restaient je suis descendu par la route vers l’Amérique du Sud, jusqu’à Iquitos dans le nord du Perou, pour descendre ensuite l’Amazone en bateau et repartir de Rio. Cette année m’a finalement permis de mettre au point ma façon de voyager, de sortir finalement des routes balisées de Lonely Plant & Co, et de voir finalement que le voyage est partout, on n’a même plus besoin de se déplacer beaucoup, on n’épuisera jamais ce qu’il y a à découvrir dans n’importe quelle minuscule région. Ca paraît peut-être évident, mais ça m’a pris beaucoup de route (71 villes différentes où j’ai passé la nuit en ces dix mois) pour l’apprendre, car il faut trouver sa propre manière de rentrer en contact avec les gens (ne pas laisser retomber la conversation lorsqu’un vendeur de jus de fruits vous demande d’où vous venez) et voir ce qu’il y a sous la couche superficielle où je m’arrêtais au début. Du coup, ce sera peut-être à l’avenir moins sportif, plus détendu, je pourrai continuer à voyager par petits bouts, sans devoir tout quitter, longtemps. Mais je sais que je continuerai toujours, car le voyage est quelquechose qui ne vous lâche plus, c’est un état d’esprit, une manière de voir les choses, et aussi une école de vie merveilleuse. A recommander à tout le monde.

(septembre 2003)

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