Ayutaya, début d’après-midi, un cyber café thai près d’un temple
Donc nous voilà déjà loin. Dehors il fait une chaleur assez étouffante en ce moment, mais matin et soir ça va. Tout jusque là s’est passe royalement bien. Voyage tranquille dans un avion presque vide, arrivée a Bangkok dans une humidité torride qui s’est vite transformée en pluie tropicale, mais pas pour longtemps. Nous avons directement pris le train pour venir ici, et déjà une rencontre dans le train : un thai qui me voit lire le maigre lexique franco-thai de mon guide commence à nous parler, il nous offre un pepsi acheté chez un de ces vendeurs ambulants qui ne cessent de parcourir le train avec brochettes, boulettes de je ne sais quoi, boissons. La conversation n’a pas été très loin (à part "à combien louez-vous une chambre climatisée ?" et "je voudrais manger ça", je ne pouvais dire que bonjour et merci), mais il souriait tout le temps, ainsi que le petit bébé qu’il avait en face et que tout le monde. On aurait dit que nous étions les seuls étrangers. En fait, nous en avons rencontré un autre sur le petit bateau grémi de monde pour traverser le fleuve en face de la gare. Nous avons été avec lui chercher l’auberge recommandée par le guide. Grande maison en bois, style asiatique bien sûr, avec dedans des escaliers et des chambres dans tous les sens. C’est comme ça que j’aurais imagine une auberge du bout du monde. Un salon à l’entrée avec la patronne qui cuisine, et puis plusieurs tables en bois avec des routards qui discutent. Tout est grand, propre, confortable, parfait. Une brève sieste et nous rencontrons deux francaises, chacune voyageant seule, avec qui nous mangeons le soir sur une terrasse style "le Sud" de Nino Ferrer avec plein de petites lumières sur les arbres. Suivent une nuit un peu agitée (un peu chaud, un peu jet-lag), d’autres rencontres ce matin, et puis nous sommes partis en vélo faire un tour de ville et temples.
Là je dois partir. Je vous donnerai bientot des nouvelles plus perso. Je pense quant même à vous.
F.