Quand on est petit et qu’il pleut, on dit que le ciel est triste parce qu’on part. C’est curieux comme il pleut toujours aux moments des adieux. Ici il pleut depuis quatre jours, pas tout le temps, mais de bonnes averses copieuses bien reparties au cours de la journée. Du coup, le sud perd un peu de son charme, notre cabane sur l’arbre prenait l’eau et des souris ont ronge nos sacs a dos (je savais que c’était vorace, mais pas au point de manger du nylon). Donc le départ de l’ile a été un peu précipité, sans etre pour autant moins triste (merci Augustin pour ton gentil mail, mais moi j’aime pas les fins de voyage). Le retour s’amorce, c’est triste de quitter ce pays et ces gens si attachants et la vie peinarde d’ici. C’est pas que Paris et vous ne me manquiez pas, mais sur le coup j’aurais signe encore pour deux mois...
En tout cas, après un retour mouvemente (un fou qui a gueulé de 4h30 a 8h du matin dans la chambre a cote et se promenait a poil dans le couloir, et une nuit dans un train de 3e classe bonde (V. a dormi de travers sur une banquette, moi allonge par terre dans le couloir)), nous voila a Bangkok. Derniers achats, derniers plats de riz, dernier massage thai (celui-ci a été une souffrance continue du début à la fin, mais à la fin c’est miraculeux, tout se remet en place et on se sent bien). Nous partons après-demain, si bien que nous serons en France le 14 au matin. En espérant de trouver le printemps a Paris et non pas la mousson...
Voila. J’espère que vous vous allez tous bien, et que je vous verrai bientot.
F. qui en a bientot fini d’écrire tous ces mails