Hola amigos !
Me voila de retour a La Paz après une excursion dans la partie amazonienne de la Bolivie. Normalement il y a internet dans la jungle, bien sur. Mais ce mois ci, la liaison satellite est coupée, pas de chance.
Je ne sais pas ou commencer, allons-y chronologiquement, jusqu´a ce que je dérive sur un sujet comme d’habitude.
Tout d’abord un petit résumé pour fixer les idées :
...
Finalement je mets le résumé à la fin, pour garder l’effet surprise...
Depuis La Paz, j´ai pris la "route la plus dangereuse du monde" avec une moyenne de 3 bus accidentés par semaine. Je n´y croyais pas trop, meme en voyant notre conducteur doubler en plein virage dans le brouillard avec un visibilité de 2m, pas de problème, il klaxonnait. De plus, statistiquement, vu le nombre de voiture qu´on a croisé, la vitesse, la durée du trajet, je n´ai pas fait le calcul mais il y a peu de risque. Si, sur le trajet, il y de la neige et des stalagtites de glace, a Coroico en revanche, c´est la foret tropicale, avec plantations de café, de coca, de cacao, un foret pleine de perroquet et autres oiseaux étranges, qui mangent à volonté bananes, mandarines, oranges, pamplemousses, papayes, ... Les bananes fraiches sont tellement meilleures ! Quant au café, tant de travail pour une boisson si simple ! Les fruits poussent verts puis rouges. A ce stade, on peut les manger, ils ne sentent pas le café, un peu croquants, pas mauvais. Mais le mieux est de les ! peler, et de les faire griller pour obtenir le véritable grain de café a vendre au marché (a ce propos, le café estampillé "commerce équitable" assure qu´un prix relativement juste a été payé au producteur, achetez-en ! cela dit, je n´ai pas pensé a demander si ce sytème était connu ici )
Pour la coca, je me disais, contre la cocaine, ce serait si simple de bruler toutes des plantations pour eviter la production. Pas si simple, il y a la plante coca, comme du thé et qui fait partie de la culture d´ici, et la cocaine, poudre blanche, drogue dangereuse, issue du raffinage de la coca. Supprimer les plantations de coca serait comme tuer tout les insectes pour éliminer les moustiques, ou détruire les puits de pétrole pour lutter contre la pollution. Encore une idée reçue que j’avais qui s´en va.
Dans la meme veine : "dans la foret amazonienne tout pousse tellement bien, il suffit d’y planter du blé ou du mais pour pouvoir récolter 3 voir 4 fois par an. Plus de problème de nourriture en Bolivie !" En fait non car....j´expliquerai plus tard.
A Coroico, j´ai eu un aperçu de plantes bizarres, par exemple des fleurs rouges, vertes et jaunes (couleurs du drapeau de Bolivie) qui ressemblent à un chapelet de dents, comme celles qu´on voit dans les reportages natures. Ensuite, une petite journée de bus : départ de l´hotel a 12 h 30, arrivée à Rurrenabaque a 9 h30, ca fait 21 h. En comptant une attente de 4 h pour la correspondance. Ca m´a permis de rencontrer Dina, qui parle anglais, francais, espagnol, grec et allemand, qui habite au Quebec, et qui est formidable et dont je n´ai pas l´adresse email.
Rurrenabaque (Rurre pour les intimes) est une ville de la jungle avec quelques rues goudronnées, et un quadrillage de rue en terre. Le développement économique ici repose sur le tourisme et un effort énorme est fait pour promouvoir un tourisme ecolo, avec parcs nationaux protégés, et quasi-obligation de prendre un guide pour aller un peu loin dans la foret.
Le premier jour, j´ai fait le tour de la ville et suis allé dans la foret a coté du village. "pardon monsieur, la croix en haut de la colline, on peut y aller ? - oui pas de pb", bon allons-y. Pas rassuré quand meme. Et ces plantes vénéneuses, je ferais mieux de ne pas toucher aux feuilles on ne sait jamais. Il y a des serpents que se cachent derriere les branches que je veux agripper pour grimper ? des tarentules m´attendent derrieres cette grande feuille. Et le chemin semble facile a suivre mais est-ce que je ne suis pas déja perdu ? et cette maudite croix ne se rapproche guere, ostie de crisse de tabarnable ! Finalement, après une petite heure de montée, je prend confiance, et la foret est plus familière. Tout va bien et le spectacle en vaut la peine. Tout autour la foret et surtout je vois la rivière énorme et ses méandres non moins énormes. Tres joli, mais a présent je suis fatigué, a La Paz, marcher 100 m en montée m´essouflait a cause de l´altitude, mais ici c´est la chaleur et l´humidité (et la peur du tigre) qui rendent la respiration difficile.
Prendre un guide, faire un tour organisé ? jamais ! j´ai trouvé un guide qui veut bien faire le taxi jusqu’à une communauté indigène qui vit dans la foret. Je pourrait rester quelques jours a vivre dans la foret pendant qu’il guide un groupe de touristes. Je suis emballé, j´ai besoin d’une moustiquaire d´un hamac de quelques produits de première nécessité, et je n’ai qu’à me lancer. Mais bon, ça sera pour une prochaine fois puisque je me suis dégonflé et ai opté pour un tour organisé plus classique. A présent je me sentirais capable de faire ca. Et s´il me restait une semaine a passer en Bolivie, ce sera dans ce village indigène. Je suis passé a coté de quelque chose de génial (connaitre la vie des indigènes, leurs culture, leur langue, leur médecine), ou bien j´ai évité une catastrophe (constater que leur médicine ne marche pas avec moi).
Hasard du voyage et du destin, j´ai rencontré un couple d´allemands très intéressants, Robert et Monika, qui vivent près de Mulhouse, très écolos, tres cultivés, qui savent parler anglais et français mais qui parlaient espagnol avec moi.
Le tour en lui-meme m´a plu pour la flore complètement déjantée qui vit ici, et les explications de notre guide local Micolas. Mais je vous raconterai ca en détail plus tard, ce soir j´ai besoin de dormir.
Je voudrais aussi répondre aux les emails personnels que vous m’avez envoyés, bientot...
Et comme promis un résumé :
Tout va bien.
La Paz - Coroico , 3 h.
A Coroico, plantation de café, coca, genou foulé de Gisella.
Coroico - Rurrenabaque 20h, long trajet en bus, avec Dina.
Rurre : visite, re-rencontre de Claudia, premier contact avec la foret puis tour de 4 j avec Robert et Monika. foret, arbres fous, quelques animaux, arbres fous, passage dans un village de la foret, puis arbre fous et retour en pirogue.
Retour a La Paz impossible, pas de place dans l´avion ni le bus ni les jeep. Finalement, si.
La Paz : billet pour Lima demain.
Que vayas bien, (subjonctif !)
Florian