Bangkok, avant les iles du sud


mercredi 21 février 2001, par Francesco Colonna Romano

Bonjour tout le monde,

voici un petit mail bref de la capitale (thailandaise), car nous repartons dans trois heures pour le sud, et je ne suis pas sur de trouver ensuite des cyber-cafés sur les iles désertes. Je donne donc quelques nouvelles brèves a ceux qui en attendent.

Le retour sur Bangkok a ete un peu epique, en train de nuit, bien sur sans couchettes car nous nous y sommes pris trop tard. D’ailleurs nos fauteuils de 2ème se sont révélés moins confortables que les banquettes de 3ème où nous avons finalement passé la nuit. Le train s’agite beaucoup, il est surement trop long pour la locomotive, si bien qu’il y a des acoups à réveiller n’importe qui a chaque fois (et ca arrive meme a 3h du matin) qu’il s’arrete et repart. Et puis il fait tres froid car tout est ouvert. Mais c’était une expérience intéressante.

Plus traumatisante, c’est la circulation a Bangkok, j’ai rarement connu quelque chose d’aussi stressant que d’etre sur un bus, sachant que l’on peut rater l’arret, que les trois plans que je consulte en meme temps sont tous incomplets et différents, si bien que meme lorsque l’on aperçoit un panneau avec un nom de rue (en Thailande il sont rares, surtout pas a toutes les intersections), les trois quarts des fois on n’arrive pas a se situer. Il faut préciser en plus que les bus ne suivent jamais une ligne droite en descendant une longue rue, mais plutot zigzaguent dans les ruelles, et que les distances sont telles qu’il est impensable de les parcourir a pieds. Bref, j’éprouve beaucoup d’admiration pour ceux qui ont du s’en sortir à Delhi cet été.

Cependant, passe le premier jour, on commence a s’y faire. On découvre qu’il y a des bateaux (moyen de transport le plus rapide ici), dont les arrets sont bien indiques sur un des plans et a chaque station, et qui permettent de découvrir agréablement une partie de la ville. Et puis on apprends à s’orienter dans les ruelles du quartier chinois (sur les marchés, il y des trucs assez indescriptibles...), et dans le quartier des routards (c’est pas mal pour acheter les souvenirs, mais ça fait pas très dépaysant, des bars, des hotels et des boutiques de souvenirs (pas chers)).

Deux découvertes culinaires aussi. D’abord merci a mon cousin Eldad (et oui, meme en thailande on parvient a rencontrer la famille) qui nous a fait gouter le durian (c’était le coup de foudre pour V.), un fruit d’aspect extérieur comme un pastèque jaune avec des pointes, et qui sent particulièrement mauvais, dont les thais raffolent (c’est le fruit le plus cher ici, pour eux c’est presque hors de prix). Et puis une recette a essayer absolument si vous parvenez a trouver les ingrédients : du riz gluant (noir ou blanc) avec des morceaux de mangue et de banane, avec une louche de lait de cocco et du sésame. Je crois que sur ce coup vous avez rate qqch.

Voila les dernières nouvelles. V. vous racontera a notre retour son expérience des dentistes thais (12 piqueres pour une anesthésie, et encore c’est parce qu’a la fin elle a bien voulu suivre les conseils de V. qui savait ou il fallait piquer, mais finalement tout s’est bien passe). Et on vous montrera aussi notre carte de journalistes internationaux. Elles sont très bien faites, dactilographiées, avec tampon officiel sur la photo... Un anglais m’a explique qu’en plus de la frime, elle permettent notamment en France, de rentrer (gratuitement) a de nombreuses expositions et événements divers. Ici ils sont très bien organises, il suffit de 20min et 10F pour avoir une carte d’étudiant, un permis de conduire international ou une carte de sécu américaine (ça, je vois pas trop comment on peut s’en servir)...

Voilà voilà. Il faut vraiment que j’y aille.

À bientot

F.

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