Hola tout le monde après une longue absence
en ce moment je suis un peu degoute car je viens d’apprendre que le labo qui m’a developpe ma premiere pellicule a rate les negatifs, du coup ca me fait une pellicule de photos moches irratrappables...
A part ca je vais essayer de faire quant meme un mail heureux car j’ai énormément de trucs super a raconter, et ca serait dommage de gacher ca a cause de l’abruti de photographe.
Avant tout merci pour tous vos mails, j’ai eu ma boite aux lettres innondée en une dizaine de jours et ca fait vraiment plaisir. Il me faudra du temps pour répondre a tous, mais j’espère que j’y arriverai.
Voilà. Je commence immédiatement le long récit de ces onze derniers jours.
Je suis donc parti de La Paz un matin tot, pour descendre de l’autre cote des Andes, d’abord jusqu’a Coroico. La route qui dure environ trois heures est surnommee "route de la mort" et a ete nommee par un organisme americain route la plus dangereuse du monde, avec en moyenne un vehicule en moyenne toutes les deux semaines qui part dans le ravin de parfois plusieurs centaines de metres... C’est une longue route une a deux voies, sans barriere, qui descend rapidement de 3000m. En fait, chacun la descend comme il veut, beaucoup le fond en mountain bike(Yoav Z., dont je parlerai par la suite avait meme pris de la drogue), mais c’est pas tres rassurant, tous se paient un frisson au moins. Il y a des bus aussi, des camions avec souvent cargaison humaine (c’est le moyen de transport a l’origine de la quasi-totalite des accidents, qui ont lieu surtout a la saison des pluies a cause de chauffeurs ivres ou endormis), mais les plus peureux font l’aller retour en avion ou renoncent carrement (pour Joelle : ces deux possibilites sont mauvaises, car on rate Coroico qui vau vraiment le coup). Sachant tout ca, j’ai quant meme pris le plus sur, un minibus de la meilleure compagnie, ce qui ne m’a pas empeche d’etre peu rassure en voyant au debut de la descente tous les passagers boliviens plus le chauffeur faire plusieurs signes de croix, et ce dernier verser de l’alcool par la fenetre pour attirer la protection de la Pachamama. Apres tout ca, la route commence, et on est presque decu : il y a certes de jolis surplombs au debut, mais tres vite on arrive sur une route de terre qui oblige a aller doucement, le chauffeur assure, et on ne remarque meme pas les croix qui auraient du parsemer le chemin. Bref, tout se passe tranquillement, le paysage est superbe et on arrive a Coroico (donc Joelle, prends un minibus Flota Yunguena, mais ne rate pas ca).
Coroico est un petit paradis, c’est un petit village perche, paisible et colore a 1700m, ce qui lui donne des journées chaudes et des nuits fraiches. Le paysage ressemble a des montagnes couvertes de foret comme on a chez nous, mais les couleurs du ciel et de la verdure sont éblouisantes. Et puis il y a la raideur des pentes qui fait qu’il y a des surplombs et des vues splendides a chaque coin. Et puis, cerise sur le gateau, des grands oiseaux noirs, en fait des vautours qui tournoient dans le vide, devant et au-dessus de nous. J’ai meme investi dans un hotel avec terrasse et piscine en dehors du village pour passer l’après-midi a les regarder passer. J’aime vraiment les vautours, car c’était comme des oiseaux mythiques.
Le lendemain je descends alors plus, nuit dans le bus (je commence a m’y faire) jusqu’a Rurrenbaque, au debut de l’Amazonie. Ici bonne nouvelle il y a toujours des vautours, et puis du soleil encore plus chaud, le rio Beni tres large avec sur la rive des vendeurs ambulants, des pecheurs qui rentrent vendre leur poisson, et le balcon de mon hotel d’où l’on voit les gens passer. Tout de suite on s’y sent bien, et je sens que je vais aimer ce coin de monde, peut-etre meme avant de l’avoir vu a cause de l’aura de mystere qui planait dessus, et des recits de ma voisine de bus sur un autre bout d’Amazonie. (remarque, contrairement a une idée reçue, il y a desormais internet meme ici dans la jungle, mais ça passe par satellite et ça revient très cher)
Le lendemain, je m’embarque pour un tour de trois jours dans la pampa. La pampa, c’est des rivieres bordees d’arbres avec entre des grosses prairies vert-clair etmarecageuses. En fait, on fait esentiellement du bateau, pour voir les divers animaux (herons et autres oiseaux, tortues, alligators, quelques caimans, quelques petits singes dans les arbres, capibaras (c’est une sorte de hamster de 50cm)).
Un soir on accompagne le guide pour attraper un gros alligator de 1m50 avec un petit lasso qu’il lui passe autour de la bouche a l’aide d’un baton, et apres ca c’est comme une grosse poupee gentille que l’on peut prendre dans ses bras.
Un matin on va marcher dans la pampa avec de l’eau et boue presque jusqu’aux genoux (c’est assez joli, a condition d’oublier qu’on a au pied les seules chaussures en notre possession, et qu’elles vont sentir un certain temps), et ensuite on attend trois heures le guide qui marche l’eau jusqu’a la taille pour nous attraper un anaconda (en fait, a condition de savoir le tenir sur les epaules sans qu’il puisse s’enrouler, c’est pas dangereux), mais ce jour la pas de bol.
Pas de bol non plus avec les dauphins, il n’y en a pas beaucoup, on en apercoit de temps en temps mais le bain avec eux se sera sans eux (PS : moi aussi ca m’a etonne de voir des gros dauphins a des milliers de km de la mer, et d’apprendre qu’ils peuvent bouffer des anacondas et que ce sont les rois de la riviere).
Le dernier jour nous avons été à la peche aux piranhas, il y en a un peu partout dans la rivière, y compris où on se baigne, mais ils font à peine plus de 10cm et n’attaquent que s’il sentent l’odeur du sang ; pour en attraper, on accroche un bout de viande à un hameçon, en moins de 10s on sent les premiers coups et après 30s il n’y a plus d’appats. La peche n’a pas été très bonne, mais il y en avais assez pour manger tous du pirahna frit à midi (c’est une petite bete musclée, donc la viande est ferme et savoureuse).
Un soir en bateau, une des plus grosses frayeurs dont je me souvienne. On discutait moteur eteint a 3-4 m de la rive, et soudain on entend une sorte de rugissement : un jaguar ne nous avait pas entendus et avait traine sa nourriture près de la rive, et il la défendait contre un autre jaguar. Or le jaguar, c’est le roi de la pampa, et il peut s’attaquer a l’homme dans de cas : si ce dernier est seul, ou s’il défend sa nourriture. Il est tres rapide et sait aussi nager. Bien sur, après le rugissement, le guide n’a pas dit tout ca, il a juste dit "jaguar, silence, pas de lumières", ce qui n’etait certes pas rassurant. On a du attendre un moment qui a paru très long, armes de nos seules lampes de poches qui éventuellement auraient pu lui faire peur. C’est passe, le jaguar est parti, et l’australienne du groupe a passer la soirée a dire que c’etait super excitant et que nous avions eu une chance inouie d’assister a ça. - A part tout ca, le campement est joli, on se lave dans une riviere vert-couleur de Seine, et il n’y a pas trop de moustiques (pas du tout le jour), ce a quoi je ne m’attendais pas.
Retour à Rurrenbaque, et depart le lendemain pour 4 jours dans la jungle, d’abord en remontant le rio Beni en bateau jusqu’au campement du premier soir. Dans le groupe il y a un guide de 25 ans, un cuisinier de 17, un jeune istraelien et Yoav Z., que j’avais rencontre dans le bus de Coroico.
Parenthese sur Yoav, car c’est surement une des cinq personnes plus geniales (ne me demandez pas qui sont les autres, c’est dur a definir) et plus folles que j’ai rencontrees dans ma vie. Trente ans, cheveux longs bruns, israelien, il a quitte l’ecole a seize ans mais s’est passionne d’informatique. Hacker au debut et toujours un peu maintenant, il est chef d’equipe et dirige des projets informatiques de plusieurs millions de dollars. Pourtant, ca ne l’empeche pas de voyager au moins 3-4 mois par an, il s’en prend le droit, sac a dos avec juste quelques vetements, pas de guides, pas de medicaments, pas de vaccins. Il porte du vernis a ongles parce qu’un jour, apres qu’on lui en ai mis par jeu, il s’est rendu compte que ca le genait de marcher avec dans la rue, et que donc il accordait une importance au regard des gens. Depuis il en porte aussi au boulot, ou il se rend aux reunions de travail en marchant pieds nus... Pas de compromis. Il a aussi en projet d’ecrire un bouquin sur ses theories sur la vie (peurs et mensonges) et sur pourquoi le monde ne marche pas. Je partage beaucoup de ses theories.
La commence le recit du tour, j’espere que j’arriverai a tout decrire comme je l’ai senti, car c’est un autre monde. Je crois que ca a ete le coup de foudre, a moins que celui-ci n’ai eu lieu avant de commencer. On arrive le premier jour au camp, on se baigne tout de suite dans la riviere un peu vaseuse (c’est une sensation assez unique lorsqu’on peut s’allonger nus dans le courant avec toutes ces couleurs autour de nous), mais c’est tellement bon, puis le guide nous fait des marques de guerre sur le visage avec un fruit jaune-orange intense, que les chasseurs utilisent pour attirer la chance. On part sur un sentier. La vegetation est dense mais pas trop, il y a de joli plantes comme un espece d’arbre creux rempli de formis toxiques auxquels on attachait les prisonniers ("palo del diablo"), un palmier aux racines aeriennes comme un cone sous lesquelles on peu faire un abris pour dormir si on est seul dans la jungle et on a peur du jaguar, des plantes a seve medicinale dont le "sangre del drago", arbre qui se met a saigner des gouttes de sang lorsqu’on lui fait une entaille, et que l’on utilise pour cicatriser des blessures, des lianes (en fait ca correspond plus a des grosses branches tordues qui se promenent plus ou moins la hauteur du sol) dont on coupe un gros bout (jusque la ca ressemble a une branche ordinaire) que l’on tient au dessus de soi pour voir couler de l’eau potable (on a rempli une bouteille avec 3m environ de liane), et d’autres plantes encore (a chaque fois, Yoav s’amusait a gouter les plantes toxiques...) . Les plantes ont developpe par ici des systeme super ingenieux pour se repandre : beaucoup poussent par le haut, c’est-a-dire d’abord le sommet de l’arbre au soleil, et puis ca descend jusqu’aux racines. Par contre, des animaux il n’y en a pas beaucoup car l’exploitation de la foret il y peu d’annee les a fait partir. On arrive quant meme a suivre un troupeau d’un trentaine de sanglier que nous observons en train de se baigner dans des marres de boue caches derriere un arbre. Et puis nous rentrons. C’etait super, mais on ne peux qu’en vouloir plus. On demande au guide d’aller se promener le soir (sur le sentier avec lampes de poche), et surtout des le lendemain d’aller se promener hors sentier, nous voulons voir de la "vraie jungle", et en fait chacun reve de se paumer pour voir comment c’est ensuite trois-quatre jours de survie.
Bien sur le guide est la pour nous faire plaisir, et le lendemain nous partons hors sentier, avec nourriture et sacs a dos car nous allons camper au milieu de la jungle. Marche hors sentier, ce qui est la plupart du temps moins dur que prevu car c’est toujours pas si dense, et le guide n’utilise que rarement sa machette. Quelques passages plus durs et interessants, mais on entrevoit a peine un instant un endroit ou il faudrait deux trois coups de machette a chaque pas, ce genre d’endroits existe pourtant dans la jungle plus profonde. A ce qu’on a pu voir en tout cas, marcher dans la jungle est vraiment plus facile et agreable que chez nous dans la montagne : pas de cailloux, une vegetation plutot souple qui ne blesse pas, c’est plat, pas de soleil du coup la chaleur n’est pas excessive, et en fait les vetements trempes jouent le role de combi de plongee et maintiennent une temperature optimale. Nous avons marche sac au dos 7-8 h par jour, et ce n’etait vraiment pas un exploit, on n’est meme pas vraiment fatigue car on recupere au fur et a mesure.
Le deuxieme soir on installe notre campement au coucher du soleil au milieu de la jungle, sans sentier. Le guide nettoie le sol a la machette, le couvre de branches de palmier, tend une bache pour proteger de la rosee matinale et on accroche les moustiquaires dessous. Pendant ce temps le cuisinier prepare des pates sur un feu de bois (les pates, c’est la nourriture de la jungle, car c’est vraiment la seule chose simple a preparer sur un feu). C’est magique d’etre en un point indetermine au milieu de rien.
Troisieme jour on remarche, finalement le guide s’est quand meme un peu perdu, on le voit un peu plus inquiet et il commence a laisser des signes sur les arbres pour retrouver le chemin au cas ou. On n’a plus d’eau, du coup on boit aux lianes, et le cuisinier fait cuire les pates dans l’eau marron d’un petit ruisseau qui ne bouge pas. Nous sommes sales (pas de ruisseau pres du campement) de terre et de sueur, aucune norme d’hygiene n’est respectee (Thierry, ca m’a trop rappele les bons souvenirs de ton ragout de mouton dans les merveilles), mais on est dans la jungle, et ce n’est jamais dans ces cas la que l’on tombe malade, c’est toujours pour des trucs betes. Le guide trouve une petite tarentule a un metre de ou nous etions assis, et puis ca repart. On finit par retrouver la "route", en tout on a perdu trois heures, on arrive a un autre grand fleuve que l’on longe les pieds dans l’eau et des petits sables mouvants, puis sur la rive entre les roseaux. A la fin il fait nuit, mais heureusement il fait pleine lune. On arrive finalement a destination, la maison d’un famille qui vit ici dans la jungle (il y en a plusieurs eparpillees) devant laquelle nous campons. On se precipite au fleuve pour se laver, puis on mange et on parle avec le pere de famille. Le guide lui a apporte en cadeau des feuilles de coca et une bouteille d’alcool a 96° qu’ils vont finir dans la nuit, en le diluant simplement avec de l’eau (j’ai goute le resultat, pas beaucoup de gout...). A propos d’eau, celle qu’on boit ici vient de la grande riviere, non bouillie, le guide dit qu’elle est propre, et ca doit etre vrai car mon estomac se porte tres bien. Enfin, le dernier jour, on visite les petites plantations locale, et aussi une famille moins civilisee dans la mesure ou ici les enfants sont non scolarises et les parents chassent aussi dans la jungle avec un arc. Cependant, les vraies tribus non civilisees (ou les gens se balladent a poil dans la jungle) sont beaucoup plus loin, a une quinzaine de jours de marche. On attend ensuite le bateau qui vient nous chercher assis dans le fleuve, et c’est la triste fin de ce séjour. Retour a la civilisation.
Cependant, je voulais parler d’encore deux choses :
D’abord une omission que certains auront sans doute remarquee : les moustiques. Pas de scoop, il y en a, mais en fait beaucoup moins que prevu. Tout d’abord, il ne piquent pas dans les oreilles ni le nez, comme avait lu V., ni deriere le coup. Et puis le jour ca va vraiment, on n’a meme pas besoin de repellents et on peut se permettre des actes de bravoure du genre : "quand tu as peur de quelquechose, fais-le... Essaies d’enlever ton sweat et tu verras les choses autrement" (ca ca vient de Yoav). Du coup on se retrouve a marcher torse nu dans la jungle et on se sent un aventurier....
Bien sur, le soir c’est pas tout à fait la meme chose, du coup on se protège (d’autant que je ne savais pas encore qu’il n’y avait pas de palu par ici). Ca n’empeche quand meme pas de se faire piquer, parfois bien, mais ca reste plus que supportable, car les demangeaisons cessent vite, a l’exception de quelques instants comme celui que je vis en cet instant precis. Mais ca aussi, ca n’empeche pas le dernier jour, en quete de souvenirs et de marques d’aventure, assis dans le fleuve, de se laisser bouffer par des petites mouches "sandfly" qui laissent un petit point de sang (le notre) sur leur piqure.
Bilan : au total c’est raisonnable, un petit peu sur le dos, mais beaucoup sur pieds et mollets, et c’est la que c’est le pire. J’ai compte plus de 40 piqures par pied, dont bien sur j’etais tres fier...
Derniere chose : c’est hallucinant (comme dirait Dorothee) de decouvrir le savoir mis au point par les peuples habitant dans la jungle : ici n’importe qui sait s’orienter au milieu de rien en utilisant des reperes comme soleil, nuages, vents, ou les chants des oiseaux qui vivent pres des grandes rivieres. N’importe qui sait survivre indefiniment dans la jungle, en se nourissant de baies ou racines ou en chassant a l’arc, en utilisant des plantes médicinales (il y en a plus ici que dans nos pharmacies) pour se soigner, construisant cordes et autres outils avec des lianes speciales... Ca fait rever... Et encore, tout ceci n’est rien a cote d’Iquitos, dans le nord du Perou, au centre de la foret sans routes pour y arriver. La-bas il y a des animaux partout, une amie a voyage en pirogue (aussi pour approcher les caimans la nuit), participe a une ceremonie avec le chaman d’un village non civillise, campe dans la jungle avec le tigre qui rodait autour et le guide de 17 ans pour la defendre, meme guide qui chassait la nourriture quotidienne... Il faut absolument que j’aille la-bas, au moins deux semaines un mois, et pas dans 10 ans. En fait j’ai une petite idee dont je vous parlerai a mon retour si elle tient toujours.
Voila, tout ca s’est finit bien vite. Je reverrai Yoav sans doute un de ces jours a Paris, mais la jungle c’est dans plus longtemps. JE suis parti hier en bus de nuit pour La Paz. Cette fois, le retour a ete epique. En fait les quinze premieres heures de bus jusqu’au village a 7km de Coroico se passent bien, mais ne souhaitant pas emprunter la route de la mort la nuit avec un gros bus avec un chauffeur fatigue (en theorie il y en avait deux qui se relayaient), je descends la et j’attends le premier minibus avec un couple de français. Il est 3h30 du matin, et en fait les trois premiers minibus, tous a 4h, arrivent complets de Coroico. La seule facon d’avoir une place c’est de monter au village au départ des bus. Chance : il y a une petite camionette qui s’apprette a monter, le gars très souriant accepte de nous prendre derrière contre deux cigarettes, on monte et il part. Soudain on se rend compte que le gars etait si gai parce qu’il avait bu, et qu’on est en train de rouler a tombeau ouvert sur une route en terre en montee avec plein de virage et quelques precipices qui n’ont rien a envier a ceux de la route de la mort. Peut-etre trois minutes qui nous paraissent une eternite, où nous courons un danger sans doute supérieur a celui evite avec le grand bus. Sans raison, la voiture s’arrete a un moment, ou il n’y a rien. Sans hesiter nous descendons, le gars repart ("vous etes sur, Coroico est encore loin ?") et nous marchons une demi-heure en montée avec les sacs apres une nuit quasi-blanche. Arrivee a 5h, et nous decouvrons qu’il n’y a pas de bus avant 7h30... Patience, on attend, et finalement on arrive a monter la death road sur un mini-bus a 25km/h (il n’arrivait pas a monter plus vite), assis juste au dessus des amortisseurs casses qui nous faisaient bondir a la moindre irrégularité de la route (en terre). Bref impossible de dormir, et finalement arrivee a La Paz 25h apres notre depart de Rurrenbaque, et 5h après le bus que nous avons quitté. A part le gars ivre, nous n’avons couru aucun danger.
Me voila donc a La Paz ou je commence a planifier mon retour (plus que 15 jours, c’est super, mais c’est super triste aussi), et acheter quelques souvenirs (beaucoup d’amulettes). Ca va passer vite desormais...
Ici se termine ce très long mail, merci à ceux qui ont eu le courage d’aller jusqu’au bout. J’espère qu’il y auront retrouve un peu de mon enthousiasme pour tout ca.
Hasta luego
F.
PS : résumé pour Joelle : il faut que tu ailles a Coroico, et a Rurre si tu ne va pas ailleurs en Amazonie