Aeropuertos : fin.


jeudi 14 août 2003, par Florian P.

Hola amigos,

Ce voyage touche à sa fin, ainsi que la série de mails exotiques, mais je voudrais encore décrire les arbres fous de Bolivie. Le papayer sauvage me plait particulièrement, un peu comme un cocotier, sauf que son tronc est couvert de pointes. Des cones de 5 cm de large, en bois, bien sur, assez solides. Étonnant l’arbre à pointes. Il y a aussi des arbres à aiguilles (longues et fines, 10cm x .5mm). Ce ne sont pas les feuilles comme pour des sapins, mais de vraies aiguilles, comme les épines qui servent à protéger les roses des moutons. Surprenant l’arbre à aiguilles. Le lierre est particulièrement vigoureux. On l’appelle matapalo (de matar, tuer et palo, pal/tronc/arbre, le tueur d´arbre). Sa graine est déposée gentiment par les petits oiseaux sur l´arbre qui sera sa victime. Il commence a pousser vers le bas en formant des lianes comme du lierre. Puis il devient plus fort et lorsqu’il atteint le sol, il s’enchevetre aussi dans les racines de l´arbre. Finalement il l´étouffe complètement lorsqu’il est assez grand pour tenir debout tout seul. A la fin, l´arbre pourrit et le matapalo est devenu lui meme un arbre énorme. Voila un des rares parasites (avec l´homme) à avoir le courage de détruire l´hote qui le nourrit. Un bel exemple a suivre. Il y a une diversité des plantes grimpantes impressionnante, au moins une dizaine pour moi. Et encore, je ne suis sans doute pas capable de voir tous les détails. Au beau milieu de la foret, loin de la rivière, je me rend compte que la végétation est plus clairsemée (tout est relatif) qu’hier. Hier ca montait, aujourd’hui on a marché à plat. Micolas, le guide, m’explique que lors de la saison des pluies, il y a un mètre d´eau ici ! Le rio monte d`au moins 5 m, déborde et envahit toute la zone. Difficile à imaginer. J´aimerais revenir en décembre pour voir ça.

En fait, et malgré tout cela, une balade en foret amazonienne n´est pas si différente du Doubs. La végétation est simplement plus abondante, mais un sentier reste un sentier et on ne se sent pas si perdu après un peu de marche (surtout avec un guide).

Hier à Lima, aujourd’hui à coté de Caracas, je repars après-demain pour l’Europe. J’ai l’impression de visiter les aéroports. Mais en meme temps je revois des lieux identiques qui ont tellement changé. Le Venezuela est tellement plus accueillant quand les gens parlent une langue normale. Meme le fait qu´un de mes bagages s´était perdu à Quito entre Lima et Caracas ne m´a pas beaucoup dérangé. (On l´a retrouvé au bout de deux heures. Morale : plus les bagages sont gros, mieux c´est. On peut aussi écrire la destination finale sur une étiquette. Et le mieux est de transporter les petites choses avec soi dans l´avion) L´ambiance est bel et bien différente d´un pays à un autre. Ici au Venezuela il y a plus de musique, et plus de bruit. Et surtout il fait chaud et moite au bord de la mer. Demain je me baigne et je dis au revoir a la capitale. Question politique, il y a un référendum en décembre, pour demander si Chavez doit rester. La publicité à la télé dit "votez !", mais n´est pas orientée. Sur ce point il n`y a pas de propagande.

A présent, je rentre pour apprendre le beau métier d´enseignant et comme je suis nommé sur l´académie de Montpellier, je vais pouvoir apprendre la planche à voile, et parfaire mon espagnol et le catalan si je suis a Perpignan. Voila quelques projets, j´espère que ces quelques mails vous auront donné envie de connaitre "le plus beau pays du monde"...

A bientot,

Florian

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